mardi 25 décembre 2012

La monnaie est la clef


La monnaie, du pouvoir d'achat au pouvoir d'être

Un film de Philippe Derudder, auteur engagé à chercher des solutions alternatives afin de mettre l'économie au service de l'homme et de la planète.



Oeuvres de Philippe Derudder :
- La renaissance du plein emploi ou la forêt derrière l’arbre, Éditions Trédaniel, 1997.
- Rendre la création monétaire à la Société Civile, éditions Yves Michel, 09/2005.
- Les 10 plus gros mensonges sur l'économie, en collaboration avec André-Jacques Holbecq, éditions Dangles, 02/2007.
- Les Aventuriers de l'Abondance: Éco-fiction pour répondre aux défis du XXIème siècle, éditions Yves Michel, 11/2009.
- La dette publique, une affaire rentable - À qui profite le système ? en collaboration avec André-Jacques Holbecq, (préface d'Étienne Chouard), éditions Yves Michel, 2e édition 02/2011.
- Une monnaie nationale complémentaire, en collaboration avec André-Jacques Holbecq, éditions Yves Michel, 02/2011.
- Les monnaies locales complémentaires : pourquoi, comment ?, éditions Yves Michel, 04/2012.

"Faire vivre la politique et non pas faire de la politique pour en vivre"...

samedi 22 décembre 2012

La démocratie confisquée ? Vidéos de la conférence


La démocratie confisquée ?
Conférence - débat du 22 novembre 2012
au Forum des Arts et de la culture
33400 Talence

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La démocratie confisquée (vidéo 2/2) par bernardconte


"Faire vivre la politique et non pas faire de la politique pour en vivre"...

jeudi 20 décembre 2012

Le coût de Talence Cité Mag



Lors du Conseil municipal du 18 décembre 2012, j'ai posé la question orale suivante :

Monsieur le Maire,

A l’heure où les ressources budgétaires se font rares, il faut s’intéresser à tous les postes de dépenses.

Ma question porte sur le journal municipal dont le titre actuel est Talence Cité Mag.

Quel est le coût réel global de cette publication dont le rôle est, semble-t-il, de vanter l’action de l’équipe municipale en charge des affaires plutôt que d’informer réellement la population sur les problèmes du vivre à Talence.

Outre le coût annuel global, il me serait utile de disposer d’un tableau faisant apparaître les coûts liés à :

1.       La rédaction qui comprend un rédacteur en Chef et trois rédacteurs,

2.      La photographie, il faut dire que ce magazine comprend de nombreuses photos de la même personne,

3.      La conception graphique,

4.      La mise en page par la société Hypophyse

5.      L’impression par l’imprimerie Sodal (25000 exemplaires pour chaque numéro)

6.      La distribution par l’association Réagir

7.      Cité Mag audio.

 Merci de votre réponse

Voici les informations fournies par le Maire :

 
 


Commentaire :

 Dans le tableau "Frais techniques", les coûts de mise en page et d'impression sont exprimés Hors taxes. Néanmoins, la municipalité règle ses factures toutes taxes comprises.

En conséquence : 
- les frais de mise en page doivent être comptés en incluant la TVA de 5,5% : 5760 * 1,055 =  6076,8 € TTC
- les frais d'impression sont frappés d'un taux de TVA de 19,6%, le montant TTC s'élève à 35700 * 1,196 = 42697,2 € TTC

Pour avoir une vision normalisée du coût global, il faut se ramener au périmètre annuel pour le Cité Mag audio, c'est à dire considérer le coût pour les 9 numéros en année pleine c'est à dire : 200 € x 9 = 1800 €, soit 1200€ de plus que mentionné dans la colonne du tableau "coût 2012".

Au total, le coût annuel du Talence Cité Mag est de 119 404 €
 
et le coût au numéro est de 14 643 €
 

"Faire vivre la politique et non pas faire de la politique pour en vivre"...

lundi 17 décembre 2012

Ordre du jour du Conseil municipal du 18 décembre 2012


CONSEIL MUNICIPAL DU 18 DECEMBRE 2012

Ordre du jour

RAPPORTEUR : Monsieur le Maire
1 - Approbation du procès verbal de la séance publique du 19 novembre 2012
2 - Décisions municipales - Information du Conseil
3 - Projet d'extension du périmètre de la Communauté Urbaine de Bordeaux à la commune de Martignas-sur-Jalle – Avis du Conseil Municipal
4 - Opération «Soul Tram» - Demande de subvention
5 - Déclassement sans désaffectation d'une partie de la parcelle AZ 4 (lot G) – Ecole Georges Lasserre

RAPPORTEUR : Monsieur VILLEGA-ARINO, Adjoint délégué à la Culture
6 - Avenant à la convention de coopération entre la ville de Talence, l'université de Bordeaux I et l'université de Bordeaux 3
7 - Subvention sur projet à l'association DOLABIP

RAPPORTEUR : Monsieur GELLE, Adjoint délégué au Développement Durable
8 - Agenda 21 local – Adoption du plan d'actions – Période 2012 - 2014

RAPPORTEUR : Madame SALLET, Adjoint déléguée à la Citoyenneté
9 - Reprise des concessions en état d’abandon

RAPPORTEUR : Madame IRIART, Adjoint déléguée aux Solidarités, à l’Action Sociale et l'Emploi
10 - Renouvellement de la convention de partenariat avec la Mission Locale des Graves pour l’année 2013
11 - Participation financière 2013 de la ville de Talence à l'association Portes du Sud 12 - Mise à disposition de locaux à l'association Portes du Sud
13 - Convention de partenariat entre la ville de Talence et l'association Unis Cités en vue de la mise en place d'un projet de «visites de convivialité» auprès des personnes âgées pour l'année 2013

RAPPORTEUR : Madame LUTREAU-CHAVERON, Adjoint déléguée aux Ressources Humaines
14 - Reconduction d’un poste de Chargé de Mission Prévention – Sécurité
15 - Régime des astreintes étendu au Service Electrique
16 - Directeur de communication – reconduction de poste

