mercredi 29 janvier 2014

Appel citoyen



Pendant six ans, j’ai été votre conseiller municipal. Au cours de ce mandat,   j’ai salué les « bonnes » initiatives, j’ai critiqué et dénoncé celles qui ne       m’apparaissaient pas conformes au bien commun et j’ai aussi proposé des actions concrètes.

Je suis talençais et j’aime Talence. Je veux œuvrer pour le bien commun de  l’ensemble des citoyens en m’appuyant sur les atouts de notre ville pour une vie en harmonie.

Bien sûr, je crois que cet objectif doit être atteint par des politiques de gauche, c'est-à-dire des politiques économiques, sociales, écologiques et démocratiques qui bénéficient au plus grand nombre. Partisan de la vraie gauche qui ne renonce jamais à ses valeurs, je ne suis membre d’aucun parti politique, mais d'une manière générale je soutiens le Front de gauche. Sans nier leur importance, j’estime que la politique, dans le sens noble du terme, ne doit pas être réservée à des structures spécifiques. Les citoyens motivés par la vie de leur cité doivent pouvoir s’impliquer.

Pour les prochaines élections municipales, je suis candidat en tête de la liste : Une vraie gauche pour Talence qui regroupe des "non-encartés" comme moi, le parti de Gauche, le Nouveau parti anticapitaliste et le mouvement Ensemble.

Ma candidature ne s’inscrit pas dans un plan de carrière politique. Je pense que la politique ne doit pas être une profession. Ma devise est la suivante : « faire vivre la politique et non pas faire de la politique pour en vivre ».

Je lance un appel à toutes celles et à tous ceux qui veulent s’impliquer pour le bien commun de notre ville.

Rejoignez la liste une vraie gauche pour Talence !

Courriel : bernard.conte@free.fr  - Tel. 06 98 52 99 78

lundi 27 janvier 2014

Delamarche : les cadeaux fiscaux génèrent-ils de l'emploi ?

Olivier Delamarche

financier bien connu



Avertissement : Ce n'est pas parce que je publie une vidéo sur mon blogue que je souscris totalement à son contenu. Il est important de s'informer de la pluralité des opinions.

Source : Collectif Devenons Citoyens.


samedi 25 janvier 2014

Pourquoi vouloir tant densifier Talence, il y a de la marge à côté

J'ai publié un précédent article : Non à la densification à Talence.


Certains ont pu comprendre que j'étais foncièrement opposé à la densification urbaine. En réalité, je suis opposé à l'étalement urbain en général.


Peut-on parler d'étalement urbain à Talence ? Je ne le crois pas, vu le peu d'espaces verts qui restent, nous ne risquons pas l'étalement urbain, à moins de bâtir à la place du bois de Thouars.


Alors, admettons que la densification, inscrite dans le cathéchisme de nos élus, soit inéluctable.


Pourquoi Talence ?


Voici un "exercice de style" :



Talence est la ville de la CUB dont la densité de population est la plus élevée avec 5 026 habitants au km², pourquoi vouloir à tout prix porter cette densité à 6000 habitants au km² en 2030 ?

Pourtant, de la marge existe dans les communes voisines.


Selon la CUB, Talence couvre une superficie de 8,35 km² pour une population de 41 971 habitants, ce qui donne une densité de 5026 hab/km².


Appliquons cette densité aux communes voisines et calculons la population qui, à l'heure actuelle, correspondrait à ladite densité.

Bègles : 9,96 km² ; 25 205 hab ; 2 531 hab/km²
avec une densité de 5026 h/km² ; la population béglaise serait de 5026 * 9.96 = 50 058 hab soit 24 853 habitants supplémentaires

Gradignan : 15,77 km² ; 23 546 hab ; 1 493 h/km²
avec une densité de 5026 h/km² ; la population de Gradignan serait de 5026 * 15,77 = 79 260 habitantssoit 55 714 hab supplémentaires

Pessac : 30,82 km² ; 58 977 hab ; 1 519 h/km²
avec une densité de 5026 h/km² ; la population de Pessac s'élèverait à 5026 * 30,82 = 154 901 habitants,  soit 95 524 habitants supplémentaires


En égalant la densité de population de Talence, aujourd'hui on pourrait loger environ 176 000 personnes dans les trois communes voisines.


Alors pourquoi cette obsession de vouloir densifier Talence à tout prix ?



"Faire vivre la politique et non pas faire de la politique pour en vivre"...

Philippe Seguin : un visionnaire ? (vidéo)

Après les élections municipales, il y aura les européennes... ce qui suit est à regarder

Le discours est un peu long, mais traite les problèmes de façon exhaustive et balise l'avenir.



