dimanche 29 avril 2012

Mon Six Mai

Mon programme pour le 6 mai :

- battre la droite
- déloger Sarkozy
- et après ?... ne rien céder !!!
et 

"Faire vivre la politique et non pas faire de la politique pour en vivre"...

mardi 24 avril 2012

Le monopoly et la crise



Qui ne connaît pas le jeu du Monopoly !

Comme son nom l’indique, le jeu consiste, pour chaque joueur, à rechercher une situation de monopole en achetant (et en vendant) des terrains, en y construisant des maisons et des hôtels. Ses concurrents lui paient des loyers lorsqu’ils passent des nuitées dans ses propriétés. Le vainqueur est le joueur qui ruine ses adversaires.

Dans le jeu, la banque joue un rôle central.  

La banque :
  • « gère la totalité de l’argent et les titres de propriété qui ne sont pas encore achetés par les joueurs,
  • verse les salaires et les primes,
  • encaisse l’argent des taxes et des amendes,
  • vend les propriétés et dirige les ventes aux enchères,
  • vend les maisons et les hôtels,
  • prête de l’argent sur des propriétés hypothéquées[1] ».

Généralement, un joueur est élu ou désigné banquier. « Il s’occupe de la banque et dirige les ventes aux enchères. Il est important que ce joueur sépare les biens de la banque (argent, titres de propriété) des siens pour ne pas les mélanger[2] ».

Supposons que le Banquier-joueur soit « indélicat » (soit un tricheur, un « bankster ») et qu’il puisse abuser de la « naïveté » de ses concurrents en « privatisant » la Banque.

En utilisant les réserves de la Banque comme si elles lui appartenaient, le Banquier-joueur peut acheter toutes les propriétés sur lesquelles son pion s’arrête, sans être limité par ses disponibilités monétaires (montant initial d’argent distribué + revenus – taxes et amendes).

De plus, lorsqu’un concurrent ne souhaite pas acheter une propriété sur laquelle son pion est placé et que celle-ci est mise aux enchères par la Banque, le Banquier-joueur n’a aucune limite financière pour surenchérir et acquérir la propriété. Peu lui importe l’inflation des prix de l’immobilier (la bulle immobilière) puisqu’il puise dans le stock d’argent de la (sa) Banque.

Cette démarche est sans limite car « la Banque ne fait jamais faillite : elle peut mettre en circulation autant d’argent que nécessaire sous forme de reconnaissances de dettes écrites sur du papier ordinaire[3] ».

Il apparaît que le Banquier-joueur peut faire marcher la planche à billets pour acheter les propriétés, pour y construire maisons et hôtels qui lui permettent de rançonner ses concurrents, de les plumer, de les conduire à la faillite et ensuite de racheter leurs biens pour pas grand chose.

En fait, le comportement du Banquier-joueur (ou Bankster) rappelle celui de l’oligarchie financière internationale qui, à l’instar de la banque centrale états-unienne privée (la FED), utilise la création monétaire pour acheter, avec du papier, la planète entière.

Admettons que les concurrents du Bankster s’aperçoivent de l’arnaque avant de faire tous faillite. Que peuvent-ils faire ?

La première chose est de destituer le Bankster et de reprendre en main la Banque en confiant sa gestion à une personne « neutre », de « confiance » qui ne participe pas au jeu. Il est également possible d’envisager une gestion collective de la Banque sous le contrôle de tous les joueurs. Dans tous les cas, il s’agit de réorienter l’activité de la Banque du service de l’intérêt privé du Bankster, vers le service de l’intérêt général.

Mais, cette démarche est-elle suffisante ? Evidemment non !

En effet, si le jeu continue, le Bankster ne pourra plus créer de la monnaie de papier à son profit. Mais, comme il a déjà acquis la plupart des propriétés grâce à son arnaque, il continuera à bénéficier de la rente (des loyers) que lui versent les autres joueurs. La « nationalisation » de la Banque n’a aucun effet sur la rente issue de l’arnaque. Les joueurs lésés doivent continuer à payer. De plus, l’écart de richesse ne pourra que se creuser car l’inégalité est cumulative.

L’unique solution équitable est de faire rendre gorge au Bankster. 