RAPPORTEUR : Monsieur CLOUP – Adjoint délégué aux Finances
17 - Exercice budgétaire 2012 – Décision modificative N°1
18 - Exercice budgétaire 2012 – SPIC Régie des Transports - Décision modificative N°1
QUESTIONS ORALES
"Faire vivre la politique et non pas faire de la politique pour en vivre"...

mardi 11 décembre 2012

La Grèce laboratoire du néolibéralisme



Voici la traduction en grec d’un de mes articles réalisée par une française résidant à Salonique, Caroline Luigi http://carolineluigi.blogspot.fr/

30/10/2012
La Grèce préfigure la Tiers-Mondialisation de l’Europe

Η Ελλάδα προαναγγέλλει την τριτοκοσμικοποίησητης Ευρώπης

Του Bernard Conte, επίκουρος καθηγητής, πανεπιστήμιο του Bordeaux, 12/03/2010

 
 Pour lire la suite, cliquer ici

 
 

lundi 10 décembre 2012

Portugal, ça va mal !

Voici une émission (TTC) d'une télé suisse francophone sur les conséquences, au Portugal, de l'austérité imposée par la troïka.

L'imposition de "l'ajustement" néolibéral euthanasie la classe moyenne. Déjà en 2009, dans mon ouvrage La Tiers-mondialisation de la planète, je décrivais cette dynamique en cours.
 

La situation du Portugal décrite dans le documentaire nous révèle notre avenir proche...

"Faire vivre la politique et non pas faire de la politique pour en vivre"...

Nouveau marché à Saint Génès

"La barrière Saint Genès a désormais son marché qui se déroule tous les samedis matins à partir du 1er décembre dans les rues Emile Loubet et Jean Iriquin" (source des citations : site  Internet de la mairie).
 
 

Samedi 8 décembre a eu lieu l'inauguration officielle du marché. L'ambiance était conviviale, le maire a fait un discours et un "pot" était offert par la Mairie. En raison de l'inauguration officielle, pour tout achat, les commerçants mettaient la marchandise dans un sac "écolo" gracieusement offert par la mairie.



 Les "25 commerçants non sédentaires" prévus n'étaient pas au rendez-vous, mais, malgré un nombre plus restreint, la diversité des étals était bien présente car, outre les classiques fruits et légumes, poissons... on pouvait acheter des matelas, rempailler ses chaises, vendre ses violons, etc. Plus besoin d'aller au diable vauvert pour se nourrir et équiper son logement, place à la proximité commerciale conviviale.
 
Pour sa deuxième session, le marché a rassemblé un nombre appréciable de chalans notamment grâce à une forte présence des élus de la majorité municipale.

Quelques individus (non "progressistes" certainement) ont critiqué l'enlèvement la veille au soir, par la fourrière, de véhicules mal stationnés. Pourtant les propriétaires desdits véhicules ne pouvaient pas manquer l'information placardée sur des panneaux d'interdiction de stationner. Evidemment, il vaut mieux avoir une bonne vue et une lampe torche la nuit pour lire le texte avertissant de l'éventualité d'un enlèvement des véhicules à partir de 18 heures le vendredi précédant le marché.
 
 

Au total, selon la rumeur, il n'y aurait eu que 6 véhicules enlevés le vendredi 30 novembre et 8 véhicules le vendredi 7 décembre. Pour mémoire : amende : 35 euros + 135 euros fourrière.

 
 
Pour ma part, j'ai eu de la chance car la fourrière ne procède pas à l'enlèvement des vélos.
 

"Faire vivre la politique et non pas faire de la politique pour en vivre"...

vendredi 7 décembre 2012

Le "Jiweb" : la télé "décalée" de la majorité municipale de Talence



Depuis le 18 janvier 2011, le service communication de la mairie de Talence propose "une web tv 100 % talençaise avec le souhait d’intéresser un nouveau public aux différentes informations municipales".

Ledit service "propose tous les 15 jours et en moins de 10 minutes des sujets locaux sur un ton décalé et humoristique".


Comme indiqué sur le site municipal : "La présentation du journal a été confiée à Norbert Denfert, personnage haut en couleur aux origines improbablement audibles. Il est assisté par mademoiselle Pétronille en charge de la météo".

Le ton est décalé, les dialogues également... mais il faut être indulgent car le Jiweb est crée "avec des éléments de récupération".

Parfois le "décalage" frise le dérapage comme en témoigne ce morceau de vidéo qui révèle certaines qualités de Norbert :


Si le lien ne fonctionne pas allez sur le site de la mairie
http://www.talence.fr/tv-talence.html
et placez le curseur de la vidéo n° 35 à 5' 35.


On l'aura compris, selon Mademoiselle Pétronille, dont le visage traduit parfaitement l'agréable surprise, celle de Norbert d'Enfer  est "chaude et grosse", serait-elle démoniaque ?

En réalité, ce Jiweb n'est qu'un support de plus destiné à faire l'apologie de l'action municipale notamment à travers des interviews "décalées" des membres de l'équipe dirigeante.

A ce jour, le dernier Jiweb en date est le n° 35. J'ai voulu visionner quelques journaux antérieurs. A ma grande surprise, sur le site de la mairie, les vidéos ne sont disponibles qu'à partir du Jiweb n°20. Sur Dailymotion, le site d'hébergement, certaines vidéos sont absentes... Quelles sont les raisons de ces absences ? Peut-être des "décalages" jugés trop importants ?

En tout cas, bravo au service Com de la Mairie !!! pour son humour très "décalé".
"Faire vivre la politique et non pas faire de la politique pour en vivre"...

vendredi 23 novembre 2012

Publication : La démocratie défaite



Mon article : "La démocratie défaite" vient de paraître dans le numéro 6 de la revue Perspectives Libres sur La crise de l'idéologie globale.

