lundi 13 juin 2016

Les secrets de Linky




Connaissez-vous le maillage IRIS du territoire ? Connaissez-vous l’European Power Exchange ? Connaissez-vous le résultat risible de GreenLys, l’expérimentation grenobloise de compteur « intelligent » ?

On sait qu’aujourd’hui la politique est un métier, et citoyen, une occupation à plein temps (quoique bénévole), exigeant des connaissances pointues et une invincible endurance. La plupart de ceux qui s’opposent au déploiement du compteur « intelligent » Linky en font l’expérience. Comme l’ont fait avant eux, ou en même temps, tous ceux qui s’opposent aux innombrables nuisances du capitalisme technologique (incinérateurs, poubelles nucléaires, Center Parcs, cultures transgéniques, etc).

Prenez cette réunion à huis-clos de la Métro de Grenoble (Communauté d’agglomération). Nous n’étions pas censés y assister. Cela se passait « en interne », sur inscription, à l’abri d’un bloc administratif. Seuls les élus et des représentants de quelques associations domestiquées y étaient conviés. Le but de la réunion était de les fortifier face à la fronde d’une partie de la population en leur fournissant des « éléments de langage » afin de faciliter l’acceptation du compteur Linky.

Pour apprendre ce que nous avons appris et vous faire ce compte-rendu, il fallait donc :
1) Etre au courant de cette réunion grâce à LinkyLeaks,
2) Se rendre disponibles au jour et à l’heure dits,
3) Rentrer sans accroc dans le bâtiment et dans la salle de réunion,
4) Maîtriser la novlangue technocratique des « intervenants », ainsi que leur jargon spécialisé, suivant leurs domaines respectifs,
5) Noter, filmer, enregistrer, analyser,
6) Faire des recherches supplémentaires et – ô combien – fructueuses,
7) Rédiger ce compte-rendu et vous l’adresser.

Il en est bien sûr de même pour tous ceux qui s’engagent un peu contre toutes les dégradations dans leur ville ou leur vie. Quant aux autres, ils ont renoncé à savoir ou préfèrent subir, alléguant le manque de temps, de capacités, de moyens, et se reposent sur les opposants « professionnels » quoique bénévoles.

Pour nos technocrates, nous sommes juste le bétail consommateur qu’il faut gérer et accommoder aux besoins du marché, par ruse ou par force. Ce que nous faisons, nous récalcitrants, ce n’est pas de l’expertise, mais de l’enquête. Nous n’y connaissons rien, ni en rayonnements électromagnétiques, ni en circuits électriques, ni en informatique. Pourtant, en lisant, en restant curieux, en cherchant partout et en faisant des liens entre tous ces domaines, nous perçons peu à peu les secrets de Linky. 
Ce n’est pas de l’expertise, c’est de la politique.


*** 
 Siège de la Communauté d’agglomération Grenoble-Métropole (la Métro), jeudi 2 juin 2016. Dans une salle de réunion équipée de micros individuels et d’écrans plats, une quarantaine d’élus municipaux et de représentants de « comités d’usagers » prennent place. À la tribune, une rangée d’experts convoqués pour fournir les éléments de langage favorisant l’acceptabilité du compteur Linky auprès de la population. 

Membres du CHASC, le Comité d’habitants auto-saisis sur les sujets qui les concernent, nous nous sommes invités afin de vous rapporter les arguments servis par : 
- Le docteur Anne Perrin, biologiste, spécialiste des rayonnements non-ionisants et diplômée en philosophie, 
- Olivier Masset, directeur régional d’ERDF – tout juste rebaptisé Enedis, en pleine fronde anti-Linky, 
- Michèle Ragache, présidente de l’UFC Que Choisir Isère, 
- Thierry Reverdy, économiste, membre du laboratoire PACTE, 
- Sylain Bouchard, expert ès données à la Scop La Péniche, 
- Marie Filhol, directrice de l’Agence locale Energie Climat. 
Bertrand Spindler, vice-président de la Métro en charge de l’énergie et de l’économie numérique, introduit la séance. Bertrand Spindler est maire PS de La Tronche. Comme l’essentiel du personnel politique de la cuvette grenobloise, c’est un ingénieur du Commissariat à l’énergie atomique. Grenoble, capitale de la technocratie. 
Spindler a une information : « le monde change » - sûrement sous l’effet de phénomènes naturels ou magiques, et non par l’activité des ingénieurs du CEA - et « le problème, ce sont les résistances au changement ». Il faut donc prendre le temps de la « pédagogie ». Sans doute victime d’un accès de dissonance cognitive, le nucléocrate cite Jacques Ellul. Pour ceux qui n’ont pas lu le pionnier de l’écologie politique, cela revient à citer Gandhi dans une réunion de marchands d’armes (lisez Ellul). 
À l’issue de cette opération de « pédagogie », nous avons enquêté sur les bribes d’informations lâchées incidemment par les experts. Voici le résumé de la réunion, et le résultat de nos recherches. Cela vaut la peine de s’inviter parmi les décideurs, mais surtout de comprendre de quoi ils parlent exactement. 

À propos de la santé 
La biologiste Anne Perrin est formelle : ni les basses fréquences, ni les radiofréquences répondant aux normes en vigueur, et quasiment rien en matière de rayonnements électromagnétiques n’a d’effet sanitaire. Les électrosensibles sont victimes de phobie. La chercheuse nous met en garde : des charlatans profitent de la peur des ondes pour vendre des produits protecteurs. C’est aussi scandaleux que de vendre des objets connectés électriques pour nous aider à « maîtriser » notre consommation d’électricité, mais Perrin ne juge pas nécessaire de le souligner. 

Au fait, qui est cette Anne Perrin, qui semble agacée de perdre son temps devant un parterre de non-experts? Anne Perrin (qui nous précise (1) qu’elle n’est ni une péremptoire à la bouche pincée, ni une pseudo-scientifique aux fréquentations douteuses) est chercheuse à l’IRBA-CRSSA, l’Institut de recherche biomédicale des Armées - Centre de recherche du service de santé des armées, anciennement à La Tronche.(2). Par souci d’objectivité et de rigueur de l’information, ni elle ni ses hôtes de la Métro ne se donnent la peine de signaler ce détail au public.