"Faire vivre la politique et non pas faire de la politique pour en vivre"...

vendredi 24 janvier 2014

Europe : la guerre fiscale sans fin

L’Europe est pleine de ces mots valise, qui à force d’être rabâchés, ressassés sans jamais être adossés à des actes, sans que leur sens même ne soit vraiment précisé, ont perdu tout pouvoir de mobilisation. Notre embryon d’Europe inachevée, vit avec ses rêves de « gouvernement économique », de « convergence réelle », de solidarité, d’Europe des grands projets, voire de fédéralisme sans que jamais rien ne soit fait en ce sens. Se réclamer de l’un ou l’autre de ces concepts, c’est se fondre dans la rengaine de nos velléités européennes auxquelles plus personne ne croît. L’harmonisation fiscale et sociale appartient à cette litanie devenue inaudible.



Par Olivier Passet




mardi 21 janvier 2014

« Il manque 1 000 milliards aux banques européennes ! »

"L’UE travaille sur une directive qui limitera les retraits d’argent des clients de banques en faillite à 100 ou 200 euros par jour"


Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Après HSBC puis la Deutsche Bank, voici qu’une étude publiée par Bloomberg, l’une des agences de presse économiques les plus sérieuses de la planète, démontre qu’il ne manque pas moins de 1 000 milliards de dollars de capitaux propres aux banques européennes, ce qui, vous en conviendrez, est tout de même une somme relativement importante et conséquente. À titre de comparaison, cela représente 50 % du PIB français, ou encore la totalité des fonds mis dans le MES (ou censés être mis par les Européens) doté d’environ 700 milliards d’euros.


Les banques européennes sont confrontées à un trou de 1 000 milliards de dollars


Je vous traduis ici l’essentiel de la dépêche Bloomberg dont vous trouverez le lien en annexe ci-dessous avec quelques remarques personnelles évidemment…

« Les banques européennes ont un déficit en capitaux propres estimé à 767 milliards d’euros (ce qui équivaut avec le taux de change actuel à environ 1000 milliard de dollars) alors que la Banque centrale européenne devrait prochainement procéder aux désormais très célèbres stress tests (censés mesurer la solidité des banques et concluant à chaque fois que le système bancaire européen est trèèèèès solide). »

Comme chacun le sait, le sinistre de l’Économie, phare dans la tempête de sa copine de 25 ans, veille sur la sécurité du système bancaire français et sur l’intérêt du petit peuple (les manants)… et dans la catégorie loser, le winner est… la France !! « Ce sont les banques françaises qui montrent le plus grand écart avec 285 milliards d’euros »… Oups… 285 milliards d’euros, vous savez, cela commence à faire un sacré paquet de sous du genre environ 4 300 euros par français (sur la base de 65 millions), je vous laisse multiplier pour savoir combien cela représente pour une famille de 4 personnes.
Soit dit en passant, une petite ponction de 10 % de votre épargne permettrait de bien vite remettre du baume au cœur de nos gentils banquiers en renflouant au bon moment leurs petites caisses bien vides.

Le deuxième nominé est évidemment ce pays dont nous voulons absolumment imiter la moindre décision, j’entends par là l’Allemagne ! Pour eux, le trou s’élève à 199 milliards d’euros. Vous remarquerez quand même que ce sont presque 100 milliards de trou en moins que pour nous, cela dit je soupçonne que les chiffres concernant l’Allemagne ne prennent pas suffisamment en compte l’état déplorable des comptes de la Deutsche Bank.

D’ailleurs, les auteurs de l’étude pointent les risques particulièrement élevés parmi les banques allemandes publiques ou Landesbanken. « En Allemagne, de nombreuses institutions d’État peuvent nécessiter des émissions de capital ou cautions », écrivent-ils. Sans blague ! Moi qui croyais que la crise était finie et que le pire était derrière nous… D’ailleurs, petite question à Moscovenividivessie, dis-moi mon ami Pierrot, as-tu envoyé un fax à François pour le prévenir entre deux de ses galipettes que la crise pourrait bien nous repasser devant ? Si ce n’est pas le cas, je peux te prêter ma plume, pour lui envoyer un mot. Ça serait bien qu’il soit au courant pour sa prochaine conférence de presse, cela lui éviterait de passer pour un benêt-béat plus qu’il ne l’est…

Ensuite, nous trouvons les banques espagnoles (penser à envoyer là aussi un mail à Rajoy pour le prévenir qu’il est beaucoup plus mal que ce que ses conseillers lui disent de dire), avec un modeste 92 milliards d’euros. Bon, ne soyons pas dupes. 92 milliards d’euros, c’est la note juste pour payer les pertes liées aux crédits immobiliers de l’année en cours, et j’ai comme la très désagréable impression que l’année prochaine il en faudra sensiblement autant. Disons que vu le nombre d’Espagnols sans emploi et que les créances douteuses atteignent en 2013 le plus haut historique et que ce n’est pas la folle croissance économique débridée de Madrid qui va ramener la félicité et le pognon dans tous les ménages ibériques dans les 6 prochains mois, les banques du coin risquent fort de ne pas aller vraiment mieux l’année prochaine… mais je ne suis pas com-pétent moi.

