jeudi 4 juillet 2019

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Le système, l’opinion publique et les grandes causes

Le système, l’opinion publique et les grandes causes

« L’opinion publique est la clé. Avec l’opinion publique, rien ne peut faillir. Sans elle, rien ne peut réussir. Celui qui manipule les opinions est plus important que celui qui applique les lois. »
Abraham Lincoln (1809-1865), 16e président américain
Le système d’exploitation et de contrainte, capitaliste depuis trois siècles, instrumentalise l’opinion publique pour arriver à ses fins. En effet, la domination du petit nombre sur le grand nombre a besoin d’un « pseudo » consentement de la part de la masse.

Pour l’obtenir, le système met en lumière et promeut des causes « humanitaires » qui, tellement « évidentes », charitables et flatteuses pour la dignité humaine, deviennent rapidement des dogmes, des vérités imposées (révélées) qu’il est interdit de mettre en doute ou de contester sous peine de sanctions (mise au ban, exclusion, excommunication). Il s’agit le plus souvent de « sauver » tout ou partie de l’Humanité.

L’adhésion et la participation à ces « croisades » ne peut se négocier. Au mieux, il est possible d’en discuter les modalités, d’envisager quelque orientation mineure... Le système utilise de multiples agents (personnel politique, medias, intellectuels, économistes, juristes, experts,...) pour tenter de justifier sa démarche et d’imposer ses vues.

Au-delà du discours officiel humaniste policé, le but ultime de ces « croisades » est une exploitation et une domination accrues des masses : le profit à tout prix. L’exemple de « sauver le Tiers-Monde de la misère » nous servira de guide pour montrer qu’il s’agit surtout de « sauver » le système.

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jeudi 20 juin 2019

Le mythe de la main invisible ou le côté sombre des Lumières


Le mythe de la main invisible
ou le côté sombre des Lumières


Pour atteindre son objectif d’exploitation maximale à moindre coût, le système capitaliste déploie une stratégie offensive de façonnage de son environnement. Il impose un ajustement structurel permanent à la société dans son ensemble.

Cet ajustement emprunte différentes étapes qui sont marquées par un façonnage de plus en plus profond de la société. Les étapes s’enchainent de telle manière que la précédente prépare la suivante et le passage de l’une à l’autre s’opère lorsque les conditions propices sont réunies. Dans le processus, chaque phase correspond à une configuration spécifique du rapport social qui prépare la suivante.

Lorsqu’une configuration d’exploitation donnée se révèle moins profitable qu’une autre option, le système modifie l’organisation initiale. Pour ce faire, il mobilise ses agents (ses auxiliaires) dans les domaines politique, littéraire, médiatique, juridique… pour rendre le changement envisageable pour les populations et pour l’imposer par la force s’il le faut. Bien souvent, les raisons mises en avant pour justifier l’ajustement des structures sont d’ordre moral, philosophique, humanitaire, de « progrès »… plutôt qu’économique.

La stratégie du système se dissimule derrière une idéologie trompeuse forgée par des intellectuels aux ordres. Cette pensée devient unique et s’impose progressivement comme une vérité révélée.

Dès le départ, le mouvement libéral des lumières a accompagné la mise en place du capitalisme dans sa phase de « l’accumulation primitive[1] ». Les intellectuels ont présenté le capitalisme comme un phénomène naturel et spontané issu du libre jeu de la main invisible du marché sans intervention de l’État autre que régalienne. Pour assurer la richesse des nations, il suffisait de « laisser-faire ».

En réalité, dès le début de la révolution industrielle, le « laisser-faire » s’est révélé un système d’intervention permanente de l'État pour favoriser l’accumulation, créer et garantir des privilèges et maintenir la discipline du travail.

La majorité des interventions étatiques antisociales étaient, au moins tacitement, assumées par les libéraux tenants de l’économie dite « classique ». Ces contradictions apparentes suggèrent que les intellectuels étaient des agents actifs du système dont la mission consistait à fournir une base théorique à la nouvelle forme d’exploitation.

Pour accompagner sa démarche, le système a aussi instrumentalisé les institutions politiques, religieuses…

Aux origines du libéralisme économique : l’école classique

Les penseurs de l’école classique[2] vont s’inspirer largement des thèses de la philosophie libérale de John Locke[3]. Dans le domaine économique, le libéralisme apparaît en réaction aux idées mercantilistes[4] qui prévalaient en Europe, entre le XVIème et le milieu du XVIIIème siècle.