Par exemple, on confisque toutes ses propriétés et on les confie à la Banque « nouvelle formule » pour les remettre en vente au fur et à mesure du déroulement du jeu. Quant à l’ex-Bankster, au mieux, on peut l’autoriser à continuer le jeu avec la dotation en argent prévue au départ.

Nationaliser (ou gérer collectivement) les banques et faire rendre gorge aux Banksters apparaissent comme deux démarches complémentaires nécessaires pour redémarrer l’activité économique sur de nouvelles bases plus équitables.
"Faire vivre la politique et non pas faire de la politique pour en vivre"...

dimanche 15 avril 2012

Echos de la conférence : La crise du logement

Voici les vidéos de la conférence du 5 avril 2012 : 
La crise du logement 
avec 
Jean-Pierre Labroille 



La crise du logement (Vidéo 1/4)




 
"Faire vivre la politique et non pas faire de la politique pour en vivre"...

jeudi 12 avril 2012

La salle de la Médoquine : la danseuse de Talence ?

Voici le texte de mon intervention à propos des décisions 18 et 19 de la séance du 12 avril 2012 du Conseil municipal de Talence :

18 - Budget du Service Public à Caractère Industriel et Commercial de la Salle de Spectacles et de Congrès La Médoquine pour l’année 2012 - Participation de la Ville de Talence 
19 - Société d’Economie Mixte «Talence Gestion Equipements» - Comptes rendus technique et financier de l’exercice 2010 / 2011 - Information du Conseil 

 La Médoquine : une danseuse ? 

En 2010/2011, les produits d’exploitation ne couvrent que 42% du montant des charges. Les recettes brutes (358 415 €) ne couvrent même pas les charges de personnel (383 576 €). Une remarque à ce sujet : dans quelle rubrique se trouvent les indemnités d’un montant annuel de 22 461 euros perçues par le Président et par la Présidente déléguée ? 

La municipalité verse une subvention de 420 000 euros hors taxes c'est-à-dire (en considérant un taux de TVA de 19,6%) 502 320 euros TTC. En retour, ladite municipalité reçoit 180 0626 € de redevance d’affermage (la délibération ne stipule pas si c’est un montant TTC ou HT) Ce qui veut dire que le coût net pour le contribuable talençais est d’environ, selon le cas, 240 000 euros ou 322 000 euros par an. 

L’énorme subvention municipale permet à la société d’économie mixte Talence gestion équipements de dégager un bénéfice, certes symbolique, mais bénéfice tout de même d’un montant de 1 404 € : on socialise les coûts sur la collectivité pour dégager des bénéfices, c’est cela qu’on appelle le néolibéralisme. 

On peut, à la louche, estimer le coût pour le contribuable talençais de la salle de la Médoquine depuis son ouverture il y a environ 20 ans : entre 200 000 x 20 = 4 millions d’euros et 300 000 x 20 = 6 millions €. Il est évident que ces chiffres méritent d’être affinés. Mais, ils ont l’avantage de mettre en lumière le problème « Médoquine » qu’il devient urgent de régler en cette période de crise. 

Monsieur le Maire, je vous propose de nommer une commission municipale pour réaliser un audit de la structure et rédiger un rapport qui fera un état des lieux et proposera des solutions. Dans cette démarche, la population talençaise devra être largement associée. Cet audit concernera tant le service public à caractère industriel et commercial (Spic) de la salle de la Médoquine que Talence gestion équipements dont, je le rappelle, la mairie détient 80% des parts. Ainsi la commission municipale devra avoir accès aux documents comptables détaillés de TGE (bilans, comptes d’exploitation et de résultat). 