Enfin, les banques italiennes, dont quelques-unes nous ont fait de bien belles faillites cette année ce qui les fait sortir du classement (mais ne rembourse pas les trous ni les dettes pour autant), sont dans une situation de manque estimée à 45 tout petits milliards d’euros…

Tiens, c’est marrant, il nous manque la Grèce, le Portugal et encore quelques autres, mais chut ! la note étant déjà de 1 000 milliards de dollars, on ne va pas pinailler pour 200 ou 300 milliards de plus, il suffira juste de faire passer la ponction obligatoire sur les comptes de 10 % à 15 % et puis histoire d’avoir un peu de marge, on prendra 20 %. De toute façon, vous n’aurez pas le choix ! Tonte obligatoire. On va bien rigoler quand le mouton va se réveiller pendant la tonte ! Maiiiiis heuuuuuuu, pourquoi tu me tonds ? Ze croyais que la krise, elle était finie…. Hahahahaa. Je sais, c’est cruel, mais que voulez-vous… ce n’est pas comme si je répétais inlassablement avec quelques autres que tout cela va très mal finir et en particulier avec la ruine des épargnants et qu’il faut s’y préparer…

D’ailleurs, j’adore la fin de cette étude et de cette dépêche :


« Nos résultats suggèrent que, avec émission d’actions ordinaires et les coupes de cheveux sur les créanciers subordonnés, il devrait être possible de traiter les besoins en capital de nombreuses banques. »

Alors là, je vous traduis ce petit jargon de financier pour que cela soit plus compréhensible : il va être possible de traiter les besoins en capital de ces nombreuses banques en ruinant les détenteurs d’obligations et les actionnaires et en allant directement se servir sur les comptes des clients »… C’est plus clair là, non ?

Et la dépêche de conclure avec une mention spéciale pour les banques belges, chypriotes et grecques !!

Justement, à propos de traduction des intentions de nos mamamouchis dont le seul et unique objectif est de sauver les banques à tout prix y compris au risque de ruiner les peuples, une autre nouvelle est tombée, mais juste une petite remarque en passant.

Pourquoi faut-il sauver les banques ? Parce que ne pas le faire signifierait la ruine des peuples. Ha, bon, ben d’accord, c’est dans mon intérêt alors et comment fait-on pour sauver les banques alors ? Eh bien il faut ruiner les peuples pour renflouer les banques… donc pour résumer, et si je comprends bien, pour éviter que je sois ruiné, il faut me ruiner… En clair, je suis ruiné dans tous les cas, sauf que quitte à être ruiné… pourquoi les banques devraient-elles être sauvées ? Parce que, économiquement, sauver les banques en sacrifiant les épargnants n’est pas une meilleure idée que de ne sauver ni les banques… ni les épargnants, car en laissant le système faire faillite, on condamnerait les banques et l’on serait dès lors en mesure de redéfinir un nouveau système beaucoup plus sain et beaucoup plus libre.

Nous n’en ferons rien bien entendu puisque, de toutes les façons, la réalité c’est que ce sont les financiers et les banquiers qui dirigent le monde. Pierrot et François ne sont rien du tout. Toutes les lois, tous les règlements sont actuellement écrits dans l’optique non pas de sauver les peuples mais les banquiers, et pour réussir ce sauvetage du lobby bancaire, des peuples entiers seront ruinés.

L’UE travaille sur une directive qui limitera les retraits d’argent des clients de banques en faillite à 100 ou 200 euros par jour


C’est article de L’Express en Belgique qui nous apprend que les gentils gouvernements européens, qui vous veulent que du bien, surtout à votre argent, « travaillent à un compromis sur la directive de l’UE pour le paiement de la garantie des dépôts des clients lors de faillites bancaires. Un document de travail de la présidence de l’UE, qui est assurée depuis le 1er Juillet par la Lituanie, montre que la directive pourrait être prête dès cette année ».

Vous voyez, lorsque les mamamouchis font quelque chose c’est toujours bien présenté. C’est beau, c’est bien enveloppé et l’emballage donne envie. En l’occurrence, la loi en question va s’intituler quelque chose comme « paiement de la garantie des dépôts » !! Ha, voilà une bonne nouvelle pour le mouton d’en bas ! On va être payé en cas de problème ! Voilà ce qu’il se dit.

Et puis incidemment, nous apprenons que, dans cette directive écrite pour vous, mes braves crétins, heu moutons, heu épargnants… que l’Europe examine maintenant aussi la possibilité de qualifier cette période de «circonstances exceptionnelles». Pendant cette période, les citoyens pourraient effectuer quotidiennement des retraits d’argent de 100 à 200 euros maximum, comme ce fut le cas à Chypre. Ce sont les vilains journalistes du journal allemand Börsen-Zeitung qui ont vendu la mèche !

Il faut donc retenir :


1/ Quoi que l’on vous raconte, c’est faux, et les banques sont de véritables bombes à retardement. Donc elles vont faire faillite et il faudra les sauver. Pour les sauver, il faudra ruiner les épargnants. Pour que le mouton soit bien tondu, on doit empêcher sa fuite. Donc il ne faut pas l’effrayer le temps que le cadre juridique de la tonte soit mis en place.

2/ L’organisation des modalités de la tonte est presque achevée. Il ne manque plus que cette directive qui permettra ni plus ni moins que de rationner vos retraits le temps que l’on vous fasse les poches.