A la suite des physiocrates[5], les économistes de l’école « classique », Adam Smith[6] (1723-1790), David Ricardo[7] (1772-1823), Jean-Baptiste Say[8] (1767-1823)… critiquent le mercantilisme[9], puis fondent le libéralisme économique.

Les économistes classiques pensent que les individus, mus par leur intérêt personnel, agissent conformément à l’intérêt général pourvu que leurs activités soient modérées par la « main invisible » qui guide les forces autorégulatrices du marché.

« Chaque individu met sans cesse tous ses efforts à chercher, pour tout le capital dont il peut disposer, l’emploi le plus avantageux : il est vrai que c’est son propre bénéfice qu’il a en vue, et non celui de la société ; mais les soins qu’il se donne pour trouver son avantage personnel le conduisent naturellement, à préférer précisément ce genre d’emploi même qui se trouve être le plus avantageux à la société[10] ».

A l’instar du mouvement harmonieux des planètes étudié par la science physique, les classiques soutiennent que le libre cours laissé au jeu des intérêts individuels intermédiés par le marché produit un ordre naturel, une organisation sociale naturelle, la plus efficace. Dans ces conditions, il suffit de « laisser faire ». De même, les avantages du libre-échange s’étendent au niveau international et justifient la spécialisation internationale (la division internationale du travail). Il est profitable pour un pays de produire et d’exporter les biens pour lesquels il est compétitif et d’importer les biens pour la production desquels il est moins compétitif. Il faut donc « laisser passer ». Dans un contexte de « laisser faire » et « laisser passer », le rôle de l’État est minimal, il se trouve réduit à celui de « gendarme », c’est-à-dire à ses fonctions régaliennes : le maintien de l’ordre, la justice et la défense du territoire[11].

En résumé, les libéraux « classiques » considèrent le marché comme « complet », en ce sens qu’il assure automatiquement et de façon la plus efficace, les fonctions de création de richesses et de distribution des revenus. Le marché régule les échanges qui assurent le plein emploi, des gains pour tous… Ce « doux commerce », comme le qualifiait Montesquieu[12], conduit à l’harmonie de la société et à la paix.

En fait, le discours officiel policé des libéraux cache une réalité beaucoup moins « douce » dont ils sont conscients ou peut-être même complices ?


Le mythe de la main invisible

Contrairement à ce que la légende libérale prétend, la naissance du capitalisme n’a pas été provoquée spontanément par le jeu des forces du marché guidées par la main invisible.

« Le capitalisme n'a jamais été établi par le biais du marché libre, ni même par l’action première de la bourgeoisie. Il a toujours été établi par une révolution venue d’en haut, imposée par une classe dirigeante précapitaliste. En Angleterre, c'était l’aristocratie terrienne; en France, la bureaucratie de Napoléon III; en Allemagne, les Junkers; au Japon, le Meiji. En Amérique […] l’industrialisation a été réalisée par une aristocratie mercantiliste composée de magnats de la marine et de propriétaires terriens[13] ».

En Angleterre son berceau,  la « révolution » capitaliste a débuté par un capitalisme agraire qui a concentré les terres, supprimé l’agriculture vivrière, expulsé les ayant-droits paysans, pour le profit à tout prix. L’artisanat a été détruit,  les artisans ont été prolétarisés comme les paysans et les pauvres urbains. La grande majorité de la population anglaise a été privée de la possession de ses faibles moyens de production, de ses outils, des terres qu’elle exploitait, des relations sociales traditionnelles solidaires… pour  alimenter la réserve de main-d’œuvre à bas coût.

En fait, ce n’est pas la main invisible qui a permis d’accumuler le capital entre quelques mains et ce n’est pas le marché qui a privé le travail de l’accès aux moyens de production et l’a contraint de se vendre aux conditions fixées par l’acheteur. Il a fallu une intervention concertée de la part des agents instrumentalisés par le système.


La main invisible : la main de fer de l’État

La main invisible est en réalité une main de fer guidée par le système d’exploitation et de contrainte en vue de façonner l’environnement pour permettre l’accumulation du capital. Au commencement, l’essor du capitalisme nécessitait une première mise de fonds, une accumulation dite « primitive » dont la génération ne pouvait être spontanée comme une manne tombée des cieux. L’État s’est révélé le principal outil de cette accumulation.