La démocratie défaite



La démocratie peut se définir comme le « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ». Pour nous, en Occident, cet « idéal » se traduit par la démocratie électorale libérale moderne. Ce système semble paré de toutes les vertus, si bien qu’il conviendrait de l’imposer, par la force s’il le faut, à l’ensemble de la planète. Le jeu de la démocratie permettrait de réguler, efficacement et au bénéfice de tous, l’ensemble de la vie économique et sociale. Le jeu démocratique conduirait ainsi à un optimum économique et social. Mais, en réalité, le fonctionnement de nos démocraties est bien éloigné de cet idéal. etc.

vendredi 16 novembre 2012

Gaz de schiste

Selon Michel Rocard (82 ans) : « pour l'Europe, la France serait au gaz de schiste ce que le Qatar est au pétrole».

L'exploitation de la manne du gaz de schiste permettrait sans doute à notre émirat (pays) de résoudre tous ses problèmes (croissance, balance des paiements, déficits, chômage...) et à nos élites de vivre, encore plus, comme des nababs.

La majorité d'entre vous, a certainement déjà vu Gasland le documentaire de Josh Fox.

Voici la suite : Le ciel est rose.





Malgré le discours contraire, va-t-on chez nous en France, à plus ou moins longue échéance, exploiter les gaz de schistes par fracturation ?

Ce qu'il nous faudrait, c'est une bonne guerre !!!

Avertissement : le texte qui suit n'est en aucun cas un vrai appel à la guerre. Il faut le lire au "second degré". Il me rappelle les "vieux" de mon village natal, assis sur un banc au soleil d'automne. Ils refaisaient le monde s'en prenant, par exemple, aux essais nucléaires qui détraquaient le climat... puis la conversation se terminait souvent par : "ce qu'il nous faudrait c'est une bonne guerre !".


C’est une bonne guerre qu’il nous faut

vendredi 28 septembre 2012 par Pièces et main d’œuvre  (association grenobloise)

À l’appel de la Fédération européenne de l’industrie et de la CGT, nous manifesterons le 9 octobre 2012 pour l’industrie, pour l’emploi et pour des mesures de relance exceptionnelles - à Lyon à 11h place Jean Macé – comme à Paris, Bordeaux, Marseille, Epinal, Rennes, Toulouse.

La France et l’Europe traversent une crise sociale et économique sans précédent. Chômage de masse, précarité, dette publique, écroulement des services publics, désindustrialisation : si rien n’est fait, c’est tout notre modèle de développement qui s’écroulera, repoussant pour longtemps la perspective d’un retour durable de la croissance. Pourtant on connaît la voie à suivre : « un emploi dans l’industrie génère 3 à 5 emplois dans les services et la sous-traitance qui permettent, par la consommation des salariés, d’alimenter l’économie, donc le développement industriel et l’emploi » (CGT Isère). Pour que l’homme soit véritablement au service de l’économie, il faut des mesures de relance industrielle à la hauteur de la crise actuelle.

Nous devons tirer les leçons de l’Histoire. Il y a un siècle, l’économie française a connu un formidable bond en avant, son industrie une véritable révolution. Voyez l’essor de la région grenobloise dans les années 1915-1916 : aménagements hydroélectriques, boum dans la construction mécanique, floraison des sites électro-chimiques. Matériel électrique, explosifs, coton nitré, papier à cartouche, obus, chlore et phosgène comme gaz de combat, magnésium pour l’artillerie. Que seraient devenus la métallurgie de Bouchayer et Viallet, le chimiste Progil, les usines Bergès, les pâtes Lustucru, les biscuits Brun sans la Première guerre mondiale ? Les statistiques sont formelles : « En 1914, Grenoble compte 15 000 : ouvriers ; en 1931, le nombre aura plus que doublé : 31 000. La guerre aura eu un effet stimulant. » (1)

Toulouse, autre technopole aujourd’hui à la pointe de l’innovation, a connu le même phénomène : l’effort de guerre « a suscité la création de toutes pièces de puissants complexes industriels » (2), dont les fleurons actuels de l’aéronautique ou de la chimie sont les descendants directs.

Même stimulation bienfaisante pour l’innovation, l’industrie nationale et l’emploi en 1939-45. À Grenoble, les laboratoires - ferromagnétisme, aérodynamique, hautes fréquences, électrostatique, etc – servent le complexe militaro-industriel pour le profit des salariés. Ne l’oublions jamais : c’est grâce à la collaboration des chercheurs avec l’armée, dans les années 1940, que la capitale des Alpes est aujourd’hui la Silicon Valley française, et offre à des milliers d’ingénieurs, techniciens, cadres, opérateurs de salle blanche, un emploi et un avenir. Six années de conflit pour Trente Glorieuses.

Tandis que notre croissance agonise, il faut rappeler cette vérité : l’économie et la guerre ne sont que la poursuite incessante, infinie et réciproque de l’une par l’autre.

C’est pourquoi nous lançons aujourd’hui un appel solennel aux forces vives, aux progressistes, au mouvement social. Pour nos emplois et ceux de nos enfants, pour la réindustrialisation de la France, pour son redressement productif et moral, c’est une guerre qu’il nous faut.

Le « redressement productif » ne suffira pas - pas plus que le New Deal en son temps. Rappelons que le programme du président Roosevelt dans les années 1930 fut un échec économique. Malgré l’interventionnisme de l’Etat (grands travaux, contrôle des banques, subvention de l’agriculture, soutien aux syndicats et aux mouvements de consommateurs, protection sociale), 17 % de la population active américaine pointait au chômage en 1939. (3) « La production industrielle ne repartira qu’en 1940. Au moment où les Etats-Unis se réarmeront pour préparer leur entrée en guerre. » (L’Usine nouvelle, 2012)

Voyons les choses en face. Au sein de l’Union européenne, l’Allemagne méprise la solidarité entre membres, favorisant ses intérêts nationaux contre les autres pays. La Grèce est à genoux, l’Espagne, le Portugal et l’Italie au bord du gouffre, et l’impérialisme allemand impose sa politique d’austérité qui nous conduit à la catastrophe. Jusqu’à quand subirons-nous ce diktat ?