3/ Concrètement, les banques seront fermées, vos comptes bloqués. Afin que vous puissiez juste acheter de quoi manger, vous aurez droit à 100 ou 200 euros… Bref, pas de quoi vider votre compte de son épargne… qui restera pleinement disponible pour le plus grand bien de votre banquier qui ira renflouer son compte en vidant le vôtre.

Voilà comment s’organise, en parfaite transparence car nous avons à notre disposition toute l’information nécessaire, le plus grand hold-up à venir.

Si une banque comme BNP Paribas, ou comme le Crédit Agricole venait à tomber, je vous laisse imaginer l’état de notre économie par la suite. Épargnants ruinés, récession majeure, entreprises toutes en dépôts de bilan, chômage massif, etc., et ce ne sont là que quelques-unes des conséquences les plus évidentes.

Conclusion


Plan épargne boîte de conserve pour manger lorsque tout sera rationné y compris l’argent et les retraits (PEBC).

Or et argent métal pour stocker votre patrimoine loin des banques et hors système financier afin d’éviter le chyprage de votre épargne ou de le rendre en tous cas plus difficile.

Pour les plus gros patrimoines, on diversifie avec des actifs tangibles plus larges, du type terres agricoles, forêt, diamants ou vins !

Enfin, pour ceux qui veulent se préparer à devenir véritablement résistants dans tous les sens du terme, alors investissez dans une maison à la campagne, dans un jardin et dans un potager. Cheminée et poêle à bois, récupérateur d’eau de pluie, ou puits, bref, soyez autonome, devenez autonome.

La stratégie de préparation patrimoniale est toujours la même, simplement le jour approche où vous allez vous en mordre les doigts de ne pas l’avoir mise en œuvre et d’avoir attendu sidéré, en vous disant mais non, ce n’est pas possible… quand même, ils vont bien trouver une solution ! Mais ils l’ont trouvée LA solution, et c’est votre argent… tout simplement et ils vont vous le braquer.

Restez à l’écoute.

À demain… si vous le voulez bien !!

Charles SANNAT

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes »

Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Le Contrarien Matin est un quotidien de décryptage sans concession de l’actualité économique édité par la société AuCOFFRE.com. Article écrit par Charles SANNAT, directeur des études économiques. Merci de visiter notre site. Vous pouvez vous abonner gratuitement www.lecontrarien.com.

La dépêche de Bloomberg

La directive européenne qui va limiter vos retraits en cas de crise!!

"Faire vivre la politique et non pas faire de la politique pour en vivre"...

dimanche 19 janvier 2014

NON à la densification à Talence



À Talence la population stagne, voire régresse légèrement

Avec de faibles fluctuations, la population de Talence est passée de 42 293 habitants en 2008 à 41  971 en 2012, soit une légère baisse de 322 unités.  Cette tendance apparaît en décalage avec le bétonnage incessant qui multiplie les logements et avec le nombre élevé – selon la mairie - des demandes de logements non satisfaites.
Le fort attrait de notre ville, souvent invoqué par Alain Cazabonne, serait-il en passe de se réduire ? Mais qu’importe, il faut densifier, il faut continuer à bétonner parce que la population de Talence va s’accroître fortement de façon inéluctable, c’est écrit !

50 000 habitants à Talence en 2030 : un bond démographique de 8000 habitants

D’un commun accord, Alain Juppé et Vincent Feltesse (et d’autres adeptes de la densification urbaine) veulent imposer leur « rêve » d’une métropole bordelaise forte d’1 million d’habitants conformément au credo de la nécessité d’une croissance illimitée de la population des villes.
Pour Talence, ce rêve se traduira par une population 50 000 habitants à l’horizon 2030, c’est-à-dire  8000 habitants de plus qu’aujourd’hui (+ 19%).
Il faut noter que Talence est déjà la ville de la CUB ayant la densité de population la plus forte avec 5 026 habitants au km², devant Bordeaux  4 922 habitants au km².  Dans les villes voisines, la densité de population est bien moindre : à Pessac, 1 519 hab/km² ; à Bègles,  2 531 hab/km² ; à Gradignan, 1 493 hab/km²…
Malgré cela,  les « autorités » veulent entasser, densifier… pour qu’en 2030, la densité de la population à Talence  passe à 6 000 habitants au km² : une vraie fourmilière.

Pour atteindre cet objectif, il faut densifier et continuer à bétonner

Pour loger 8 000 personnes supplémentaires, il va falloir construire des milliers de logements. Si l’on se réfère à l’ensemble de l’agglomération bordelaise, le nombre moyen d’occupants par logement est de 2,25. Cela signifie qu’il faudra construire (8 000/2,25) environ 3 500 logements.
Sachant que le territoire de Talence est très petit (8,35 km²) et qu’il reste peu de terrains disponibles, il sera nécessaire de bâtir en hauteur. En conséquence, les constructions nouvelles seront essentiellement constituées d'immeubles.