Grâce à son monopole de la violence et de la définition de la légalité, l’État a joué un rôle crucial à la fois dans le soutien et dans le développement des processus d’accumulation primitive. « Ceux-ci comprennent la marchandisation et la privatisation de la terre ainsi que l’expulsion forcée des populations paysannes ; la conversion de différents droits de propriété (commune, collective, étatique) en droits de propriété privée exclusifs ; la suppression des droits d’usage des terres communales ; la marchandisation de la force de travail et la suppression de formes de production et de consommation alternatives (indigènes) ; des processus d’appropriation des ressources (y compris les ressources naturelles) sous des formes coloniales, néo-coloniales et impériales ; la monétarisation des échanges et de l’impôt (en particulier sur la terre) ; la traite des esclaves ; l’usure, la dette nationale et, enfin, le système de crédit[14] ».

Sur le plan interne, l’État a privatisé les terres, utilisé la loi pour dégager et jeter sur le marché une main d’œuvre acceptant un salaire de misère. La privatisation des communs a laminé la capacité des paysans à subvenir à leurs besoins et la loi a été mobilisée pour les empêcher de trouver des stratégies de survie alternatives en dehors du système de travail salarié. Sur le plan externe, le pillage des colonies, l’esclavage… ont contribué à alimenter le processus d’accumulation primitive.

Pour tenter de justifier la violence de l’État, le système a fait appel à ses agents « éclairés ».

La duplicité des élites des Lumières au service du système

« Face à une paysannerie qui ne voulait pas être réduite en esclavage, philosophes, économistes, politiciens, moralistes et hommes d’affaires commencèrent à plébisciter l’action gouvernementale. Avec le temps, ils mirent en place une série de lois et de mesures calibrées pour forcer les paysans à se soumettre en détruisant leurs moyens d’autosuffisance traditionnels[15] ».

Cette attitude lève notamment le voile sur le côté sombre des philosophes des Lumières.

Par exemple, « selon Michael Perelman[16], ‘John Locke, souvent vu comme un philosophe de la liberté, défendait le travail dès l’âge de trois ans’. Le travail des enfants excitait également Defoe[17], qui se réjouissait de ce que ‘des enfants de quatre ou cinq ans […] puissent chacun gagner leur propre pain[18]’ ».

De même David Hume[19], le grand humaniste, vantait la vertu de la pauvreté et de la faim pour les classes populaires.

« Locke, Mandeville[20] et d’autres auteurs avaient d’ailleurs justifié toutes sortes d’intrusions paternalistes dans la vie « privée » des classes dominées, s'agissant du sexe, de l'alcool, de la religion, des loisirs et des syndicats[21] ».

Ainsi, on note chez les penseurs libéraux du siècle des Lumières la présence simultanée d’une défense acharnée de la liberté pour certains et de la justification de l’oppression pour d’autres. La même ambiguïté est présente chez les économistes de l’école classique.

Les économistes de l’école classique complices du système

Les économistes classiques ont décrit l’émergence du capitalisme comme un système spontané qui profite à tous. Cette falsification historique, qui est au cœur de leurs analyses, fut une invention très originale. La justification de l’exploitation à travers les mécanismes du marché produisant un ordre naturel aseptisé relève de l’hypocrisie voire de la complicité. En effet, ces économistes libéraux connaissaient la nécessité d’une intervention de l’État pour faire décoller le capitalisme.

« L’étude de l’histoire expose clairement le fait qu’Adam Smith et ses amis partisans du laisser-faire étaient en fait une bande de crypto-étatistes, qui avaient besoin de politiques gouvernementales brutales pour contraindre la paysannerie anglaise à devenir une main d’œuvre capitaliste docile prête à accepter l’esclavage salarial[22] ».
 
En contradiction directe avec les principes de laisser-faire qu’ils prétendaient défendre, ces hommes ont cautionné les interventions violentes de l'État pour favoriser l’accumulation, créer et garantir des privilèges et maintenir la discipline du travail.