De son côté, la Chine nous inflige un dumping social insupportable, bafouant les droits des travailleurs comme ceux de la propriété industrielle et de la concurrence. Délocalisations, contrefaçon, exploitation : allons-nous tolérer davantage les abus sans limite des Chinois ?

Contre la Chine, avec nos alliés de l’OTAN, ou contre l’Allemagne, avec la Grèce, un conflit est envisageable. Ce ne sont ni les motifs, ni les occasions qui manquent. Songez aux retombées économiques ! La tentative du président Obama de renouveler l’expérience du New Deal – rebaptisée Green New Deal pour intégrer les nouvelles contraintes environnementales – est vouée à l’échec. Les énergies renouvelables, l’isolation des bâtiments, les biocarburants, la voiture électrique, s’ils permettront la création certaine d’emplois, ne fourniront pas l’électrochoc nécessaire à l’économie. Comme en 1939-45, seul l’effort de guerre relancera l’industrie. Avec Mélenchon pour le Rafale, avec Montebourg pour le patriotisme économique, soutenons la seule relance véritable !

Grenoble, dont les « nombreux laboratoires, centres de recherches et universités […] constituent une source inépuisable d’innovations dans laquelle la Direction Générale pour l’Armement pioche régulièrement » (4) , serait à la pointe de la mobilisation, avec des milliers d’emplois à la clé.

Chez Thales, soumis aux menaces de fermetures, on retrouverait le bénéfice d’être « leader mondial des hautes technologies sur les marchés de l’aéronautique, de l’espace, de la défense, des transports et de la sécurité » : un conflit offrirait des débouchés à nos armements de pointe. Imaginez les performances de Scorpion, le programme de numérisation du théâtre d’opérations que le groupe pilote pour l’armée française ! Sans oublier ses systèmes d’identification biométrique, de cryptage de données, de contrôle d’accès made in France. Nos fleurons high-tech donneraient leur pleine mesure. STMicroelectronics, le CEA et les start-up de micro et nanoélectronique équipent déjà nos troupes (programme Félin - Fantassin à équipements et liaisons intégrés) et les systèmes de communication et de traçabilité (RFID, capteurs, poussières intelligentes) ; Memscap fournit les meilleurs capteurs de pression à l’Eurofighter et au Super Puma 1, et des Mems pour le guidage des armes ; les détecteurs infrarouges de Sofradir, qui équipent l’armée française, ne manqueraient pas d’être déployés, de même que les biopuces d’Apibio pour détecter les attaques bactériologiques. Qu’on songe aux salariés de Rio Tinto, en Maurienne, d’Ascométal au Cheylas, et à toute la filière aluminium, à qui un cycle guerre/reconstruction redonnerait l’espoir d’un véritable redressement productif.

Pensez aux chantiers par dizaines ! Une aubaine pour les salariés du BTP et de Caterpillar, aujourd’hui menacés. Enfin le renouvellement urbain ! Une vraie chance de reconstruire la ville sur la ruine, de bâtir des smart cities avec des éco-quartiers connectés et intelligents, de moderniser les réseaux de transports et d’énergie, de remplacer les compteurs électriques par des Linky ! de donner un nouvel élan au programme nucléaire français (surgénérateurs, ITER), de propulser la ville globale dans le XXIe siècle !

Quant à nos soldats et aux civils touchés par la guerre, nos neurotechnologues les prendront en charge. Les mutilés testeront les nouvelles interfaces homme-machine et les exosquelettes mis au point à Clinatec, notre clinique du cerveau unique au monde. Leurs souffrances permettront les progrès de la bionique. Clinatec pourra tester ses implants neuro-électroniques contre la dépression et les troubles de l’humeur à grande échelle : quelle meilleure image pour nos savoir-faire locaux, dans le monde entier !

Chacun doit se convaincre que l’économie n’est pas faite pour l’homme, mais l’homme pour l’économie, et se demander ce qu’il peut faire pour celle-ci. Nous invitons tous ceux qui croient au redressement productif de la France à se joindre à la manifestation du 9 octobre, à signer et à diffuser cet appel.

Source
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NOTES
1) cf. 50 millions de Grenoblois. Claude Glayman. Préface de Pierre Mendès-France. 1967. Ed. R. Laffont
2) Les conséquences économiques et sociales de la Première guerre mondiale à Toulouse (1912-1922), Anne Alonzo, 2009, Ecole des Chartes
3) André Kaspi, Franklin Roosevelt, Fayard, 1988
4) Le Daubé 3/04/01

Ordre du jour du Conseil municipal du 19 novembre 2012

CONSEIL MUNICIPAL DU 19 NOVEMBRE 2012

ORDRE DU JOUR

RAPPORTEUR : M. le Maire

1 – Approbation du PV de la séance du 15 octobre 2012

2 - Décisions municipales – Information du Conseil

3 - Sinistre École Joliot Curie 20/07/11 – Acceptation de l’indemnité d’assurance

4 - Tarifs Médoquine

5 - Convention visant à l'installation d'un Observatoire de Sûreté des Transports en Commun de l'agglomération bordelaise


RAPPORTEUR : M. VILLEGA-ARINO – Adjoint délégué à la Culture

6 - Convention de dépôt d'un sarcophage d'époque romaine au Musée d'Aquitaine – avenant de reconduction

7 - Subvention exceptionnelle au collège Henri Brisson de Talence

8 - Subvention à l'Association GRANDPIANO


RAPPORTEUR : Mme SALLET, Adjointe déléguée à la Citoyenneté

9 - Convention de partenariat entre la Ville de Talence et l'association Boulevard des Potes dans le cadre de permanences pour l'année 2012


RAPPORTEUR : M. JESTIN, Adjoint délégué à l'Urbanisme

10 - Débat sur les orientations générales du P.A.D.D. du P.L.U 3.1

11 - Requalification Urbaine du quartier de Thouars – Avenant à la Convention avec l’ANRU - Signature

12 - Requalification Urbaine du quartier de Thouars – Charte de Gestion Urbaine de Proximité (GUP) - Signature