Une menace pour la qualité de vie et le bien-être de nombreux talençais-e-s

De nombreux talençais-e-s habitent  des échoppes ou des maisons qui possèdent un petit jardin d’agrément et/ou potager. Cela fait partie du style de vie à Talence.
La densification de l’habitat par la construction de milliers d’appartements dans des immeubles de hauteur significative engendrera inévitablement des désagréments, menaçant la qualité de vie d’une large frange de la population talençaise. De plus, la densification va se traduire par la prolifération d’immeubles, certes bien isolés (sur les plans thermique et phonique), mais à l’architecture souvent contestable. Le risque est, pour paraphraser Bernard Charbonneau, d’aboutir à une débâcle de béton qui finira par engloutir notre ville.  De plus, il est à craindre que le bétonnage se fasse aussi au détriment des rares espaces verts qui subsistent encore à Talence. Enfin, quel sera l’impact d’une augmentation de la population de 19% sur les déplacements, sachant que la ligne B du tramway est déjà saturée et qu’il apparaît utopique de demander à une société privée d’autoroutes d’en construire une (payante évidemment) à Talence.
Bien entendu, les politiciens tentent de mystifier la population en expliquant que l’ajout de milliers de logements ne se fera pas au détriment de la qualité de vie et du bien-être des talençais-e-s. Au contraire, selon eux, la densification « préservera les qualités urbaines caractéristiques des quartiers » et Talence restera « une cité remarquable où il fait bon vivre ». Paroles… paroles…

Une aubaine pour les spéculateurs et les promoteurs

Le discours sur la densification, relayé par la quasi-totalité des forces politiques, entretient à la hausse les anticipations des agents économiques sur les prix des terrains et de l’immobilier et, par conséquent, il alimente la spéculation foncière et gonfle la bulle immobilière.
De la même manière, la densification justifiée et imposée, représente une aubaine pour les promoteurs immobiliers qui, souvent, achètent les terrains communaux aux prix fixés par les « domaines » (sous-évalués par rapport aux prix du marché) et utilisent les « failles »  (organisées ?) du Plan local d’urbanisme (PLU) pour maximiser leurs profits.

Non à la densification de l’habitat imposée à Talence

À Talence, disons NON à la densification synonyme de bétonisation, de multiplication d’immeubles à l’architecture dite « moderne », mais monotone et disgracieuse. Les rues de Talence ne doivent pas être bordées de barres d’immeubles.
Opposons-nous aux dictats de la CUB en matière d’urbanisation. Réduisons la spéculation sur le foncier en refusant la densification.

Pour Talence ville harmonieuse

Il ne s’agit pas d’isoler Talence comme un village « gaulois » mais de faire de notre ville un lieu de convivialité « à taille humaine ».  
L’objectif est de faire de Talence une ville harmonieuse qui préserve et renforce notre style de vie et favorise les relations sociales entre tous les membres de notre cité.
Atteindre cet objectif passe, notamment, par le refus de la densification, par la sauvegarde des espaces verts et des jardins, par la réhabilitation et la construction de logements sociaux (pour les ménages à revenus faibles et intermédiaires) qui ne soient pas synonymes de grands immeubles.

vendredi 17 janvier 2014

Vous êtes prévenus : les banques et les Etats nous plumeront


FMI, UE, Bâle : les comptes bancaires plus que jamais menacés


Par Philippe Herlin - Chercheur en finance / Membre de l'équipe rédactionnelle de Goldbroker.com