Anne Perrin préside l’Association française pour l’information scientifique (Afis), dont le bien nommé site www.pseudo-sciences.org est presque trop caricatural pour être vrai. On a cru à une parodie de déraison scientiste montée par des anti-industriels. On y lit des pitreries de physiciens nucléaires décorés : « L’accident de Three Miles Island a montré que le plus grand risque associé à un accident nucléaire grave est la panique qu’il peut entraîner » (3)  (lisez Svetlana Alexievitch, La Supplication). On vous passe les éloges des OGM et des pesticides et autres guignoleries pseudo scientifiques. Le « parrainage scientifique » de l’Afis est fourni par des sommités telles que l’économiste Jean de Kervasdoué, l’hilarant auteur des Prêcheurs de l’Apocalypse, qui trouve les avantages du Bisphénol A sans équivalent, le diesel et le nucléaire scandaleusement diffamés, et lanceur d’alerte contre les dangers des légumes bio. Autre « parrain » de renom, le professeur Aurengo, spécialiste des rayonnements ionisants, membre de l’Académie de médecine connu pour clamer l’innocuité de la téléphonie mobile, en tant que membre du conseil d’administration d’EDF et du conseil scientifique de Bouygues Telecom. On en passe, le comique de répétition a ses limites et ce comité scientifique comprend une trentaine de pointures similaires.

Nous aimons savoir, et la question de la nocivité des ondes électromagnétiques n’est selon nous pas tranchée. Nous étions prêts à étudier avec soin les conclusions du docteur Perrin. Patatras. Impossible de lui accorder le moindre crédit. On comprend que la Métro n’ait pas souhaité alimenter les inquiétudes sanitaires au sujet de Linky (sujet que nous ne considérons pas comme prioritaire dans le refus du compteur). C’est raté : le choix d’une telle intervenante et les propos de celle-ci nous porteraient presque à réviser notre jugement sur le risque sanitaire de Linky. Réaffirmons une évidence : dans le doute, il est criminel de soumettre la population entière à une expérience grandeur nature, consistant à plonger tout corps vivant dans un brouillard électromagnétique de plus en plus dense.

À propos de la collecte et de l’usage des données 
Sylvain Bouchard, un geek de La Péniche (une boîte qui vend des prestations sur le web), rappelle que nul ne peut maîtriser l’usage de ses données personnelles sur le net, et que la sécurité des systèmes informatiques n’existe pas. Il nous apprend que les données de Linky seront transmises par ERDF à la collectivité locale, de façon anonymisée à l’échelle d’un ou plusieurs bâtiments. Olivier Masset, directeur régional d’ERDF – pardon, d’Enedis -, concède : « Les données sont consolidées (i.e centralisées) à la maille IRIS ». Voilà autre chose. Qu’est-ce à dire ? Demandons à l’Insee, grand collecteur de données. « Les communes d'au moins 10 000 habitants et la plupart des communes de 5 000 à 10 000 habitants sont découpées en IRIS. Ce découpage, maille de base de la diffusion de statistiques infracommunales, constitue une partition du territoire de ces communes en "quartiers" dont la population est de l'ordre de 2 000 habitants. La France compte environ 16 000 IRIS. » (4)
L’Etat gère son cheptel humain de façon fine et rationalisée, grâce aux statistiques. Vous savez désormais que vous habitez une maille IRIS, laquelle est découpée, analysée, classée afin d’être administrée selon les normes liées à la quantification de nos existences. Avec les statistiques à la puissance cybernétique - le big data - nos vies sont pilotées par des machines. Linky fournira donc des données précises sur votre rue, votre quartier ou votre village. La loi sur la transition énergétique prévoit que les propriétaires d’immeubles et les collectivités aient accès à ces informations. Il ne s’agit donc pas, comme le prétend Enedis, de conserver pour nous seuls les données sur notre vie privée. D’autant que certaines collectivités, comme Grenoble, ou Enedis lui-même, ne jurent que par l’open data (5), ce qui, souligne Sylvain Bouchard, permet à des « acteurs tiers » de les utiliser. Comprenez, de vous harceler pour vous vendre leur camelote, sur les bases notamment du géomarketing, qui vous localise, analyse vos données et vous cible. « Dis-moi qui tu es et où tu vis, je te dirai ce que tu consommes », clame une boîte spécialisée. (6) Avec Linky et les objets connectés, vous n’avez plus rien à « dire » vous-mêmes : vos gadgets vous dénoncent. 

Hormis ces tracasseries liberticides, le geek de la soirée est fort motivé par les compteurs intelligents, puisqu’il travaille avec GEG à expérimenter VivaCité, une « démarche de gestion collaborative des données » (7). Tout comme la directrice de l’Agence locale Energie Climat, Marie Filhol. La pub de GEG pour ce énième test sur des cobayes volontaires donne une furieuse envie de fuir : « La ville de demain sera durable, connectée, collaborative », « collecter, traiter et valoriser ces data est une excellente opportunité pour innover et expérimenter ensemble blablabla », « l’énergie est au cœur des enjeux de la smart city », « grâce aux technologies numériques », « permettre à tous les acteurs de la ville d’adopter un comportement éco-responsable, de devenir consom’acteur »… On vous laisse écrire la suite, c’est facile, il suffit de piocher dans la boîte à mots des cyber-communicants. 

Le hic, notent Sylvain Bouchard et Marie Filhol, c’est que la masse des consommateurs ne s’intéresse guère à ces chiffres, même collaboratifs, durables et connectés. Heureusement, ces cyber-pilotes de nos vies ont des idées : « Il y a des pistes prometteuses, comme des applis utilisant les techniques de gamification pour se lancer des défis, ou des systèmes communautaires sur les réseaux sociaux qui affichent les résultats de chacun pour voir qui est le meilleur. » 

Et pour faire fonctionner tous ces smartphones, tablettes et ordinateurs branchés sur les réseaux utilisant les données stockées dans les data centers et moulinées par des serveurs, les équipes d’Enedis et les élus de la Métro pédaleront jour et nuit sur des vélos équipés de grosses dynamos. Sinon ce serait trop bête : gaspiller autant d’électricité pour tenter d’en économiser si peu ! On ne peut pas croire que nos technocrates n’y aient pas pensé.