RAPPORTEUR : Mme LUTREAU-CHAVERON, Adjointe déléguée aux Ressources Humaines

13 - Création d'un poste de chargé de mission à la Direction Générale des Services


RAPPORTEUR : Mme HIERET, Adjointe déléguée à la Petite Enfance

14 - Contrat CAF – Enfance

15 - Opération «ELEPHANT BLEU» - Extension d’une structure Petite Enfance –Création de 4 places– Plan de financement


RAPPORTEUR : M. LABOURDETTE, Conseiller Municipal délégué au
Développement Intercommunal

16 - Autorisation de signature d’une charte de partenariat avec les agences immobilières pour l'implantation de commerces et d'entreprises sur la Commune


RAPPORTEUR : M. SEBTON, Conseiller Municipal délégué à la Jeunesse

17 - Soutien du Conseil Régional aux actions de développement social au profit des quartiers prioritaires – Soutien aux micro-projets et à la participation des habitants –Répartition de l’aide régionale 2012

  QUESTIONS ORALES

lundi 22 octobre 2012

La démocratie confisquée ?

Talence ensemble à gauche

Conférence-débat


La démocratie confisquée ?



Marion Paoletti 
Politiste, Université Montesquieu Bordeaux IV – SciencesPo Bordeaux

L’idéal démocratique dans la société contemporaine apparaît vivace. Il produit quelques effets limités sur la démocratie institutionnelle. Mais les possibilités de transformations sont singulièrement contraintes par les logiques très solides de la professionnalisation politique. C’est ce que montre l’éternel débat sur la limitation du cumul des mandats.




Bernard Conte
Économiste, Université Montesquieu Bordeaux IV – SciencesPo Bordeaux

Pour l’oligarchie, rétablir à son profit la gouvernabilité menacée au cours des Trente glorieuses a impliqué la défaisance de la démocratie. Le pouvoir du peuple est confisqué et remis aux experts, aux juges, aux « parties prenantes »… qui œuvrent – (in)consciemment – en faveur de la domination de la finance.



Jeudi 22 novembre 2012


de 20h15 à 22h15

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Auditorium du Forum des Arts et de la Culture

Place Alcala de Henares – Au-dessus de la librairie Georges

Centre ville de Talence

Tramway ligne B – station Forum

Contact : 06 98 52 99 78


mardi 16 octobre 2012

Ordre du jour du Conseil municipal du 15 octobre 2012

CONSEIL MUNICIPAL DU 15 OCTOBRE 2012

Ordre du jour

RAPPORTEUR : M. le Maire
1 – Approbation du PV de la séance du 11 septembre 2012
2 – Décisions municipales – Information du Conseil
3 - Rapport d'activité CUB 2011
4 - Passation d'un avenant à la convention d'occupation du domaine public pour l'implantation d'un carrousel dans le parc Peixotto

RAPPORTEUR : M. PARANTEAU – Adjoint délégué à la Jeunesse et aux Sports
5 - Partenariat Centre de Loisirs des Petits Rois et le Multisport

RAPPORTEUR : M. JESTIN – Adjoint délégué à l'Urbanisme
6 - Modification du PLU – Talence ETSM
7 - Modification du PLU – Lormont Les Iris
8 - Modification du PLU – Mérignac Capeyron
9 - Modification du PLU – Mérignac déchetterie
10 - Modification du PLU – Mérignac Stationnement Yser
11 - Modification du PLU – Pessac aménagement Lartigon
12 - Modification du PLU – St Aubin de Médoc Centre technique
13 - Modification du PLU – Talence couverture des tennis

RAPPORTEUR : Mme CASTAGNERA – Adjointe déléguée aux Seniors
14 - Espace Seniors - tarifs

RAPPORTEUR : Mme LUTREAU-CHAVERON – Adjoint déléguée aux Ressources Humaines
15 - Régime indemnitaire des cadres d’emplois des rédacteurs territoriaux et modification du coefficient d’IAT pour les grades d’Animateur et d’Educateur territoriaux des activités physiques et sportives principaux 2ème classe
16 - Signature d'une convention-cadre de formation avec le CNFPT
17 - Mise à jour du tableau des effectifs 2012
18 - Régime indemnitaire du cadre d’emplois des Assistants territoriaux d’enseignement artistique RAPPORTEUR : M. CLOUP – Adjoint délégué aux Achats et Marchés Publics
19 - Denrées alimentaires et boissons - Avenant modifiant la composition du groupement de commandes ADARCE (Achats de Denrées Alimentaires pour les Restaurants de Collectivités et d’Entreprises)

RAPPORTEUR : M. BONNIN – Conseiller municipal délégué au suivi des chantiers et travaux
20 - PVR – 99 chemin de Leysotte

RAPPORTEUR : Mme FURNON – Conseillère municipale déléguée à l'Environnement 21 - Versement d'une subvention exceptionnelle au CRED (Centre d'Etudes et Développement de l'Université de Bordeaux 1) - Projet «VEGEBLOK»

QUESTIONS ORALES

jeudi 4 octobre 2012

Syndicalisme et culture ouvrière (texte)

Le texte de l'intervention de Catherine Allemandou

Syndicalisme et culture ouvrière

Deux constats s’imposent lorsqu’on évoque le syndicalisme en France :

• en premier lieu la faiblesse de l’engagement syndical des salariés en France avec un taux de syndicalisation de 8% (dernier chiffre connu en 2008),

• et parallèlement le déploiement de mouvements sociaux dans la période récente, notamment en 1995, 2003, 2009 et 2010, se traduisant par de puissantes manifestations mais n’aboutissant pas à des décisions politiques prenant en compte l’essentiel des revendications exprimées.

On peut dès lors s’interroger sur l’efficacité des syndicats et se poser la question de leur utilité ?

Dans un premier point, j’explorerais les caractéristiques actuelles du syndicalisme français, autour de deux axes :

• La faiblesse du taux de syndicalisation, et

• La division des organisations syndicales se réclamant de courants idéologiques différents, ce qui entraîne des divergences dans les stratégies d’action.