À quoi jouent les banques et les Etats ? Voici quatre nouvelles concomitantes qui doivent alerter tous ceux qui placent encore leur confiance dans le système bancaire européen.
Premièrement l’adoption de la directive européenne pour ponctionner les comptes des épargnants en cas de faillite bancaire et qui entrera en vigueur le 1er janvier 2016 (nous en avons parlé le 18 décembre dernier).
Deuxièmement, la semaine dernière, le FMI revient à la charge sur la ponction des comptes bancaires, sur l’idée d’une taxe généralisée sur l’épargne afin de réduire la dette publique, et que l’institution avait déjà évoquée (nous en avions parlé le 16 octobre dernier). Cette fois le FMI convoque le célèbre duo d’économistes de Harvard, Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff, pour expliquer que la dette publique atteint des sommets depuis 200 ans et qu’il va inévitablement falloir recourir à un cocktail mélangeant restructurations, défauts et inflation…
L’expression de ces menaces encouragent-elles au moins les banques à modérer leurs prises de risque ? Le Comité de Bâle, chargé d’écrire les normes prudentielles du système bancaire européen, durcit-il sa position pour éviter, autant que faire se peut, d’en arriver à de telles extrémités ? Même pas car, c’est la troisième information, qui date de lundi : les banques ont obtenu d’assouplir leur ratio d’effet de levier qui entrera en vigueur en janvier 2018.
De quoi parle-t-on ? Non pas du ratio pondéré, dont on a l’habitude, et qui était de l’ordre de 7 à 10% (pondéré c'est-à-dire que la dette d’un Etat noté AAA comptait pour zéro parce que supposée sans risque…), mais d’un ratio "sec" dans lequel on prend en compte l’ensemble des actifs de la banque sans se poser la question de leur niveau de risque (de toute façon toujours difficile à mesurer). Un ratio plus prudent en quelque sorte. Et il devait être de 3%.
3% ce n’est déjà pas fameux, c’est même carrément dangereux : cela veut dire qu’une banque peut prendre 33 euros d’engagements pour 1 euro de liquidité… Si ces engagements (bons d’Etat, crédit aux entreprises et aux particuliers, portefeuille d’actions, produits dérivés) perdent 3% de leur valeur, les fonds propres sont engloutis et la banque se retrouve en faillite. On rappelle que Lehman Brothers avait un levier de 1/30 au moment de sa disparition.
Eh bien 3% c’est encore trop pour les grandes banques européennes et elles viennent justement d’obtenir des assouplissements de cette règle ! Ils consistent essentiellement en des aménagements techniques permettant de prendre en compte des positions nettes et non pas brutes, des niveaux de pertes maximales et non pas l’encours total. On nage vraiment dans le grand n’importe quoi, dans l’irresponsabilité totale !
Mais c’est vrai, pourquoi s’en faire, pourquoi s’inquiéter, pourquoi devenir prudent si en cas de faillite bancaire les banques et les Etats peuvent se servir directement dans les comptes des épargnants ? Et pour être certains que la population n’aura même pas le temps de protester, la procédure va être considérablement accélérée, c’est la quatrième et dernière nouvelle. Sabine Lautenschläger, vice-présidente de la Bundesbank et candidate allemande au remplacement de son compatriote Jörg Asmussen au directoire de la BCE, a déclaré lundi que la zone euro doit être capable de définir en l'espace d'un week-end un plan de refinancement et de restructuration d’une banque en difficulté. Un week-end. La banque, dans laquelle le gouvernement incitait chacun à garder sa confiance, est subitement déclarée en faillite le vendredi soir, et le lundi matin votre compte est siphonné de 50%. Simple, propre, efficace. On n’arrête pas le progrès.

mardi 14 janvier 2014

Pouvoir d'achat en baisse de 0,6 % en 2014 (vidéo)

Pouvoir d'achat en baisse de 0,6 % en 2014

par Alexandre Mirlicourtois
directeur de la conjoncture et de la prévision de Xerfi.



Recul du pouvoir d'achat cela veut dire , à priori, baisse de la demande, et si les exportations ne prennent pas le relais, il sera très très difficile d'obtenir de la croissance, sauf à crédit... 




samedi 11 janvier 2014

Hollande et l'économie de l'offre néolibérale (vidéo)

La pédagogie de l’offre du président Hollande
par Olivier Passet - Xerfi Canal


Certains commentateurs ont voulu voir dans la déclaration de vœux du Président de la République, l’acte symbolique du ralliement socialiste à une politique de l’offre, ou du moins l’aveu assumé du tournant opéré par le gouvernement depuis plusieurs mois..




"Faire vivre la politique et non pas faire de la politique pour en vivre"...

jeudi 9 janvier 2014

Documentaire – Quand le FMI fabrique la misère

Documentaire édifiant : ceux qui, chez nous, se croient à l'abri (certains au bord de leur piscine) seront aussi victimes du processus de Tiers-Mondialisation imposé par la troïka. La dynamique est en cours depuis le début des années 1980. Le Tiers-Monde chez nous c'est pour demain ou après demain.
Avant les années 80, le Ghana était considéré comme un pays en voie de développement prometteur. La crise économique que connaît le pays va amener une situation locale désastreuse au niveau des services de base. Le FMI et la Banque Mondiale proposent des prêts au pays, sous la condition dite d’ajustement structurel. Le pays est contraint de s’impliquer dans le libre échange, en orientant la production interne vers l’or et la cacao plutôt que vers les productions vivrières.


L’incitation à la « récupération des coûts » va entraîner la privatisation des services publics de base de soins et d’adduction d’eau. L’implantation d’entreprises étrangères est favorisée grâce une politique fiscale avantageuse et une réglementation peu contraignante, notamment vis à vis de l’environnement. La richesse en or de la province du Katanga a attiré l’industrie minière. L’état ghanéen a délocalisé la population locale qui vivait de banane plantin, manioc, huile de palme et arachide. Les paysans on touché une indemnisation ridicule, les manifestants ont été éloignés par la force militaire. L’activité d’extraction a stérilisé les champs alentours : les déblais ont envahi les champs de manioc, la pollution métallique affecte l’air et l’eau. Les rizières sont aujourd’hui en jachère…


Source
"Faire vivre la politique et non pas faire de la politique pour en vivre"...

mardi 7 janvier 2014

Conférence - débat : L'Afrique du Sud après Mandela


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Conférence-débat à Talence




L’Afrique du Sud après Mandela

avec


Marianne SÉverin


Chercheure associée au Laboratoire les Afriques dans le Monde (LAM) - SciencesPo Bordeaux
Consultante Afrique du Sud