À propos de l’utilité réelle de Linky 
Léger froid à la tribune, avec l’économiste Thomas Reverdy, pourtant membre du labo universitaire PACTE. Lequel travaille à l’acceptabilité sociale au sein de GreenLys, le démonstrateur grenoblois de compteur intelligent.(8) Reverdy souligne que les prix de l’électricité restent bas, mauvaise nouvelle si l’on veut faire baisser la consommation. Il a lu une récente étude de RTE (Réseau de transport d’électricité) (9) qu’il résume ainsi : « Le grand risque, avec Linky, c’est qu’on n’arrive pas à faire beaucoup mieux que les compteurs "heures creuses/heures pleines" avant pas mal d’années ». Bref, « les gains économiques ne sont pas très élevés », euphémise-t-il. 
Linky n’a aucun intérêt pour le consommateur. La preuve en est fournie par l’expérimentation GreenLys justement. Durant quatre ans, ERDF et ses partenaires ont testé les « effacements » (baisse de fourniture à distance) sur des cobayes volontaires. Ils ont diminué le chauffage de 1° chez ceux-ci pendant une heure ou un quart d’heure, plusieurs fois par jour. Résultat : « Au moment du retour à la consigne de l’habitant, les radiateurs tournent à plein régime pour compenser la différence de température. L’appel de puissance du logement est alors 50 % plus élevé par rapport à un jour sans effacement. Ces mêmes radiateurs consomment aussi 40 à 60 % d’énergie supplémentaires dans les minutes qui suivent le changement d’instruction. Au total, ils utilisent autour de 95 % de l’énergie effacée dans les 24 heures après la fin de la procédure. » (10) Ceci n’est pas un film des Monty Python, mais l’œuvre de nos ingénieurs. 
Pour obtenir une telle inefficacité, il a fallu équiper 400 cobayes de la gamme complète Wiser de Schneider Electric : une box Wiser, des Wiser H-relay, un Wiser S-Meter connecté à Linky, des Wiser smart plugs, un Wiser thermostat, un Wiser I-relay, plus les applis GreenLys sur smartphone et des « offres tarifaires innovantes simulées » sur Internet. Le tout fonctionnant à l’électricité. 

Non, Linky ne sert pas à rien. Comme l’avoue Olivier Masset, le compteur communicant a été introduit par l’Union européenne « pour faciliter l’ouverture des marchés ». Là, il faudrait un spécialiste des marchés de l’électricité, hélas, la Métro n’en a pas sous la main. Il faut tout faire soi-même. D’après un ancien conseiller de l’espace Info Energie que nous avons rencontré, l’enjeu est l’achat et la vente d’électricité, en suivant la variation des cours sur le marché de gros. L’Epex Spot (European Power Exchange) créé en 2008 est la bourse de l’électricité de plusieurs pays européens dont la France, qui gère les « marchés Day-Ahead, pour une livraison d'électricité le jour suivant, [marchés qui] sont organisés par enchère, appariant une fois par jour les courbes de l’offre et de la demande ». (11) Cette bourse gère aussi des marchés infra-journaliers et des « contrats quart d’heure ». 

Qui boursicote sur l’European Power Exchange ? Les producteurs et fournisseurs d’électricité, les fournisseurs municipaux ou régionaux qui livrent le client final, les gros industriels gloutons en électricité, les réseaux de transport d’électricité. Naturellement, les banques et les sociétés de services financiers, comme BNP Paribas ou la Barclays « sont actives sur le marché ». Avec ses suivis de consommation en quasi-temps réel, Linky permet d’ajuster en permanence l’achat et la vente d’électricité sur le marché de gros. Voilà sa véritable utilité. On comprend que l’absurdité consistant à consommer beaucoup plus d’électricité (objets connectés, data centers) pour en économiser un peu n’émeuve pas nos technocrates. Leur problème n’est pas de diminuer la consommation en valeur absolue, mais de fournir les outils nécessaires à un marché concurrentiel et de stimuler la croissance économique sous un label « vert » frelaté. 

 La planète peut continuer à s’étouffer tranquillement, les technocrates présentant une incurable résistance au changement.


À suivre 
La fin de cette instructive réunion de la Métro est hélas perturbée par deux interventions de la salle. La première, venue de nos rangs, jette à la tribune le refus définitif d’une grande partie de la population. Population méprisée par les élus et qui le leur rend bien. De son côté, le conseiller municipal d’Herbeys Jean-Michel Taillandier s’étouffe presque de colère. Il renvoie aux nucléocrates leur culpabilité dans l’équipement des logements collectifs en radiateurs électriques « grille-pain » à partir de 1974, pour écouler la production des centrales. Et dans un élan poétique incongru, l’élu rappelle que les fuites d’eau - détectables grâce aux compteurs communicants – font en somme partie du cycle de l’eau, qu’ayant rejoint le milieu naturel, elles descendent à la mer pour pleuvoir à nouveau sur nous, et qu’en substance, les ingénieurs nous emmerdent avec leurs usines à gaz et ne mettront pas les pieds chez lui avec leur quincaillerie. Merci aux quelques élus de terrain restés humains et vivants. Ils sont comme nous les ennemis de la technocratie, de l’organisation cybernétique de nos vies, du monde-machine et de l’efficacité ; comme nous, ils défendent la simplicité et les rapports humains. Que ceux qui se reconnaissent nous rejoignent. 
 Pièces et main d’œuvre 
5 juin 2016 
 PS : on a oublié Michèle Ragache, de l’UFC Que Choisir ! Elle s’est sûrement exprimée à la tribune, mais c’était oubliable. Encore raté pour les professionnels de la consommation qui veulent nous « former ». 
Fichier PDF
Le collectif Grenoble Anti-Linky : http://grenoble-anti-linky.eklablog.fr/ 
Merci de faire circuler,
Pièces et main d’oeuvre

 1 Par courriel en date du 10/06/16
2 Cf Le 11 novembre 2002, on peut apporter des fleurs sauvages, sur
www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=131
3 Hervé Nifenecker du CEA Grenoble, polytechnicien, prix Leconte de l’Académie des Sciences, sur
http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article1007
4 http://www.insee.fr
5 Les courageux peuvent consulter l’usine à gaz https://data.erdf.fr
6 http://www.geomarketing.org/geomarketing.aspx
7 http://groupe.geg.fr/71-nos-projets-smart-energie.htm
8 Cf Linky, la filière grenobloise, Pièces et main d’œuvre, sur www.piecesetmaindoeuvre.com
9 « Valorisation socio-économique des réseaux électriques intelligents », RTE, 2015
10 Le Moniteur des travaux publics et du bâtiment, n°5871, 3 juin 2016
11 www.epexspot.com

jeudi 9 juin 2016

Talence : le Maire recrute les élus démissionnaires

Le Maire déplore, sans cesse, la réduction des dotations financières de l’État qui pèse sur le budget de la ville, mais cela ne l’empêche pas de recruter et à des niveaux de salaire élevés.

Aurélien Sebton, adjoint démissionnaire pour motif de "non cumul" avec son mandat de conseiller régional, a été recruté comme Chef de cabinet à 52 537, 68 euros par an (4 378 € mensuels ) soit une rémunération en hausse de 34% par rapport à son prédécesseur.