L’objet de ma seconde partie sera de tenter de répondre, à la lumière des éléments développés en amont, à la question de l’utilité des syndicats : en quoi sont-ils ou non utiles et comment faire pour améliorer leur efficacité ?


I. Les caractéristiques actuelles du syndicalisme français


A. La faiblesse numérique des syndicats

Les statistiques publiées par le Ministère du Travail en 2008 indiquent que sur les 8% de syndiqués :

• 5% d’entre eux l’étaient dans le secteur privé

• 15% dans le secteur public.

Au milieu des années 1970, le taux de syndicalisation était de 20 à 25%. Il y a donc eu un net déclin de la syndicalisation.

Ce déclin est-il propre à la France ou l’observe-t-on dans les autres pays européens ?

Les chiffres 2008 de l’observatoire européen des relations industrielles relèvent d’importantes disparités dans le taux de syndicalisation :

• La Belgique et les pays scandinaves ont des taux de syndicalisation supérieurs à 70%

• L’Autriche, le Luxembourg, l’Irlande, l’Italie, Chypre, Malte, la Roumanie et la Slovénie se situent entre 30 et 60%

• L’Allemagne, la Grèce, les Pays Bas, le Portugal, le Royaume-Uni, la Bulgarie, la République Tchèque, la Hongrie se situent entre 20 et 29%

• L’Espagne, la Lettonie, la Pologne et la Slovaquie entre 10 et 19%

• Enfin en dernière position avec un taux inférieur à 10% : la France, l’Estonie et la Lituanie.



Il convient bien sûr de replacer ces chiffres dans le contexte de l’histoire sociale, politique et économique de chacun de ces pays. Néanmoins, Jean-Marie PERNOT, auteur de « Syndicats, lendemain de crise », apporte quelques éclairages :

• Dans les pays nordiques, ainsi qu’en Belgique, la syndicalisation dans les entreprises peut être favorisée par un certain nombre de pratiques :

 Adhésion automatique des salariés dans les entreprises couvertes par une convention collective

 Prélèvement à la source de la cotisation par l’employeur

 Gestion par les syndicats du système d’assurance chômage (sauf en Norvège) et de la formation professionnelle

 En Belgique, 87% des chômeurs sont syndiqués, représentant 20% de l’effectif des syndicats.

o Cependant, ces pays connaissent une certaine baisse de leur taux de syndicalisation depuis 1993, liée aux évolutions socio-économiques :

 Développement des CDD

 Désaffection sensible des jeunes à l’engagement syndical.

o Pour autant, le taux de syndicalisation reste important, avec une féminisation accrue et majoritaire dans les syndicats.

• Au Royaume-Uni, le taux de syndicalisation a décliné très fortement : en 1979, la moitié de la population active était syndiquée, avec une implantation syndicale majoritaire dans le public : 59%, contre 16,1% dans le secteur privé.

• Le syndicalisme allemand est lui aussi en perte de vitesse, avec un affaiblissement de 13% des effectifs d’une des plus grandes centrales syndicales : le D.G.GB.

• En Italie, le taux de syndicalisation reste important, mais il est à pondérer par le poids des retraités syndiqués, qui représentent la moitié des effectifs. L’implantation dans le secteur privé diminue régulièrement depuis 20 ans.

• L’Espagne a un faible niveau de syndicalisation, néanmoins en augmentation, avec de fortes disparités entre les différentes provinces autonomes.



B. Des organisations syndicales divisées, aux références idéologiques diverses

Un panorama historique permet d’éclairer cette caractéristique du syndicalisme français :

• Sous l’Ancien Régime, les premières formes d’organisation ouvrière étaient :

o Les corporations, regroupements par métier reconnus par l’autorité royale, fortement hiérarchisé, sous la protection du maître patron

o Et les compagnonnages, regroupements de plusieurs métiers, itinérants, non autorisés, à forte connotation religieuse.

• Pendant la Révolution en 1791, le décret d’Allarde interdit les corporations, et la loi Le Chapelier interdit à son tour les coalitions. Les Révolutionnaires voulaient ainsi substituer une société d’hommes libres et égaux à un monde de corps et de privilèges. Malgré cela, des sociétés de secours et d’entraides créées par les ouvriers perdurèrent, servant souvent de base à des actions de grève et de résistance.

• En 1864, le mouvement ouvrier français essentiellement constitué d’ouvriers qualifiés des villes s’organise dans les chambres syndicales. Fortement influencé par les thèses de Proudhon, il participe à la fondation de l’association internationale des travailleurs en 1864, au cours de laquelle Marx élabore une résolution sur les syndicats, leur assignant :

o A la fois un objectif de lutte immédiate pour défendre les ouvriers contre le capital

o Mais aussi un objectif de lutte pour abolir le système du salariat.

• Cette même année en 1864, la loi reconnait l’usage de la grève.

• En 1884, 20 ans plus tard, la loi Waldeck Rousseau autorise la création des syndicats, sauf pour les fonctionnaires (droit reconnu en 1924.)

• En 1836 à Lyon, se crée une fédération nationale des syndicats, qui marque la naissance du syndicalisme confédéré.

• Parallèlement, plusieurs municipalités facilitent la création de Bourses du Travail (dont Bordeaux), locaux mis à disposition des syndicats remplissant les fonctions d’aide à la recherche du travail, de gestion de mutuelles et de coopératives, et d’aide aux travailleurs itinérants.

• En 1895, au congrès de limoges est créée la première organisation syndicale ouvrière, la CGT. Plusieurs courants la traversent :

o Un courant anarchiste issu de la Fédération nationales des Bourses du Travail incarné par Fernand Pelloutier : place centrale accordée aux syndicats dans l’émancipation des travailleurs au moyen de la grève générale, indépendance absolue du syndicat vis-à-vis des partis politiques

o Un courant influencé par Jules Guesde : syndicat subordonnée au parti

o Un courant modéré inspiré par Jean Barberet, journaliste proche de Gambetta

• En 1906, la Charte d’Amiens sur une base de lutte des classes, préconise la stratégie de la grève générale, affirme l’indépendance du syndicat par rapport aux partis politiques et la nécessité d’allier revendications immédiates visant le mieux-être des travailleurs et la lutte contre le capitalisme.

