HelloQuitteX, les ingérences des uns et la panique des autres
Nous sommes le 20 janvier et le moment tant attendu est arrivé :
non, je ne veux pas parler de l’investiture de Donald Trump comme 47e
président américain, ce qui est – on le reconnaîtra aisément –
complètement anecdotique mais bien du départ officiel de Sandrine
Rousseau du réseau X, qui devrait provoquer une onde de choc majeur sur
tous les intertubes numériques du globe.

Eh oui, pendant que la géopolitique mondiale est en train de changer
fondamentalement, il semble que certains politiciens français préfèrent
s’agiter sur X afin de mobiliser leurs congénères à quitter le réseau
social d’Elon Musk.
C’est aussi grotesque que microscopique et l’importance que prend
cette affaire, propulsée par Sandrine Rousseau quelques jours à peine
après son audition comme suspecte dans l’enquête sur les soupçons d’inscription frauduleuse
de sa part sur les listes électorales à Paris, en dit long sur la
panique qui s’empare de la caste jacassante. La députée EELV de Paris
semble en effet décidée à quitter le réseau de Musk en le faisant savoir
le plus bruyamment possible afin d’inciter autant de monde que possible
à faire pareil.
L’hémorragie du camp du bien
En réalité, toute une partie de la caste politique ne peut pas rester
sur X : exposée à différentes affaires dont la publicité n’est plus
minorée par des médias complaisants, elle se retrouve confrontée à une
contradiction argumentée sur les réseaux sociaux sans plus aucun filtre
jadis imposés par les fact-checkers et les systèmes internes de contrôle orwellien,
et surtout le risque de se voir directement impliquée, prise à partie
et désignée par une masse croissante d’individus qui leur sont de plus
en plus hostiles.
Il faut en effet comprendre que le groupe des gens qui soutiennent
les politiciens actuels, les fact-checkers, les médias traditionnels, ce
groupe ne fait que perdre des membres au profit du groupe opposé, celui
des gens qui n’en peuvent plus des hypocrites et de leurs barils de
moraline, qui les ont manipulé pendant des années pour leur faire avaler
un nombre invraisemblable de couleuvres, depuis le vivrensemble
jusqu’aux vertus des injections miracles en passant par la minimisation
des trous budgétaires pourtant abyssaux et le gaslighting permanent sur à peu près tous les sujets de sociétés qualifiés de complotistes.
Autrement dit, le premier groupe, dans lequel se love évidemment
Sandrine Rousseau et sa clique ainsi que l’écrasante majorité des
politiciens, ne fait que perdre des membres pendant que l’autre ne fait
qu’en gagner (le passage en sens inverse n’existant pas). On comprend la
panique qui s’empare des perdants à ce petit jeu de dupes.

La trouble ingérence du CNRS
Avec l’annonce de ce départ, il n’a pas fallu longtemps pour que des
petits malins tentent d’en tirer parti. On pourra s’étonner cependant de
constater que c’est le CNRS qui s’y colle (notamment l’ISCPIF, Institut des Systèmes Complexes),
puisqu’il semble avoir participé au travers de quelques uns de ses
chercheurs, ces derniers ayant mis en place une application pour aider
la migration des utilisateurs de X vers d’autres plateformes jugées plus
faciles à censurer. HelloQuitteX a sobrement été discuté et relayé sur
tous les médias de grand chemin, ce qui a permis de constater la
présence du logo CNRS, au moins dans les premières versions.

Eh oui, le contribuable semble encore une fois avoir été mis à
contribution d’un truc qu’il n’avait pas demandé. Cela ressemble assez
fort à un détournement de biens publics dont les responsables n’auront
probablement jamais à se soucier. Ainsi va la France et ses déficits.
Au sein du « mouvement » (sans existence légale) qui pousse cette application, on ne s’étonnera pas de trouver quelques habitués de l’agitation politique d’extrême-gauche,
pas plus qu’on ne devra sourciller de la provenance des fonds de ces
ONG qui aiment tendrement le financement de l’Open Society du sulfureux
Soros…
À ingérence, ingérence et demie (ennemie ?)
Et à propos d’ingérence, rappelons que l’ensemble de la démarche de
Sandrine Rousseau et de ses coreligionnaires vocaux prend
essentiellement sa source dans leur outrage devant l’ingérence
(largement fantasmée) de Musk dans la vie politique de certains pays. On
notera que cette ingérence n’a été pour le moment en France qu’assez
discrète, mais que les quelques joutes entre le multimilliardaire et
certains politiciens (britanniques notamment) ont suffi à déclencher une
telle panique chez les politiciens français qu’on se doute que ces
derniers sont nombreux à avoir, eux aussi, des choses à se reprocher.
C’est probablement l’annonce de l’abandon du fact-checking par Facebook puis plus récemment encore par Google qui a largement amplifié cette panique morale chez les politiciens et militants français : la caste jacassante
sait qu’elle a ici perdu la bataille de l’information, et le repli hors
de X signe surtout l’impérieuse nécessité d’ignorer tout ce qui viendra
des sphères alternatives, estampillées complotistes et
d’extrême-droite.
Ceci sera utile si des révélations aussi crédibles que bouleversantes
pouvaient y prendre place, l’indifférence et le déni étant alors plus
simples à feindre.
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