Catherine Lutreau-Chaveron, adjointe démissionnaire, a été recrutée par la municipalité comme « chargé de mission en stratégie, management et gestion des ressources ». «  La rémunération allouée, [est] fixée en référence » au « 12ème échelon » [échelon le plus élevé] « du grade d’Attaché Territorial » « soit un indice majoré de 658 ». Le montant mensuel de ladite rémunération s’élève à 3065 € (à compter du 1er juillet 2016), soit 36 780 euros annuels.

« Le poste est prévu à temps complet ». « Le recrutement s’effectuera à compter du 18 avril 2016 pour une durée de 3 ans, et conformément aux  dispositions susvisées, le renouvellement du contrat devra s’effectuer de manière expresse ».

À Talence, la Mairie ne connaît pas la crise.


Photo : Sud Ouest

mercredi 8 juin 2016

Et c’est ainsi qu’Allah est grand ! Islam & technologie


Voici une revue des rapports entre islam et technologie par TomJo, à lire ici : http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=847.

Avant-propos
Le transhumanisme islamique se développe en France, sur la toile. Le Pakistan possède la « bombe atomique islamique ». La technocratie chiite iranienne l’aura bientôt. L’Arabie et les Emirats développent les « technologies convergentes » (NBIC) et les smart cities. L’Etat islamique (Daech) appelle les ingénieurs et les spécialistes à le rejoindre de tout l’islam pour construire son califat. Quoi de neuf ? A-t-on oublié que le premier soin de l’Algérie indépendante avait été le développement conjoint de l’islam et de l’industrie ? Que « l’âge d’or de l’islam » avait coincidé avec une floraison des sciences et techniques, dont le fameux al-jabr (825) ?

Imaginons la Sainte Inquisition catholique, échappée de son Moyen-Age, régnant sur un Etat pontifical d’un milliard et demi d’habitants et de millions de kilomètres carrés, forte des plus riches gisements pétroliers de la planète, employant son trésor et sa puissance à répandre sa version terroriste, tyrannique et totalitaire du christianisme. (cf. Histoire de l’Inquisition au Moyen-Age. H. C. Lea. Editions Jerome Millon) Il y aurait des différences cependant. Il n’y a pas « d’affaire Galilée » en Islam. Ni le Califat, ni les plus obtuses instances islamiques n’ont persécuté les scientifiques. Les poètes et les penseurs suffisaient à leur vindicte.
Et inversement, malgré les bûchers de sorcières, l’Inquisition n’a pas réduit les femmes de la chrétienté à la terrible condition des femmes d’islam. Mais peut-être s’agit-il là d’une variation ethnique de la domination masculine. Les Européennes n’ont jamais perdu cette liberté des Gauloises, des Germaines, des Vikings, attestée par les chroniqueurs contemporains, les historiens latins et les sagas scandinaves, que les Arabes, les Perses et les Turques n’ont jamais connue.

Nous, mécréants, laïcards, franchouillards, etc., peinons à comprendre le phénomène qualifié de « djihadisme », « islamisme », « intégrisme musulman », qui ravage depuis des décennies, pays après pays, l’immense zone de culture islamique, assassinant, massacrant, terrifiant ceux qui lui résistent ; exterminant toute différence de conscience, d’opinion, de morale, de comportement.

Ce fanatisme de la servitude (Islam, soumission) et de l’oppression, procède d’une vérité révélée, c’est-à-dire irrationnelle, d’un pur arbitraire imposé par la violence. Les Occidentaux sidérés par cette peste qui s’étend à leurs pays se cherchent les torts et les crimes méritant pareil châtiment. Une telle furie doit avoir de bonnes raisons, des explications, des excuses. Etant à la fois rationalistes et chrétiens de culture ( péché, examen de conscience, confession, contrition, etc.), ils trouvent évidemment ces raisons, ces explications, ces excuses, humblement offertes à leurs ennemis. Nous payons, selon nos directeurs de conscience, pour nos ancêtres (les croisades, les colonies), pour nos classes dirigeantes ( guerres impérialistes, pillages économiques), pour nos discriminations (racisme, « islamophobie »), d’où les trombes de reproches et de repentance dont ils nous couvrent.

« Vous avez appris qu’il a été dit : Œil pour œil, et dent pour dent. Mais moi, je vous dis de ne pas résister au méchant. Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre. » (Matthieu 5, 38)

La soumission au méchant peut mener loin. Révoltés par la violence industrielle de la Grande Guerre, les pacifistes des années trente (chrétiens, communistes, anti-militaristes, anti-capitalistes), ne cessent de trouver des raisons, des explications, des excuses à « la bête immonde ». C’était la faute du Traité de Versailles ; de l’humiliation allemande ; des réparations de guerre ; de l’occupation de la Ruhr ; des impérialistes français et anglais – et des juifs, naturellement (mais vous pouvez dire Israël). Tout, plutôt que de reconnaître que le nazisme allemand les avait choisis pour ennemis en dépit de leurs protestations d’amitié, de leurs actes de contrition et de leurs plus abjectes concessions ; et qu’il n’aurait de cesse que de les avoir anéantis.

On se fait de l’islamisme aujourd’hui, la même idée fausse et mystifiée que du nazisme autrefois : on les réduit à des mythomanies archaïques. On confond la propagande idéologique avec l’actualité matérielle. Au-delà de ses Wahalla nébuleux, de son primitivisme forestier et germanique, de ses défilés aux flambeaux et en culottes de peaux, le nazisme allemand mobilisait une machine de guerre scientifico-industrielle de premier ordre. De même le fascisme italien avec son salut « à la romaine » et ses mises en scène « impériales », dignes des péplums de Cinecitta. Les Etats et mouvements réactionnaires au plan social et humain, sont aussi progressistes que les communistes et les démocrates au plan scientifique et technologique. C’est normal, leur triomphe en dépend.

On ne peut guère imaginer plus archaïque que la restauration d’un état disparu depuis deux millénaires, dans le décor, la langue et les rites de l’Ancien Testament. Les sonneries du shofar et les prières des rabbins n’y auraient pas suffit. C’est grâce à la symbiose entre Tsahal et le Technion Institute, au perpétuel va et vient d’ingénieurs et d’officiers entre l’une et l’autre qu’Israël, la « start-up nation », produit les équipements high tech qui lui permettent de contrôler Gaza et de résister à la douzaine de pays arabes et/ou musulmans qui veulent sa peau. Dieu n’est plus avec les gros bataillons, mais avec les bataillons technologiques.

