dimanche 10 mai 2020

Le virus à venir et le retour à l’anormal

Le virus à venir et le retour à l’anormal

En virologie, l’accident n’est pas l’exception, mais la règle. 
Antoine Danchin, généticien. 

Dans les années 2000, nous nous sommes intéressés aux laboratoires militaires de recherche biologique, au bioterrorisme et aux attaques bactériologiques. 

Nos lecteurs se souviennent sûrement avec nostalgie du CRSSA, le Centre de recherche du service de santé des armées de La Tronche, près de Grenoble, et des deux autres labos P3 de notre technopole, des attentats à l’anthrax commis à l’automne 2001 avec des souches issues du laboratoire militaire de Fort Detrick, du plan français Biotox, du programme russe Biopreparat à base de peste, de variole et de fièvres hémorragiques, du labo P4 hautement sécurisé de Mérieux à Lyon et de ses clones,conservant et manipulant virus et bactéries mortels.

Une possible fuite de virus d’un laboratoire chinois ces jours-ci nous ramène dans les laboratoires biologiques. Délaissons cette fois les projets militaires, l’édition génétique à coups de ciseaux Crispr-Cas9 ou la biologie de synthèse et ses micro-organismes à l’ADN artificiel.Pour ce qu’on en sait ce 26avril 2020, aucune de ces prouesses n’intervient dans l’épidémie de Covid-19 qui cloître la moitié des terriens. Ceux qui n’auront pas eu leur frisson d’épouvante se reporteront à nos enquêtes sur ces sujets.


vendredi 8 mai 2020

Nouvelles de la pandémie en Gironde : attention aux grandes marées

L'INSEE publie des statistiques sur les décès en France, pour chaque région et chaque département

Pour la Gironde, le graphique suivant retrace le total des décès cumulés sur la période du 1er mars au 27 avril des années 2020, 2019 et 2018.

 
 En 2020, on constate 9 décès de moins qu'en 2019 et 152 de moins qu'en 2018. Autrement dit, sur la période considérée, la mortalité en 2020 est inférieure de 0,38% à celle de 2019 et de 6% par rapport à 2018. En fait, en 2020, on enregistre une sous-mortalité par rapport aux deux années précédentes.

Malgré tout, notre préfète Mme Fabienne Buccio, préfère se conformer aux ordres de Paris et interdire l'accès aux plages et même de traverser la plage pour aller nager ou se rendre à son bateau à l'ancre. 

Il s'agit sans doute d'une application stricte du principe de précaution par peur d'une deuxième ou d'une troisième vague, d'une "nouvelle" vague, d'une vague de fond, ou simplement des marées à coefficients élevés.

Soyons sans crainte, le système est là pour nous protéger !

lundi 4 mai 2020

Coronavirus : si l’incompétence, la mauvaise gestion et les mensonges étaient orchestrés ?



Coronavirus : si l’incompétence, la mauvaise gestion et les mensonges étaient orchestrés ?

Dans tous les domaines, il est souvent utile de sortir des cadres « classiques » d’analyse pour comprendre la réelle mécanique des choses.

Tentons d’appliquer cette démarche à la crise sanitaire du coronavirus pour élaborer un scénario, sans doute critiquable, mais  restant dans le domaine du possible.

La crise du coronavirus a mis en lumière l’incompétence, la mauvaise gestion, les contradictions et les mensonges de l’immense majorité de nos « élites ».

Il est inutile de rappeler les épisodes du manque de réactivité, des masques, du gel hydro alcoolique, des tests, des règles fluctuantes du confinement…, des promesses, des reculades.


L’incompétence des « élites »

Certains médias (pourtant aux ordres), les réseaux sociaux, une partie de la population mettent en lumière l’impéritie, la légèreté, les mensonges, la concussion… des « élites » et particulièrement du personnel politique.

Nos élites seraient-elles vraiment aussi incompétentes, ignorantes, bêtes, nulles… que l’actualité semble le montrer ? Cela semble vraiment improbable.

Pourquoi ne serait-il pas possible que l’ensemble des décisions, des comportements, des déclarations, des débordements… soit scénarisé ?


La dissonance scénarisée ?

Un scénario prévoyant un ajustement des structures sociétales en vue d’un objectif précis : une exploitation accrue et une domination augmentée de la population par la contrainte.

Dans ce mauvais film, il n’y a pas de place pour l’improvisation, les « élites » lisent ou récitent un texte bien structuré et orienté vers la manipulation de l’opinion publique pour lui faire accepter l’ajustement structurel.

Ainsi, chacun tient son rôle de matamore, de fou du roi, de premier de la classe… sans aucun degré de liberté dans l’interprétation. La mise en scène ne tolère aucune improvisation sous peine d’exclusion.

L’enchainement des évènements est modélisé selon des étapes, les décisions politiques planifiées en conséquence… Néanmoins, le scénario n’est pas totalement figé car des réactions populaires inattendues peuvent se produire. Dans ce cas, il est légèrement et/ou temporairement modifié en conséquence. Par exemple, les conditions du confinement sont assouplies dans les quartiers. A l’inverse, lorsque des mesures contraignantes rencontrent l’assentiment d’une « majorité » de la population ou ne suscitent que peu de réactions hostiles, lesdites mesures sont prolongées et/ou aggravées.

De plus, le flou dans les ordres, les contradictions, les pas en avant puis en arrière… procèdent d’une volonté de déstabiliser, de tromper, d’enfumer… la population. Cette stratégie donne aussi du grain à moudre à la contestation. Les réseaux sociaux et certains médias permettent à la vindicte populaire de s’exprimer individuellement ce qui réduit la pression du mécontentement à l’instar d’une soupape de sécurité et cela permet aussi au système d’identifier et de localiser les contestataires.

Pas d’oubli, ni de pardon

L’horizon du scénario (que seuls les dirigeants du système connaissent) pourrait être un mélange entre néolibéralisme et de néofascisme à la soviétique : la loi du marché pour la populace et la nomenklatura pour la petite minorité.

L’avantage d’un tel scénario est qu’il permet de dépasser l’incohérence apparente et fournit une explication logique et un fil conducteur à la « mauvaise » gestion de la crise du coronavirus, aux  contradictions et aux mensonges ainsi qu’à l’incompétence supposée de l’immense majorité de nos « élites ».

Dans ce contexte, la classe politique apparait servile mais pas inconséquente. Elle joue pleinement le rôle qui lui a été attribué. Même si la grande majorité du personnel politique ne connaît pas le réel but du jeu, la fin du film, il reste néanmoins complice car il participe à l’intrigue. Comme dans d’autres circonstances, il ne faudra jamais admettre le prétexte : « On ne savait pas ! ».

Bernard CONTE

PS. à lire :