Le débat sera animé par

Bernard Conte


Mardi 28 janvier 2013
de 20h15 à 22h15
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Auditorium du Forum des Arts et de la Culture
Place Alcala de Henares – À côté de la librairie Georges
Centre ville de Talence
Tramway ligne B – station Forum
Contact : 06 98 52 99 78 - bconte@free.fr  



dimanche 5 janvier 2014

Les prévisions de Saxo Bank pour 2014 en vidéo

Les prévisions chocs pour 2014 de Steen Jakobsen, chef économiste de Saxo Bank



Le 17 décembre, Steen Jakobsen, économiste en chef de Saxo Bank s’est intéressé aux prévisions chocs de Saxo Bank pour l’année 2014, dans Intégrale Bourse, présentée par Grégoire Favet sur BFM Business.
"Faire vivre la politique et non pas faire de la politique pour en vivre"...

jeudi 2 janvier 2014

La croissance est obsolète

La croissance est obsolète


Par James Howard Kunstler - Kunstler.com







Le mot qui ne sort pas de l'esprit de ceux qui aiment cogiter sur des problèmes économiques est ‘croissance’. Celle-ci est devenue extrêmement problématique au cours de ces dernières années, notamment à mesure que la population mondiale s’élargit et que l’écologie s’en trouve affectée. Souvenons-nous que Thomas Carlyle (1785-1881) surnommait l’économie la ‘science sombre’ en référence aux travaux de Thomas Malthus, parce que la conclusion Malthusienne était pour le moins pessimiste : tôt ou tard, le gonflement de la population mondiale dépasserait la capacité de la planète à satisfaire ses besoins.

Il se trouve que l’essai du Révérend Malthus, intitulé Essay on the Principle of Population, a été publié pour la première fois en 1798, juste au moment de la révolution industrielle. Ce mélodrame extravagant liait le développement de l’invention mécanique et l’énergie fossile. Le premier développement a été alimenté par le charbon et a permis à la population de s’élargir parce qu’il permettait aux nations colonialistes de poursuivre leur extraction de ressources. Et puis est apparue la production de pétrole, plus puissant et plus versatile que le charbon. Il était notamment plus utile que le charbon dans la mesure où il était convertible en nourriture. Le pétrole a permis de faire fonctionner des machines agricoles, mais aussi à la création d’herbicides, de fertilisants et d’insecticides à base de pétrole et de gaz (un dérivé du pétrole), et au transport de marchandises sur de longues distances… C’est lui qui a permis au nombre d’humains sur Terre de passer de 2 milliards dans les années 1900 à plus de 7 milliards aujourd’hui.


Alors que le pic pétrolier est derrière nous, nous nous trouvons aujourd’hui dans la troisième phase de ce mélodrame. Malgré la propagande qui s’empare des médias, nous sommes désormais face au point problématique de toute cette histoire : la fin du pétrole peu cher. Le public ne le comprend pas encore, et il faut croire que ce soit également le cas des spécialistes de la politique, des entreprises et des médias. Personne ne comprend ce qui se passe parce que tout le monde continue de croire que le pic pétrolier fait référence au moment où il n’y aura plus de pétrole du tout. Mais ce n’est pas vrai. Tout n’est question que de la capacité économique d’extraire du pétrole des entrailles de la Terre – à un prix que nous puissions supporter en termes de capital et d’énergie investis (mais aussi de destruction écologique). Cette dynamique exerce désormais une influence très importante sur la civilisation moderne. Nous nous efforçons de l’ignorer – même parmi les intellectuels – parce que nous ne savons pas comment gérer nos complexes opérations de la vie de tous les jours sans lui, et parce que les manifestations de cette dynamique se présentent en premier lieu dans la sphère financière, dominée par des vizirs économiques et des opportunistes qui bénéficient d’une dissimulation de réalité.


Ce qu'il y a de plus triste est que le pétrole est désormais trop cher pour permettre à l’économie et à la population de continuer de s’étendre. Un pétrole cher renverse la structure de coût du système sur lequel nous nous reposons pour notre vie de tous les jours : moyens de transport, commerce, production de nourriture, gouvernement… Un pétrole cher détruit notamment la structure de coût du système bancaire et financier parce qu’il est impossible de générer assez de richesses pour rembourser la dette accumulée, et que le crédit ne peut être étendu sans que plus de richesses soient créées pour le rembourser. Tout au long de l’ère industrielle, notre monnaie n’a fait que devenir de plus en plus abstraite et complexe. Comme Chris Martenson l’a expliqué succinctement dans The Crash Course, la monnaie est créée en étant prêtée. Ainsi, la croissance de la dette (qui permet la croissance de la monnaie) a joué un rôle crucial dans nos opérations bancaires, et le mot ‘croissance’ est devenu la manière de faire référence à ce processus dans notre univers économique actuel.