• Différents syndicats sont ensuite apparus :

o La CFTC en 1919, issue des théories sociales de l’encyclique Rerum Novarum

o La CGTU en 1921, suite à la 1ère scission au sein de la CGT due aux tensions crées par la guerre, avec exclusion des syndicalistes révolutionnaires et communistes.

o Puis retour unitaire au sein de la CGT en 1936, année qui verra la victoire du Front Populaire ainsi qu’une puissante grève générale aboutir aux accords de Matignon accordant :

 Augmentation des salaires

 Congés payés

 Lois sur les conventions collectives

 Instauration des délégués du personnel

o En 1939 : exclusion des communistes de la CGT lors de la signature du pacte germano soviétique.

o 1940 : tous les syndicats sont interdits par le régime de vichy

o 1943 : réunification de la CGT dans la clandestinité

o 1944 : naissance de la CGC

o 1947 : nouvelle scission au sein de la CGT aboutissant au départ de la tendance FO

o 1948 : création de la CGT FO, de la FEN autonome.

o 1964 : création de la CFTC à la suite d’une scission au sein de la CFTC

o 1989 : les syndicats de postiers et de personnel de santé, exclus de la CFDT créent SUD (solidaires, unitaires, démocratiques) PTT et sud santé sociaux.

o 1993 : création de la Fédération Syndicale Unitaire (FSU) à la suite de l’exclusion du Syndicat National de l’Enseignement Secondaire et du Syndicat National de l’Enseignement Professionnel de la Fédération de l’Education Nationale.

o 2000 : la FEN se transforme en Union Nationale des Syndicats Autonomes – Education

o 2004 : naissance de l’Union Syndicale Solidaire ‘ex Groupe des Dix).

Issues de différentes scissions et de crises, traversées par des courants idéologiques à la fois laïcs, socialistes, révolutionnaires, ou issus du syndicalisme chrétien, les organisations syndicales ont des stratégies influencées parfois de façon contradictoire par les courants idéologiques auxquels elles se rattachent, tout en s’inscrivant dans les évolutions sociétales.


• Les organisations représentatives :

La CGT s’est longtemps définie comme un syndicat de classe et de masse, d’où l’accusation d’être une « courroie de transmission du PC » avec qui elle a pris ses distances en 1978. Elle défend l’idée d’un syndicalisme conjuguant réformes progressistes et défense des acquis, ses références à la lutte des classes semblant moins présentes actuellement. La recherche de l’unité d’action est son axe stratégique principal, menée essentiellement avec la CFDT. Sa présence dans les mouvements sociaux récents fut prégnante.

Elle arrive en 1ère position :

• aux élections prud’homales de 2003, où elle recueille 34% des sièges (taux de participation : 25,5% des salariés)

• aux élections aux CE où elle obtient 22,9% des voix en 2006 (taux de participation : 63,8%)

• dans la fonction publique territoriale : 32,8% des voix.

Elle arrive en 3ème position dans la fonction publique d’Etat où elle obtient 15,82% des voix en 2011.


La CFDT : après s’être réclamée du socialisme autogestionnaire, elle prône le recentrage, puis se prononce pour « une démarche résolument réformatrice », par des mécanismes de régulation. En 2003, elle signe une négociation séparée sur les retraites. Elle s’inscrit dans la démarche d’unité d’action à l’initiative de la CGT.

Elle arrive en 2ème positions aux élections prud’homales avec 21,81% des sièges, aux élections aux CE avec 20,3% des voix, et dans la FPT : 21,6%. En 4ème position dans la FPE (14,56%)


FO : longtemps hostile à la CGT et au PC, elle prône la négociation plutôt que l’affrontement, et se veut indépendante de tout parti politique. En 2010, lors du conflit des retraites, elle se prononce pour une grève générale.

Arrive en 1ère position dans la FPE (16,61%), en 3ème position dans la FPT (18,6%), en 3ème position aux élections prud’homales (15,81%). A obtenu 12,7% aux élections CE.


La CFTC : joue un rôle actif dans la gestion de la CNAF, appuie Solidarnosc en 1980, prend une part active dans la lutte pour la défense de l’école privée en 1983.

Arrive en 4ème position aux élections prud’homales (8,69%) et CE (6,8%), en 8ème position dans la FPE (3,87%).

La Confédération française de l’encadrement – Confédération Générale des Cadres : d’inspiration catholique et libérale, son slogan est : « nouveau syndicalisme, constructif, régulationniste ». En 1981, avait manifesté contre l’entrée des ministres communistes au gouvernement. Refuse les accords majoritaires au niveau national. A obtenu 6,20% dans la FPE, 8,19% aux élections prud’homales (5ème position), et 6,5% voix aux CE.



• Le syndicalisme autonome :

o L’UNSA : se réclame du réformisme, d’abord proche de la CFDT, s’en est éloignée en 2003, au moment de la signature de l’accord par la CFDT. Dans une stratégie de recherche d’alliances, elle a engagé « des pourparlers » avec la CGC, puis avec la CFDT. En 5ème position dans la FPE avec 13,98% des voix, a obtenu 6,25% des sièges aux élections prud’homales.

o La FSU : très influente dans l’Education Nationale depuis sa création, elle a participé activement aux grands mouvements sociaux depuis 1995. Recherche des alliances et décide, en 2004, d’élargir son champ à l’ensemble de la fonction publique. En 2ème position derrière FO dans la FPE (15,84%).

o L’Union Syndicale Solidaire : auparavant nommée groupe des Dix. Rassemble 10 syndicats autonomes dont les journalistes, les transports, la police, la défense nationale et plusieurs syndicats SUD. Se réclame d’un syndicalisme de lutte et récuse le réformisme. Très faible représentation aux prud’homales : 3,82%des sièges, arrive en 6ème position dans la FPE (8,62%).



