samedi 11 avril 2009

Asymétrie de l'information

Pour ceux qui ont assisté à la conférence débat : Culture économique et sortie de crise et pour ceux qui n'ont pas pu venir :


Si l'on en croit les tenants de la " nouvelle " économie, le planteur africain n'obtient pas un prix rémunérateur pour ses productions parce qu'il est mal informé, il est victime d'une asymétrie de l'information (Akerlof, Stiglitz… ). En fait, si le planteur recevait tous les jours en temps réel les cours internationaux du cacao, du café, du coton…, étant parfaitement informé sur l'état de la demande, il pourrait obtenir un prix rémunérateur de la multinationale qui lui achète sa production. En conséquence, il faut abonner le planteur aux journaux financiers et même, le doter de l'Internet à haut débit, mais pour cela le planteur devra fouiller sa case pour dénicher les prises électrique et du téléphone.


Même bien informé, ledit planteur peut ne pas obtenir un prix suffisant parce qu'il manque de capital social (ses " liens sociaux sont insuffisants ") (Coleman, Bourdieu, Putnam…). Autrement dit, les planteurs n'ont qu'à se regrouper, créer ou participer à des réseaux pour pouvoir négocier efficacement avec les multinationales, ils peuvent aussi, pour acquérir du capital social, adhérer à une confrérie ou à une secte, se convertir, envoyer leurs enfants dans les mêmes écoles que les dirigeants des multinationales, fréquenter les clubs de dirigeants, jouer au golf, fumer des havanes, passer leurs vacances à Cannes… Lorsque leur capital social accumulé sera suffisant notamment grâce aux réseaux bien établis, les planteurs pourront discuter d'égal à égal avec la multinationale qui achète leur production, même si le chiffre d'affaires de ladite multinationale représente un multiple du PIB du pays dans lequel les planteurs vivent. Ainsi, l'échange sera équitable.

En fait, les raisons de la pauvreté au Sud proviennent de l'asymétrie de l'information ou du défaut de capital social, les multinationales n'y sont pour rien !

vendredi 3 avril 2009

Contractuels précaires

Voici le texte de mon intervention à propos du tableau des agents municipaux contractuels lors du conseil municipal du 31 mars 2009:

Monsieur le Maire,

Mon intervention porte sur le tableau de la page 47 du document du budget primitif. Ce tableau présente l’état du personnel des agents non titulaires.

Si mes calculs sont exacts, les services de la municipalité comptent 181 agents non titulaires en 2009 contre 168 en 2008, soit une progression de 7,7%.

Favoriser l’emploi des agents contractuels plutôt que titulaires est une fâcheuse tendance qui privilégie la précarité.

Je prendrais un seul exemple. A la ligne 36 du tableau des effectifs on lit :

« Contractuel A » – « 1 » – « A » – « COM » – « 1015 » – « 3-5 »
Déchiffrons si vous le voulez bien !

Il s’agit d’un emploi de contractuel de catégorie A.

Qui travaille dans le secteur de la communication.

1015, signifie que la rémunération attachée à ce poste se réfère à l’indice brut 1015 de la fonction publique (pour information, il s’agit de l’indice chiffres le plus élevé de la fonction publique).

Cet indice brut correspond à l’indice nouveau majoré de 821, autrement dit à une rémunération mensuelle de 3752,48 euros, à peine 379 euros de plus que la rémunération du chef de cabinet.

La dernière colonne du tableau indique le motif du contrat : dans le cas présent, l’alinéa 5 de l’article 3 de la loi du 26 janvier 1984 modifiée. La teneur de cet alinéa n’apparaît pas à la suite du tableau des effectifs, contrairement aux alinéas 1, 2 et 3 dudit article.

Monsieur le Maire, mes questions sont les suivantes :

Quelle est la teneur de l’alinéa 5 de l’article 3 de la loi en question ? Autrement dit pour quel motif officiel cet emploi contractuel a-t-il été créé ?

Pour quelles raisons ce poste du secteur de la communication est-il occupé par un agent contractuel et non par un agent titulaire ?

mercredi 1 avril 2009

Subventions municipales aux associations en 2009

Dans le budget primitif 2009, le montant global des subventions municipales aux associations s'élève à 2 291 765 €.

2 280 215 € sont destinés aux associations talençaises (Tableau 1) et 11 550 € sont dévolus aux associations non talençaises (Tableau 2).

Au total, 108 associations sont subventionnées, la répartition des fonds est concentrée.


Quatre associations recoivent 1 374 265 €, soit 60% du montant global des subventions : O.C.E.T., Centre de Loisirs des Petits Rois, Mix-Cité, Centre Animation Jeunesse.

Sept associations perçoivent 1 712 465 €, soit les 3/4 du montant total des subventions municipales : O.C.E.T., Centre de Loisirs des Petits Rois, Mix-Cité, Centre Animation Jeunesse, Talence Innovation, Ecole Talençaise des Sports Motorisés et Rock et Chansons.

Tableau 1. Subventions aux associations talençaises
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Tableau 1. Subventions aux associations non talençaises
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