Alors, Monsieur le Maire, chiche ? Faisons-le ! Ou bien va-t-on reconduire, une fois encore, la situation existante sous prétexte d’une pseudo gestion de « bon père de famille » ? 

mardi 10 avril 2012

Nouvelle culture politique dans les pays arabes

Nouvelle culture politique dans les pays arabes 
Les « printemps » et leur suite 

par Gilbert Achcar 

Professeur à la School of Oriental and African Studies de l’Université de Londres 

Talence le jeudi 23 février 2012 



vendredi 6 avril 2012

Odre du jour du Conseil municipal du 12 avril 2012

CONSEIL MUNICIPAL DU 12 AVRIL 2012 
Ordre du jour 

Rapporteur : M. le MAIRE 

1 - Approbation du procès-verbal de la séance publique du Conseil Municipal en date du 8 mars 2012 
2 - Décisions municipales – Information du Conseil 
3 - Dégât des eaux au 37 Cours Gambetta à Talence – Acceptation et versement d'une indemnité à AXA France 
4 - Renouvellement de la prise à bail par l'État – locaux sis place Espeleta pour la Trésorerie 
5 - Acquisition de parcelles BE 377 et BE 169 

Rapporteur : M. VILLEGA-ARINO, Adjoint délégué à la Culture 
6 - Scènes de musiques actuelles - Conventions 

Rapporteur : M. JESTIN, Adjoint délégué à l'Urbanisme 
7 - Autorisation de dépôt d’une déclaration préalable pour la construction d'un abri bois - 84 rue Camille Pelletan 

Rapporteur : Mme LUTREAU-CHAVERON, Adjointe déléguée aux Ressources Humaines 
8 - Renouvellement de la mise à disposition d'un agent communal auprès de l'ADEM 
9 - Renouvellement de la convention de partenariat – Séances de régulation 
10 - Renouvellement du poste contractuel d’infographiste 
11 - Rectificatif suppressions de postes au tableau des effectifs 2012 

Rapporteur : M. CLOUP, Adjoint délégué aux finances 
12 - Budget Primitif- exercice 2012 
13 - Fixation des taux des trois taxes directes locales pour 2012 
14 - Budget de la régie des transports- prise en charge du déficit par la ville de Talenceannée 2012 
15 - Subvention au Centre Communal d’Action Sociale - Année 2012 
16 - Subventions aux Associations Talençaises – Année 2012 
17 - Subventions aux Associations non talençaises – Année 2012
18 - Budget du Service Public à Caractère Industriel et Commercial de la Salle de Spectacles et de Congrès La Médoquine pour l’année 2012 - Participation de la Ville de Talence 
19 - Société d’Economie Mixte «Talence Gestion Equipements» - Comptes rendus technique et financier de l’exercice 2010 / 2011 - Information du Conseil 

Rapporteur : M. CASTEX, Adjoint délégué délégué au Contrôle Budgétaire 
20 - Tarifs Ecole de Musique 

Rapporteur : M. BONNIN, Conseiller Municipal délégué au suivi des chantiers et travaux 
21 - Participation pour Voirie et Réseau – 342-344, cours de la Libération 
22 - Avenant n° 1 à la convention spéciale de déversement des eaux usées non domestiques des Cuisines centrales de Talence 

Rapporteur : M. SEBTON, Conseiller Municipal délégué au quartier Sud 
23 - Soutien du Conseil Régional aux actions de développement social au profit des quartiers prioritaires – année 2012

jeudi 5 avril 2012

John Law précurseur du "quantitative easing" de Bernanke

Jean ou John Law de Lauriston, né le 21 avril 1671 à Édimbourg, mort le 21 mars 1729 à Venise, est un aventurier, banquier et économiste écossais. Le nom du banquier se prononçait Lass en français au XVIIIe siècle, car on le prononçait ainsi en Écosse (Law's [son]). 

Il fut ministre des finances du royaume de France, qui lui doit l'introduction du billet de banque. Son idée économique est que l'argent est un moyen d'échange et ne constitue pas une richesse en soi. La richesse nationale dépend du commerce. Pour la France, il est le père de la finance et de l'utilisation du papier-monnaie à la place du métal et des factures. Il est aussi un acteur central de l'Histoire des bourses de valeurs pour avoir réalisé les premières grandes émissions de titres. source : Wikipedia 

Qui a dit qu'en France nous étions à la traine ? 

Il y a environ trois siècles, nous avons testé la politique d'emballement de la planche à billets. La même politique menée actuellement par la FED de Bernake et par la BCE de Draghi... 

 La courte vidéo qui suit pourrait se révéler prémonitoire.



"Faire vivre la politique et non pas faire de la politique pour en vivre"...