« Nos ancêtres classiques étaient peut-être brillants, mais ils étaient aussi des êtres humains faillibles. Ils n'étaient certainement pas des observateurs totalement désintéressés. Leurs théories visaient à promouvoir leurs propres intérêts ou ceux des groupes avec lesquels ils s’identifiaient[23] ».

Ce paradoxe suggère que les économistes libéraux tenants de l’école classique étaient des agents actifs du système dont la mission consistait à fournir une base théorique qui justifiait la nouvelle forme d’exploitation.

D’autres forces semblent avoir été mobilisées pour faciliter l’accumulation primitive

La religion et la main invisible

L’exemple de l’évolution du temps de travail illustre le rôle ambigu des autorités religieuses. Selon Paul Lafargue[24], sous l’Ancien Régime, les lois de l’Église garantissaient au travailleur 90 jours de repos pendant lesquels il était strictement interdit de travailler. Les impératifs de maximisation du profit impliquaient un allongement de la durée du travail qui passait par la réduction des journées chômées principalement attachées aux fêtes religieuses.

Le protestantisme s’est attaqué au problème et aurait ainsi facilité l’accumulation capitaliste. « L’expérience fait voir que les pays qui ont embrassé le protestantisme […] sont devenus visiblement plus puissants. Ils jouissent aussi de l’avantage d’avoir supprimé un grand nombre de fêtes qu’on chôme dans les pays catholiques romains, et qui diminuent le travail des habitants, de près d’une huitième partie de l’année[25] ».

Le catholicisme a été plus long à mettre en œuvre la réduction des jours chômés pour allonger le temps de travail. Le processus a débuté à partir des années 1680, lorsque les facteurs économiques et sociaux ont été progressivement considérés comme responsables de la pauvreté. La mise au travail a été alors présentée comme la solution à la disparition de la misère. Certains penseurs catholiques ont établi un lien entre le nombre de pauvres et le nombre de fêtes religieuses « d’obligation ». Pour lutter contre la misère, « le devoir du chrétien n’était cependant pas de faire l’aumône [aux pauvres] mais de faciliter leur accès au travail, en supprimant beaucoup de fêtes chômées[26] ».

Les autorités religieuses ont répondu aux exigences du « bon » fonctionnement de la main invisible. Pour les autorités civiles, la réponse a été plus radicale dès la Révolution.

La Révolution française au service de la main invisible
La Révolution française, inspirée des Lumières,  s’est attaquée à l’allongement de la durée du travail de façon assez radicale.
« [Le jour de repos] était le grand crime du ca­tho­li­cisme, la cause prin­ci­pale de l’ir­ré­li­gion de la bour­geoi­sie in­dus­trielle et com­mer­çante. Sous la ré­vo­lu­tion, dès qu’elle fut maî­tresse, elle abo­lit les jours fé­riés et rem­plaça la se­maine de sept jours par celle de dix. Elle af­fran­chit les ou­vriers du joug de l’Église pour mieux les sou­mettre au joug du tra­vail[27] ». En ce sens, la révolution a facilité les activités capitalistiques. 

De plus, elle « n’a pas massacré ni ruiné systématiquement ceux qui étaient les plus à même de développer immédiatement ces activités, les négociants de l’Ancien Régime et les dynasties d'entrepreneurs apparues avant 1789 ont largement persisté […] Finalement les entrepreneurs ont d’autant mieux résisté aux difficultés économiques et politiques suscitées par la Révolution que celle-ci, sur d'autres plans, leur procurait également de solides avantages[28] ».

Sur l’ambiguïté politique, l’exemple de la loi Le Chapelier[29] est édifiant. La Révolution va réaliser ce que Turgot[30] avait tenté de faire : supprimer les corporations pour assurer la « liberté du travail ». Au nom de la libre entreprise, le 2 mars 1791, l’Assemblée constituante abolit les corporations à travers le décret d’Allarde[31].  Le 14 juin suivant, la loi Le Chapelier interdit la reformation de toute coalition professionnelle, association de patron, ou de salariés. Sous prétexte de « liberté », « cette loi prive les travailleurs de structures séculaires qui organisaient leur apprentissage, leur protection, et leur entraide interne tout en protégeant le consommateur en garantissant un contrôle de la production en termes de qualité[32] ». Entre la promotion de la liberté du travail et la défense des salariés, la Révolution a fait son choix.