Il est clair que le système bancaire a beaucoup souffert du passage du prix du pétrole de 11 dollars le baril en 1999 à 140 en 2008. Depuis 2010, il varie entre 75 et 110 dollars le baril. Ces effets sont pour la plupart les résultats des tentatives de compenser l’échec de créer de la richesse réelle par la génération de richesse factice grâce à la fraude comptable, aux tours de passe-passe, aux positions à découvert à nu et à la construction d’un réseau de paris sur les produits dérivés qui présente tous les signes d’un piège. Toutes ces opérations privées ont été encouragées par l’intervention, la manipulation de marché, l’irresponsabilité fiscale, les pots-de-vin politiques en échange de législations, la falsification des rapports statistiques et l’échec de faire appliquer la loi en cas de mauvaise conduite (par exemple à la suite de la confiscation des comptes de ses clients par MF Global ou encore l’arnaque ‘Timberwolf’ de Goldman Sachs…).

En clair, une société au sein de laquelle le mauvais fonctionnement de la création de capital s’est transformée en crime, en corruption, en supercheries et en falsifications afin de prétendre que la ‘croissance’ – ou l’expansion de capital – n’est pas encore morte. Les conséquences en sont nombreuses et profondes. La principale étant que la fabrication de fausse richesse est une activité séduisante à laquelle s’adonnent aujourd’hui certaines des personnes les plus intelligentes de notre société dans le but d’en tirer profit. Elle absorbe toute leur énergie et leur empêche de se concentrer sur quoi que ce soit d’autre, comme l’élaboration d’un moyen de faire fonctionner la civilisation en l’absence d’énergie peu chère. Ajoutons à cela les efforts de l’administration nécessaires à la poursuite de cette corruption et de cette malhonnêteté, qui occupe les heures éveillées de ceux qui peuplent notre gouvernement, notre académie, nos relations publiques et nos médias. Cette cohorte de parasite subsiste aux dépens du reste de la société, aux dépens de ceux qui ne trouvent pas d’emploi ou ne parviennent pas à gagner suffisamment pour payer leurs factures, et qui se trouvent découragés, démoralisés et désengagés face au combat de la vie quotidienne. Voilà pourquoi le public ne tente même pas d’établir le dialogue sur ces problèmes. Voilà pourquoi le résultat final en est un échec d’établir un consensus cohérent pour faire face à ce qui nous arrive.


Une autre conséquence de ces désordres de capital est le mauvais investissement dirigé vers des produits sans avenir, ou pire encore, des produits qui mettent en danger le futur de ce qui nous est nécessaire pour supporter la vie civilisée. Citons par exemple l’innovation qu’est la sécurisation des prêts immobiliers – qui continue de représenter un grand avantage pour les grosses banques et les entreprises ‘sponsorisées par le gouvernement mais techniquement en banqueroute’ que sont Fannie Mae et Freddie Mac – qui se traduit par l’activité que nous appelons ‘mise en chantier’. Les économistes sont d’accord sur le fait qu’un grand nombre de mises en chantier soit une bénédiction pour l’économie et donc par extension pour la société. Mais que représentent réellement ces mises en chantier ? De nos jours, elles prennent la forme de subdivisions suburbaines, qui sont inévitablement rejointes par une série de centres commerciaux et de divers magasins de meubles le long de voies rapides. En clair, cette ‘innovation glorieuse’ des banques produit plus d’étendue suburbaine et détruit plus de territoire rural, ce qui est la dernière chose dont notre pays ait besoin dans un contexte de prix du pétrole en hausse, parce que toutes ces choses deviendront bientôt obsolètes. Que le capital nominal – nominal parce qu’il est certain de représenter une perte pour un détenteur d’action ou d’obligation – soit investi dans la construction d’un immeuble de trente étages ne fait rien pour arranger la situation, parce qu’au contraire de ce que pensent certains, les gratte-ciels n’ont aucun futur pratique pour des raisons que j’ai déjà développées.



De la même manière, les investissements du public sont dirigés vers des projets sans avenir, bien que les dépenses fiscales soient basées de manière plus transparentes sur de la monnaie qui n'existe pas réellement. Le public, de la même manière que les dirigeants, vit heureux dans la matrice automobile qu'il pense pouvoir durer toujours, et pour laquelle nous devons faire quelques provisions, sans parler de la création d’emplois que cela engendre. Et pourtant, la dynamique est évidente : il n’y aura plus jamais de pétrole peu cher, et cela affectera la formation de capital future. Il y aura moins de prêts automobiles, moins de fonds publics pour maintenir les rues en état, et il n’existe aucun substitut au carburant dont a besoin notre système actuel – sans parler du problème qu’est le déversement de carbone dans l’air.


Si tous ces points que je viens de mentionner – autoroutes, maisons de banlieue, gratte-ciels et centres commerciaux – représentent notre idée actuelle de ‘croissance’, et s’ils sont clairement de mauvais investissements, il est clair que notre concept actuel de ‘croissance’ ne s’applique plus à un modèle réaliste d’avenir économique. Il nous faut nous débarrasser du terme et de ce qu’il implique pour la vie quotidienne de l’Humanité. Il nous faut imaginer un autre moyen de comprendre le monde dans lequel nous vivons.


"Faire vivre la politique et non pas faire de la politique pour en vivre"...

Voeux 2014





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