• Les syndicats patronaux : trois organisations ont été reconnues représentatives :

o Le MEDEF, auparavant CNPF

o La Confédération Générale des PME, qui avait quitté la CNPF en 1968

o L’Union Professionnelle Artisanale.

Ces trois organisations, bien que concurrentes, ont une très forte tendance à se revendiquer apolitiques. Laurence Parisot, présidente du MEDEf, parle d’ »engagement patronal, d’entrepreneurs citoyens, actifs, participatifs, généreux, exemplaires ». Elle défend des idées telles que la flexibilité, la liberté entrepreneuriale, la libéralisation des licenciements économiques, tout en prônant le dialogue social et les relations contractuelles.

Il faut ajouter à ce tableau un syndicat représentant le secteur de l’économie sociale.

Aux élections prudhommales, l’union entre MEDEF, UPA, CGPME, FNSEA, UNAPL a obtenu 72,09% des sièges, le secteur de l’économie sociale a obtenu 19,05% des sièges.

De même il faut ajouter le syndicalisme agricole, les professions libérales, le syndicat de la magistrature ainsi que les syndicats étudiants, ce qui donne une idée de la fragmentation syndicale.



II. Abordons maintenant la question de l’utilité des syndicats


Tout d’abord au travers des grands mouvements sociaux de ces dernières années

• en 1995 : lors du plan Juppé, des manifestations monstres durent plusieurs mois, rappelant pour les plus vieux d’entre nous l’ampleur des manifestations de 1968, et cependant les ordonnances Juppé ont finalement été imposées.

• En 2003, malgré des mobilisations de masse très importantes contre la réforme des retraites, la CFDT signe en catimini en l’amendant le texte proposé par le gouvernement, ce qui entérine la réforme.

• En 2009, mobilisations massives contres les plans de licenciements.

• En 2010, des manifestations énormes ont lieu pendant presque 6 mois, et malgré l’unité relative du front syndical et son ampleur, la fin de la retraite à 60 ans est entérinée.

On pourrait alors penser, en terme de résultats immédiats, qu’il n’y a pas eu d’efficacité de la riposte syndicale puisque toutes les réformes sont passées. Outre l’intransigeance des gouvernements, on peut évoquer comme raisons à cet échec :

• Des différences d’appréciation dans la conduite des luttes en terme de stratégie : certains syndicats prônaient l’appel à la grève générale (ce qui n’était jamais arrivé depuis 1968) … alors qu’en même temps il est extrêmement difficile d’envisager l’opportunité et surtout la faisabilité du déclenchement d’une grève générale quand des secteurs entiers de l’économie sont encore des déserts syndicaux.

• On peut également y voir les limites de l’action syndicale sans relais politique : dans les manifestations, tous les partis de gauche étaient présents, pour autant les analyses portées sur la réforme des retraites n’étaient pas les mêmes, comme si l’unique élément fédérateur était la lutte contre N. Sarkosy.

Mais une deuxième réponse consiste à louer l’efficacité des syndicats, lors des derniers mouvements sociaux, dans :

• Leur capacité de mobilisation de masse

• La qualité du niveau d’analyses apportées (surtout de la part de la CGT)

Dès lors, peut-on en conclure que les syndicats ne sont uniquement utiles que dans leur capacité à mobiliser lors des grands mouvements sociaux ? La réponse est non, car

• L’utilité des syndicats s’apprécie dans leur présence dans les lieux de travail aux côté des salariés : défense et assistance juridique, défense des emplois, amélioration des conditions de travail.

• Les syndicats ont une fonction institutionnellement reconnue d’acteur social, participant aux mécanismes de régulation des rapports sociaux. Car il est inconcevable d’envisager une relation Etat-citoyen sans représentation intermédiaire pour le moment.

• Ils sont également un espace de solidarité et d’élaboration collective.


Mais encore faut-il que ces syndicats soient en nombre suffisant : se pose alors la question de la nécessite de la syndicalisation.

Les résultats des élections professionnelles montrent que l’audience des syndicats va au delà de leurs seuls adhérents. Cependant trop de représentants syndicaux cumulent plusieurs mandats faute de forces disponibles.


Quelles peuvent être les réticences à la syndicalisation qui expliquent ce vide ?

• Cela peut être lié à la peur des représailles dans le secteur privé essentiellement.

• La division syndicale, qui n’incite pas à l’engagement.

• La relation consumériste des salariés à la société et à l’engagement. En effet, dans l’ensemble, comme le montrent plusieurs enquêtes du Ministère du Travail, il n’y a pas d’hostilité des salariés aux syndicats, mais une relation d’extériorité : le salarié désire une présence syndicale en cas de besoin personnel, mais refuse de s’y engager.

• L’intériorisation des normes de la société libérale peut expliquer cette résistance à la syndicalisation, la société masquant de façon très perverse les processus d’exploitation et de domination : l’austérité, c’est nécessaire, on ne peut pas faire autrement.


Face à ces réticences, les syndicats doivent être capables dans une recherche d’unité, de rassembler, de convaincre et d’agir. Nous avons montré l’existence de divisions syndicales, alors sans sectarisme et sans attendre l’accord parfait, il est possible en recherchant des points de convergence de trouver des accords permettant l’action, tout en produisant dans la durée et dans la continuité des analyses et des propositions, que par exemple les coordinations ne sont pas en capacité de mener.

Après tout, l’arbitrage en dernier lieu appartient aux salariés et les syndicats ne peuvent rien faire sans eux, au risque de perdre leur légitimité représentative et de s’enfermer dans la spirale bureaucratique.

Enfin en guise de conclusion, en quoi faut-il rénover le syndicalisme ?

En capacité de mener des analyses globales, le syndicalisme butte sur la question des pratiques :

• Comment mener des actions dans des lieux de travail dispersé, éclatés, en prenant en compte le particularisme des situations de travail et des métiers ?

• Comment assurer dans ses organisations un fonctionnement démocratique ?