Les flammes, les sabres, les sourates, les cavaliers, les turbans, les barbes, les voiles et les noirs étendards qui saturent la propagande islamique ne sont que des signes de reconnaissance et des miroirs identitaires . Ce n’est pas de retour au désert, sous la tente, avec leurs chameaux et leurs dattes que rêvent les islamistes, mais de smart life dans une smart (islamic) city.

Les sociologues relèvent une sur-représentation d’ingénieurs et de techniciens parmi les djihadistes, plutôt que de philosophes, d’historiens, de représentants des belles lettres et des sciences humaines et sociales. Cette disproportion se retrouve dans les mouvements d’extrême-droite européens. Ce nouvel aspect de la querelle entre Les deux cultures (C. P. Snow) trouve son explication dans l’étude de Theodor Adorno sur La Personnalité autoritaire (1950). Contrairement aux intellectuels, les bigots de la science et les techniciens du sacré ont les réponses. Il suffit de se reporter au dogme établi. Ce sont des hommes machines, incapables de pensée autonome - et donc horrifiés par la pensée, saisis de vertige à l’idée de se pencher sur leur propre vide. Des hommes d’action, avides de fonctionner, de remplir les rites et les procédures pour combler leur gouffre intérieur et calmer leur panique. Dans le camp de concentration comme dans la centrale nucléaire, il n’y a pas de pourquoi ? Il n’y a que du comment ? « Hier ist kein Warum », jette un gardien à Primo Levi qui lui demande pourquoi il n’a pas le droit de regarder par la fenêtre de sa baraque. (Si c’est un homme) C’est comme ça et ça ne peut être autrement.

L’homme, selon Jacques Ellul, ne peut s’empêcher de sacraliser la puissance qui lui est extérieure. La technique ayant détruit la nature, c’est la technique qu’il sacralise. (cf. Le Système technicien) L’islam technolâtre et le transhumanisme sacralisateur incarnent aujourd’hui les deux pôles de ce monde sans pourquoi, mais saturé de comment où nous sommes condamnés à résister.

mardi 7 juin 2016

Tribune du Talence cité mag de juin 2016 : Talence, fin de règne en vue

Voici "notre" tribune.


Il est à noter que nous sommes limités à 1 000 signes espaces compris.
Cela signifie qu'il faut être synthétique dans le propos.

Talence, fin de règne en vue

Depuis 1993, Talence souffre d’une maladie qui s'aggrave progressivement : le clientélisme. Ce système, très efficace pour assurer le renouvellement des mandats, repose sur la distribution sélective de rentes (foncière, emplois municipaux, mandats électifs…) tant aux sponsors qu'aux relais locaux (associations, leaders d’opinion…). 

2020 c'est demain : A. Cazabonne pourrait ne pas avoir pas de comptes à rendre aux électeurs s’il souhaite passer la main. Mais il doit intégrer l’incertitude sur l’issue de la prochaine élection qui débouchera sur un changement d’équipe mettant fin ou faisant évoluer le système clientéliste actuel pour en créer un nouveau. 

Gouverner c’est prévoir ! On assiste à une accélération de distribution de rentes notamment avec la multiplication des projets immobiliers attribués à des habitués et le recrutement à la mairie d’élus démissionnaires du Conseil municipal…

Le bouquet final est amorcé.

vendredi 20 mai 2016

Conférence à Talence : Le problème de l’eau au Proche Orient


tƐg - Conférence-débat à Talence


Le problème de l’eau au Proche Orient


avec



André Garcia
Président Honoraire du Tribunal de Commerce de Bordeaux


débat animé par

Bernard Conte
Économiste – Les Afriques dans le monde (LAM) –SciencesPo Bordeaux


Mardi 31 mai à 20h30
--------------------------------------------------------------
Auditorium du Forum des Arts et de la Culture
Place Alcala de Henares – À côté de la librairie Georges
Centre ville de Talence
Tramway ligne B – station Forum
Contact : 06 98 52 99 78 - bconte@free.fr



mardi 17 mai 2016

Talence : CONSEIL MUNICIPAL DU 23 MAI 2016 ORDRE DU JOUR

CONSEIL MUNICIPAL DU 23 MAI 2016 à 18 H
ORDRE DU JOUR

RAPPORTEUR M. LE MAIRE
1 - Approbation du procès-verbal des séances publiques des 16 mars et 16 avril 2016
2 – Décisions municipales – Information du Conseil
3 - Renouvellement du poste contractuel d’infographiste
4 - Attribution d’une indemnité de conseil à Monsieur Philippe LE BRUMANT, Trésorier Principal, Receveur Municipal
5 - Délégations et représentations du Conseil Municipal au sein de divers organismes extérieurs – Modifications
6 - Régime indemnitaire des élus- Modificatif
7 - Mise à jour des logements de fonction
8 - Renouvellement de l’Adhésion au Centre de Gestion de la Gironde au «Socle Commun» d’appui technique en gestion des Ressources Humaines
9 - Reconduction du poste de médecin de la médecine professionnelle et préventive
10 - Réévaluation de la rémunération des contractuels de catégorie A
11- Denrées alimentaires et boissons - Groupement de commandes ADARCE (Achats de Denrées Alimentaires pour les Restaurants de Collectivités et d’Entreprises) – Avenant
12 – FDAEC – Année 2016 (retiré de l'ordre du jour)
13 - Subvention complémentaire pour l'année 2016

RAPPORTEUR M. VILLEGA-ARINO – Adjoint délégué à la Culture
14 - Médiathèques et Bibliothèques de la Ville de Talence : autorisation de désaffectation et vente  de documents, fixation des prix et adoption du règlement de la vente
15 - Réseau des médiathèques – Gratuité de l'inscription

RAPPORTEUR M. DUART – Adjoint délégué à l'Enseignement et au Périscolaire
16 - Convention d'interprétariat physique et / ou par téléphone

RAPPORTEUR M. PARANTEAU – Adjoint aux Sports
17 - Défi Sport

RAPPORTEUR Mme FABRE-TABOURIN – Adjointe déléguée au Développement Durable
18 - Création d'un jardin partagé au parc Triaire – Signature d'une convention avec l'association «Le jardin  de la passerelle»
19 - Abrogation délibération n°3 du 16/03/16 et résiliation de la convention d'occupation du domaine public afférente - Signature d'une nouvelle convention d'occupation du domaine public en vue de l'installation d'une activité de Parcours Acrobatiques en Hauteur (PAH) dans le bois de Thouars

RAPPORTEUR M. LABOURDETTE – Adjoint délégué à l'Emploi, au Développement intercommunal  et à l'Insertion professionnelle
20 - Participation de la Ville de Talence au dispositif «Compétences Clés»
protocole d'accord avec l'IREP -Institut de Recherche et d'Education Permanente- pour 2016
21 - Subvention de fonctionnement pour l'année 2016 à l'association CLAP Sud-Ouest pour la
tenue à Talence d'une plateforme d'évaluation et d'orientation linguistique

RAPPORTEUR Mme PITOT – Conseillère Municipale déléguée à la Jeunesse
22 - Labellisation de l'Espace Infos Jeunes en tant que «Relais Eurodesk en région»

QUESTIONS ORALES

vendredi 15 avril 2016

Escrologie : des éoliennes non raccordées en France

LA FRANCE EST UN PAYS BIDON : LES ÉOLIENNES NE SONT PAS RACCORDÉES!