Ainsi, l’appareil d’État, les intellectuels, les autorités civiles et religieuses,… ont conjugué leurs efforts pour façonner l’environnement sociétal afin d’amorcer puis de renforcer l’accumulation capitaliste.

Le système capitaliste façonne en permanence son environnement pour un profit toujours augmenté

Le passage d’un mode d’exploitation de type « féodal » à un mode d’exploitation capitaliste plus rémunérateur a nécessité un ajustement structurel. Il s’est caractérisé par la destruction de la société traditionnelle par le biais de l’expropriation, de la privatisation et de l’exploitation de la main-d’œuvre dégagée plongée dans la misère.

Pour réaliser l’ajustement des structures,  le système a mobilisé ses agents dans les domaines politique, littéraire, médiatique, juridique, économique… pour imposer par le changement par la force. Depuis la révolution industrielle, le système impose un ajustement structurel permanent, plus ou moins violent, à la société dans son ensemble pour toujours plus de profit.

Une remarque finale : le côté sombre de la main invisible n’est jamais abordé dans les cours d’histoire de la pensée économique. Les universitaires échapperaient-ils au système ?

Bernard CONTE


[3] La pensée de Locke peut être considérée comme une pensée fondatrice du libéralisme, et cela, tant sur le plan politique que sur le plan économique. https://fr.wikipedia.org/wiki/John_Locke
[9] Grâce au mercantilisme, l’État a contribué au développement des produits manufacturés. La phase  mercantiliste s’est révélée très efficace pour l’atteinte de son objectif réel : rehausser les riches  intérêts manufacturiers aux dépens de tous les autres. L’objectif étant atteint, le mercantilisme pouvait céder la place au libéralisme économique.
[10] Smith, La richesse des nations, 1776, p. 252-253.
[11] Voir à ce propos : Bernard Conte, La Tiers-Mondialisation de la planète, Presses universitaires de Bordeaux, Bordeaux, 2013 (2ème édition), pp. 45-51.
[13] « The Iron Fist Behind the Invisible Hand: Capitalism As a State-Guaranteed System of Privilege »
[14] Harvey David, « Le « Nouvel Impérialisme » : accumulation par expropriation », Actuel Marx, 2004/1 (n° 35), p. 71-90. DOI : 10.3917/amx.035.0071. URL : https://www.cairn.info/revue-actuel-marx-2004-1-page-71.htm
[15] Yasha Levine, L’invention du capitalisme : comment des paysans autosuffisants ont été changés en esclaves salariés pour l’industrie. http://partage-le.com/2018/10/linvention-du-capitalisme-comment-des-paysans-autosuffisants-ont-ete-changes-en-esclaves-salaries-pour-lindustrie-par-yasha-levine/ consulté le 29/10/2018
[16] Michael Perelman, The invention of capitalism, Duke University Press, Durham & London, 2000.
[18] Yasha Levine, art. cit.
[21] Jérémy Perrin, « Domenico Losurdo, Contre-histoire du libéralisme », Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique [Online], 122 | 2014, Online since 14 March 2014, connection on 13 June 2019. URL : http://journals.openedition.org/chrhc/3342
[22] Yasha Levine, art. cit.
[23] Perelman p.11. Traduction de l’auteur.
[24] Paul Lafargue, Le droit à la paresse, https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Lafargue_-_Le_Droit_%C3%A0_la_paresse.djvu/27 consulté le 19/06/2019.
[25] Richard Cantillon, Essai sur la nature du commerce en général, Londres, Frank Cass and compagny Ltd, 1959. p. 94. [1755]
[26] Jean-Yves Grenier, « Temps de travail et fêtes religieuses au xviiie  siècle », Presses Universitaires de France,  « Revue historique » 2012/3 n° 663 | pp. 609-641, [citation p. 631], https://www.cairn.info/revue-historique-2012-3-page-609.htm
[27] Paul Lafargue, Le droit à la paresse, op.cit.
[28] Guy Lemarchand, « Du féodalisme au capitalisme : à propos des conséquences de la Révolution sur l'évolution de l'économie française ». In: Annales historiques de la Révolution française, n°272, 1988. pp. 171-207. [citation, pp. 193-194).
[32] Mars 1791 : la révolution anti-sociale,  https://la-dissidence.org/2015/03/03/mars-1791-la-revolution-antisociale/  consulté le 21/096/2019.