Titre du Canard Enchainé : « La moitié des éoliennes en France tournent dans le vide et ne sont raccordées à rien ». Juré. Selon le Canard, sur 21.000 mégawatts de puissance éolienne installée en France : 10.300 sont raccordés au réseau et… 10.700 tournent dans le vide ! La raison ? ERDF et RTE, en charge du réseau et émanations d’un EDF traînent des pieds pour raccorder les éoliennes.
La France est le pays du bidonnage. Bidonnage de la lutte contre le terrorisme, bidonnage  de la lutte contre contre le chômage, bidonnage de…  etc.
C’est une  caractéristique structurelle qui tient à une culture de la prétention et surtout à l’absence de corps intermédiaires qui font leur boulot. L’écologisme est une idéologie comme les autres qui a une partie justifiée et une partie « propagande malthusienne », et les politiciens sont prêts a n’importe quelle vilènie pour collecter les voix des gens qui se laissent influencer.
Source :  Bruno Bertez
Pour compléter :
L'imposture éolienne
Éoliennes, Terres rares et désastre environnemental : une vérité qui dérange


jeudi 14 avril 2016

mardi 12 avril 2016

TALENCE, la Médoquine : la triple peine


Tout le monde connaît la double peine qui a fait l’objet de nombreux et intenses battages médiatiques.

A Talence avec la Médoquine nous connaissons la triple peine :
1.       Le cachet de la vieille danseuse est encore cette année 2016 de 410 000 € ht, c’est la première peine.

2.      En 2015, la Société Talence gestion équipement a dégagé un bénéfice de 14 266 € et payé 1 857 € d’impôt sur les bénéfices. C’est la double peine, car évidemment ces sommes émanent de la subvention municipale c’est-à-dire de nos impôts locaux. La subvention municipale aurait pu être réduite de  (14266 + 1857) 16 123 € afin de dégager un résultat nul. Mais qui se préoccupe de l’argent du contribuable ?

3.      La triple peine c’est le montant des jetons de présence versé à deux élus (François Jestin et Jacqueline Chadebost) et qui s’élève à environ 22 225 €

Mais, va-t-on nous dire, avec le nouvel équipement culturel du centre-ville (ECCV) tout va changer. A ce propos je voudrais savoir si la gestion du nouvel ECCV se fera aussi par le biais d’une société d’économie mixte permettant de verser des jetons de présence à des élus de la majorité ?

Faire vivre la politique et non pas faire de la politique pour en vivre...

Patrick Villega affirme que l'ECCV ne sera pas géré par une Société d'économie mixte. Ouf ! Mais où prendre l'argent (22 225 €) dévolu aux deux élus municipaux ?

mercredi 6 avril 2016

Talence : CONSEIL MUNICIPAL DU 11 AVRIL 2016 - ORDRE DU JOUR

CONSEIL MUNICIPAL DU 11 AVRIL 2016 à 18 H

ORDRE DU JOUR
RAPPORTEUR M. LE MAIRE
1 - Installation de Monsieur Gérald JEAN, nouveau Conseiller Municipal, à la suite de la démission de Madame Catherine LUTREAU-CHAVERON
2 - Fixation du nombre de postes d'adjoints suite à la démission de Mme Catherine LUTREAU-CHAVERON de sa fonction d'adjointe et élection d'un nouvel adjoint
3 - Régime indemnitaire des élus- Modificatif
4 - Approbation du procès-verbal de la séance publique du 11 février 2016
5 - Décisions municipales – Information du Conseil
6 - Création d’un poste de chargé de mission en stratégie, management et gestion des ressources
7 - Convention de partenariat - Séance de régulation
8 - Renouvellement de la mise à disposition d'un agent communal auprès de l'OCET

RAPPORTEUR : M. GELLE – Adjoint délégué au Patrimoine Communal
9 - Déclassement du Domaine Public des parcelles BM 84 et BM 81 pour partie sises rue du 19 mars 1962 à Talence

RAPPORTEUR : M. SALLABERRY – Adjoint délégué aux Finances
10 - Compte Administratif 2015
11 - Affectation du résultat de la section de fonctionnement au titre de l’exercice 2015 – Budget principal – Budget SPIC Régie des Transports – Budget SPIC Pompes Funèbres
12 - Compte de gestion du Trésorier Principal, Receveur Municipal, pour l’exercice 2015
13 - Budget Supplémentaire – Exercice 2016
14 - Fixation des taux des trois taxes directes locales pour 2016
15 - Tarifs restauration municipale, accueil périscolaire, temps d’activités périscolaires, accueil collectif de mineurs, classes de découverte, école multisports, vacances sportives, stade nautique Henri Deschamps, installations sportives, tennis municipal, sorties découverte du ski nautique et du wake board, atelier création Talence, école de musique et de danse, espace seniors, pour l'année 2016/2017
16 - Société d’Economie Mixte «Talence Gestion Equipements» - Comptes rendus technique et financier de l’exercice 2014-2015 - Information du Conseil
17 - Budget du Service Public à Caractère Industriel et Commercial de la Salle de Spectacles et de Congrès La Médoquine pour l’année 2016- Participation de la Ville de Talence
18 – Subventions complémentaires pour l'année 2016

RAPPORTEUR : Mme FABRE-TABOURIN, Adjointe déléguée à l'Urbanisme
19 - Autorisation de dépôt d’une déclaration préalable en vue de la division de la parcelle BM 81 sise 7 rue du 19 mars 1962 à TALENCE
20 - Autorisation de dépôt d’un permis de construire en vue de la création d'un programme de construction de logements

mardi 5 avril 2016

« Plus de conducteur à la SNCF, justice en faillite, les départements aussi… »

« Plus de conducteur à la SNCF, justice en faillite, les départements aussi… » L’édito de Charles SANNAT


Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,
J’aurais pu vous parler de ce grand scandale monté en épingle sur l’évasion fiscale et les paradis tout aussi fiscaux d’ailleurs, mais en fait il n’y a rien de vraiment nouveau. Les riches s’empiffrent et ne veulent pas d’impôts dont la charge est laissée aux manants que nous sommes. Les rois ne faisait guère mieux et finalement rien n’a véritablement changé depuis des millénaires.
Mais je ne vous en parlerai pas car, dans cette histoire, si le président russe est un vilain corrompu et le président chinois un autre horrible voyou, il ne semble pas y avoir beaucoup de contribuables américains concernés.
Pourtant, j’ai beaucoup de mal à croire que les Américains ou les Français soient plus moraux que le reste du monde…
Attendons donc d’en savoir plus et laissons du temps au temps.
Aujourd’hui, je voulais vous parler de la lente déliquescence de notre cher pays en réponse toujours à ceux qui régulièrement nous taxent de prophète de malheur alors “qu’il ne se passe jamais rien”…
En réalité, il se passe plein de choses et les signaux faibles sont de plus en plus nombreux. Voici un exemple donné par la SNCF et c’est édifiant mais ce n’est pas, hélas, le seul.

On supprime les trains car il n’y a plus assez de conducteurs !!

Rassurez-vous, nous avons pléthore d’agents d’accueil, de vestes rouges ou encore de gus dont on ne sait pas vraiment à quoi ils servent à la SNCF et dans bien d’autres entreprises. En revanche, il n’y a plus assez de chauffeurs à la SNCF, et ce n’est pas parce qu’il y a trop de trains, la SNCF en supprime depuis des années… Non, il n’y a plus assez de conducteurs car, tenez-vous bien, il y a eu “une erreur de prévision du nombre de départs à la retraite des conducteurs de TER” d’après Guillaume Pepy le pédégé de la SNCF lui-même.
Du coup, “21 TER sont supprimés quotidiennement à partir de ce lundi 4 avril et jusqu’à début juillet en Auvergne-Rhône-Alpes, dont huit entre Grenoble et Saint-André-le-Gaz”…
C’est vrai qu’un départ à la retraite, c’est difficilement prévisible.
Personne ne peut savoir par exemple que le gars qui bosse depuis 38 ans partira à la retraite dans deux ans, à 40 années de cotisation… Non, vraiment, vous savez, prévoir certaines choses c’est très difficile.
Mais ce n’est pas tout. Quand on se plante ou que l’on est incompétent, c’est pour toute la France. Ainsi, on apprend également dans cet article de France 3 que si “on croyait que seules les Régions Hauts-de-France (ex-Nord-Pas-de-Calais-Picardie) et Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes étaient touchées. Auvergne-Rhône-Alpes s’est rajoutée à la liste”…
Et comme dans notre beau pays on vous annonce toujours les mauvaises nouvelles progressivement, il y a fort à parier que toutes les régions seront touchées.

Une justice à bout de souffle ! 

Lire la suite 

dimanche 3 avril 2016

Talence : graphique des prunes du premier trimestre

Dans un article précédent, j'ai donné un tableau statistique décrivant l'évolution des contraventions au stationnement payant au cours des trois premiers mois de 2016.

Voici une représentation graphique de ces données ventilées par mois ainsi que par zone de stationnement.


Deux tendances se dessinent.

D'une part, la tendance à la croissance du nombre de contraventions entre janvier et mars dans les zones Nord et Centre, respectivement  + 89,6% et + 44,6%.

D'autre part, la baisse spectaculaire des contraventions dans la zone Sud : - 90%.

Comment interpréter cette évolution divergente ?

Contrairement aux zones Nord et Centre, la zone Sud se caractériserait-elle par une poussée de civisme, par une irrésistible prise de conscience  de la nécessité de respecter la règlementation ? Ou bien doit-on attribuer cette baisse à d'autres raisons ? 

Les trois zones du stationnement payant.

La zone 1 : Nord

La zone 2 : Centre

La zone 3 : Sud

Faire vivre la politique et non pas faire de la politique pour en vivre...

samedi 2 avril 2016

EDF : Refus du compteur Linky

Lettre type

À l’attention du responsable du service Clients Linky
Objet : refus de compteur Linky

Monsieur,

Nous avons récemment reçu une publicité d’EDF pour le nouveau compteur Linky, ainsi que votre courrier annonçant l’installation prochaine de ce compteur chez nous par votre soustraitant local, GMV Industrie.(1)

Le service Communication d’EDF détaille les « avantages » de ce compteur pour notre contrat d’électricité : relevé à distance, « sans l’intervention d’un technicien du distributeur ERDF » ; une « facturation plus juste » sur la base du relevé et non d’une estimation ; un accompagnement d’EDF pour faire des économies d’énergie grâce à « e.quilibre, la solution numérique d’EDF pour mieux comprendre et réduire votre consommation d’électricité » - « si vous y êtes inscrit ».

Merci, mais non merci.

Aucun de ces arguments de communication n’est un avantage à nos yeux. Nous considèrons nos congénères comme des interlocuteurs préférables aux machines. Nous pensons qu’un monde avec contact est plus vivable, intéressant, réconfortant, humain en un mot, que le monde « à distance » que vous tentez de nous imposer.

Nous sommes dotés d’un cerveau, équipé des fonctions pour régler les détails pratiques de notre vie sans assistance électronique. Nous ne sommes pas inscrits à la « solution numérique » d’EDF, car nous savons comment réduire notre consommation d’électricité : il suffit de réduire notre consommation d’électricité. Celle-ci est d’ailleurs modeste, et a tendance à diminuer grâce aux mesures que nous avons nous-même décidées, sans votre compteur prétendu « intelligent ».

Nous ne souhaitons pas que vos services mettent leur nez électronique dans notre intimité. Vous n’avez pas à savoir si nous sommes là et quand, si nous sommes plus nombreux que d’ordinaire, si quoi que ce soit change dans nos habitudes. Nous ne voulons pas que les données liées à notre vie privée soient collectées, ni par vous, ni par quiconque. Afin de prévenir les rituelles objections à cette minime exigence de respect des libertés, nous vous informons que nous n’avons pas de téléphone portable, que nous ne sommes inscrits sur
aucun réseau social, que nous ne possédons aucune carte de fidélité. Dès qu’on nous en laisse le choix – tant que ce choix est encore possible – nous préfèrons ne pas.

Nous considèrons le big data comme une insulte à l’intelligence et à la sensibilité, et l’eadministration de nos vies (smart city, smart planet) comme une régression sociale et humaine majeure.

Merci de vous en tenir à ce que vous avez toujours fait : assurer la distribution d’électricité moyennant le paiement de notre consommation. Estimée, puis corrigée selon le relevé. Nous nous engageons à vous communiquer les relevés de notre compteur si vous nous le demandez.

Nous vous informons donc que nous refusons la pose du compteur Linky à notre domicile, y compris en notre absence, et vous remercions par avance de prévenir votre sous-traitant que nous nous y opposerons. Nous veillerons de notre côté à ce que notre ancien compteur – en parfait état de marche – soit maintenu en place.

Nous profitons de ce qu’aucun logiciel n’assure encore à votre place les relations Clients pour vous prier d’agréer, Monsieur, nos humaines salutations.


Pièces et main d’œuvre 
Grenoble Métropole, le 28 mars 2016 

 (1) GMV Industrie (à Vézeronce-Curtin), Airria (à Meylan) et Solutions30 (à Villard-Bonnot)  sont les trois sous-traitants retenus par ERDF pour l’Isère

À lire

L’Enfer Vert, un projet pavé de bonnes intentions
par TomJo (Editions l’Echappée, 2013)

L’Industrie de la contrainte
par Pièces et main d’œuvre & Frédéric Gaillard (Editions l’Echappée, 2011)

RFID : la police totale. Puces intelligentes et mouchardage électronique
par Pièces et main d’œuvre (Editions l’Echappée, 2008)


Pièces détachées (brochures papier)
Humanité 2.0 : leur progrès et le nôtre (Linky, l’Enfer Vert et le techno-totalitarisme)
par Pièces et main d’œuvre & alii

Linky : la filière grenobloise
par Pièces et main d’œuvre (2015) 

jeudi 31 mars 2016

Talence : la récolte des prunes du premier trimestre 2016

Le non respect du stationnement payant engendre des verbalisations. Le contrevenant doit débourser 17 euros.

Le tableau suivant donne, pour chaque mois, le nombre de contraventions par zone de stationnement (Zone Nord, zone Centre et zone Sud) ainsi que le montant global en euros.

Au cours du premier trimestre, le nombre total de contraventions s'est élevé à 7 725 pour un montant de 131 325 €.


Faire vivre la politique et non pas faire de la politique pour en vivre...

mercredi 30 mars 2016

Quelques réflexions sur le crapaud ordinaire

Quelques réflexions sur le crapaud ordinaire

mercredi 16 mars 2016 par George Orwell
C’était il y a 70 printemps, en 1946. Orwell, l’auteur de 1984 et de La ferme des animaux n’a plus que quatre ans à vivre, et pour saluer ce retour du printemps qui manifeste, selon lui, l’invincible résistance de la nature et de ses habitants face à la société nucléaire et industrielle, il publie ses Réflexions sur le crapaud ordinaire.
Le crapaud ordinaire !... Je vous demande un peu !... De quoi faire pouffer les critiques littéraires tels Arnaud Viviant et Nelly Kaprièlian, du Masque et la Plume, sur France Inter, qui ne sont pas des crapauds ordinaires, eux, et qui donnent le bon ton à leurs auditeurs, du haut de leur micro.
22 ans plus tard, c’était en 1968 – vous vous en souvenez de ce printemps-là ? Philip K. Dick, l’auteur de Blade Runner, ou plutôt du livre massacré sous ce titre au cinéma, termine son roman, Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?, par la trouvaille en plein désert d’un crapaud. Émerveillement du héros. C’est que voyez-vous, les animaux ont disparu. Les pesticides et Le printemps silencieux (Rachel Carson, 1962), sont passés par là. Et puis, « la nature, c’est fasciste », comme dirait Clémentine Autain. La « biodiversité », c’était bon pour les ploucs d’avant et de province (mais c’est la même chose). Hélas, le crapaud découvert par Rick, le chasseur de robots, se révèle un simulacre, un automate électrique, comme la plupart des animaux existants.
Nelly & Arnaud qui ont une conception progressiste et moderne de la littérature (« mon nombril à New York »), hoquettent et gloussent devant cette théorie de crapauds visqueux défilant dans le studio Charles Trenet de la Maison de la Radio.
Nos lecteurs, eux, se rappelleront que George Orwell et Philip K. Dick furent deux des critiques les plus perspicaces du monde-machine qui se referme aujourd’hui sur nous. Le premier dans ses quatre volumes d’Essais, articles, lettres (Editions Ivrea, Editions de l’encyclopédie des nuisances). Le second dans ses multiples romans et nouvelles, lisibles en livres de poche.
Puisque, décidément, l’increvable printemps - quoique bien usé - nous fait encore la grâce de sa visite, voici l’article que lui dédia Orwell.*
Lisez Orwell !
Lisez K. Dick !
Fermez la boîte à bruit !
(Pour lire l’article d’Orwell, ouvrir le document ci-dessous.)
* Article paru le 12 avril 1946 dans Tribune, Londres, et re-publié par Les Amis de Bartleby (http://lesamisdebartleby.wordpress.com/)

Quelques réflexions sur le crapaud ordinaire
Version prête à circuler
69.4 ko
Faire vivre la politique et non pas faire de la politique pour en vivre...

Talence : les élus cumulards

A Talence, comme ailleurs, certains élus cumulent les mandats et/ou les présidences d'institutions et, bien entendu, les indemnités afférentes.

J'ai retenu  :
- le Conseil municipal de Talence,
- la Métropole (ex CUB),
- le Département (ex Conseil général)
- la Société Talence Gestion Equipements qui gère la salle de la Médoquine largement déficitaire.

Sauf erreurs ou omissions, les plus gros montants mensuels sont perçus par Alain Cazabonne (UDI) 6 390 euros, suivi de Arnaud Dellu (PS) et de Denise Greslard (PS) avec quasiment le même montant 3 865 euros.


Faire vivre la politique et non pas faire de la politique pour en vivre...

mardi 29 mars 2016

Conférence du 26 avril - Espagne : immigration et intérêts économiques

tƐg - Conférence-débat à Talence


Espagne :
immigration et intérêts économiques


avec


 Rosa Verdugo
Professeur à l’Université de Santiago de Compostela
Chercheuse associée au LAM (Université de Bordeaux)


débat animé par

Bernard Conte
Économiste – Les Afriques dans le monde (LAM) –SciencesPo Bordeaux


Mardi 26 avril 2016
20h30
--------------------------------------------------------------
Auditorium du Forum des Arts et de la Culture
Place Alcala de Henares – À côté de la librairie Georges
Centre ville de Talence
Tramway ligne B – station Forum

Contact : 06 98 52 99 78 - bconte@free.fr