samedi 4 juillet 2026

France : L'effet "boule de neige" de la dette prélude à l'implosion

 La charge de la dette étrangle la France

Comme chaque année, la Cour des comptes publie son rapport sur la situation et les perspectives des finances publiques. Et, d’année en année, son diagnostic se fait de plus en plus sévère : « Dix mois avant les échéances politiques de 2027, la Cour des comptes réitère son avertissement : la situation des finances publiques de la France est alarmante et appelle des mesures fortes, crédibles et rapides. »

À la lecture de ce rapport de 150 pages, on perçoit le problème crucial : la charge de la dette.

Comme nous le savons, la dette est « roulée » : lorsqu’un emprunt arrive à échéance, l’Agence France Trésor — le service de Bercy chargé de la gestion de la dette de l’État — émet un nouvel emprunt d’un montant équivalent afin de rembourser le précédent. Pour une entreprise, un tel mécanisme serait qualifié de « cavalerie financière » et conduirait rapidement à la faillite.

Mais pour l’État, c’est différent. Il dispose du pouvoir de lever l’impôt, et ne se gênerait pas pour puiser dans l’épargne des Français (directive BRRD) ou dans l’assurance-vie (loi Sapin 2). Cette capacité d’intervention contribue à rassurer les investisseurs internationaux.

Il faudrait que l’État dégage des excédents budgétaires pour rembourser sa dette sans avoir à emprunter de nouveau. Nous en sommes aujourd’hui très loin.

Mais tout cela concerne le principal de la dette. Les intérêts, eux, doivent être versés chaque année aux emprunteurs, et ils sont financés directement par le budget de l’État : c’est la charge de la dette. Or, comme on le voit sur ce graphique (page 70), ce poste est en train d’exploser :

 

Charge de la dette entre 2020 et 2026, ensemble des administrations publiques (en Md€)

 

Nous avons quitté l’époque dorée — pour les emprunteurs — des taux d’intérêt proches de zéro qui prévalaient durant la crise du Covid, pour retrouver des niveaux plus conformes aux moyennes historiques, voire légèrement supérieurs, sous l’effet de la persistance de l’inflation et des inquiétudes liées au niveau élevé de l’endettement public dans de nombreux pays (États-Unis, Japon, Royaume-Uni, France notamment).

Pour le gouvernement, l’équation devient inextricable. La charge de la dette augmente mécaniquement : elle passe de 60,1 milliards € en 2024 à 65,7 milliards € en 2025 (+5,6 milliards €), puis à 77,4 milliards € en 2026 (+11,7 milliards € supplémentaires). Il faut donc trouver de nouvelles ressources pour financer cette hausse, tout en réduisant le déficit de près de 5 % du PIB à 3 %, conformément aux engagements pris auprès de la Commission européenne.

Un défi impossible sans réformes structurelles profondes ni coupes budgétaires drastiques. Or, une telle politique semble difficilement envisageable à l’approche de l’élection présidentielle, d’autant plus que l’Assemblée nationale demeure divisée en trois blocs incapables de dégager une majorité stable.

Conséquence : le déficit budgétaire reste proche de 5 % du PIB en 2026 et pourrait même dépasser 6 % en 2027, selon les dernières projections de Bercy. La charge de la dette et le déficit budgétaire entrent ainsi dans un véritable cercle vicieux, chacun se renforçant l’un l’autre.

Le refinancement du stock de dette — c’est-à-dire l’émission de nouveaux emprunts pour remplacer ceux arrivant à échéance — dans un contexte de taux d’intérêt durablement élevés va mécaniquement alourdir la charge de la dette : « La majeure partie de la hausse résulterait du refinancement progressif du stock de dette publique à des taux de marché plus élevés. Ce mécanisme restera à l’œuvre, de manière inexorable, au cours des prochaines années si bien que la charge d’intérêts devrait dépasser les 100 Md€ par an à l’horizon 2029, augmentant graduellement les efforts nécessaires pour l’atteinte des objectifs de déficit. » (p. 69)

100 milliards € par an en 2029 ! La charge de la dette est en train d’engloutir une part croissante du budget de l’État. En 2026, avec 77,4 milliards €, elle représente déjà près de 23 % des recettes de l’État (329,5 milliards €, selon l’INSEE). Imaginez devoir consacrer près d’un quart de vos revenus au seul paiement des intérêts de votre emprunt, sans même rembourser le principal. Et cette proportion est appelée à augmenter dans les prochaines années. Les comptes de l’État sont en train d’exploser en vol. Et le jour où les investisseurs internationaux — qui achètent la moitié de notre dette — siffleront la fin de la partie, ce sera la crise grecque et dix fois plus gros…

Quelle solution le gouvernement a-t-il trouvée jusqu’à présent ? L’augmentation des impôts. Selon la Cour des comptes, la réduction du déficit entre 2024 et 2025 — de 5,8 % à 5,1 % du PIB — est « exclusivement imputable aux hausses d’impôts » (p. 42), et non des efforts de baisse de la dépense publique.

Le rapport liste pas moins de 20 nouvelles mesures en 2025 : « surtaxe exceptionnelle », « contribution financière », « majoration d’accise », « malus automobile », « versement mobilité », « taxe sur les transactions financières », « taxe sur les petits colis » — finalement supprimée après son échec — entre autres (p. 64). Les Français n’échapperont pas à une hausse d'impôts, affirme l’OCDE.

Des impôts en hausse avant la faillite, voici le programme !

La reproduction, intégrale ou partielle, est autorisée à condition qu’elle contienne tous les liens hypertextes et un lien vers la source originale.

lundi 29 juin 2026

Championnats de France de natation Maîtres, Tarbes juin 2026 : le bilan de Martine Reynaud

 


 Comme à l’accoutumée, Martine a récolté des honneurs : 

- 2 titres de championne de France et 

- 2 troisièmes places 

(deux médailles d'or et deux médailles de bronze).

 
- 400 mètres nage libre (médaille d'or)
 


 - 200m nage libre (médaille d'or)

 
 
- 100 mètres nage libre : 3ème, (médaille de bronze)
 
 

 
- relais 4x50m nage libre : 3ème, (médaille de bronze)
 
 

  
Martine a gagné son premier titre de championne de France en 1972 et depuis elle a multiplié les titres et les records de France et d'Europe.
 
 En date du 29/06/2026, la base de données de la FFN recense 136 performances de Martine.
 
Il est à noter que Martine a eu la poliomyélite à 14 mois et cette maladie lui a laissé des séquelles neurologiques importantes des membres inférieurs. Malgré ce handicap elle a toujours nagé avec les valides et elle a brillé.
 
Quelques performances récentes : 
 
Record  d'Europe du 400m nage libre du 15/04/2017
 

 Record d'Europe du 400m nage libre du 25/06/2022
 
 
 
Quelques vidéos :

 

 

 

Martine a participé aux jeux olympiques de 1972 à Munich. 

Activités hors natation

Martine Reynaud a été médecin de rééducation et réadaptation fonctionnelles, médecin légiste, médecin du sport, expert judiciaire près la Cour d'Appel de Bordeaux, Internat de médecine du travail, médecin du foyer IMC Alice Girou, expert près du Tribunal du contentieux de l'invalidité de Bordeaux.

Médecin de l'équipe de France de football féminine durant onze années, membre des commissions régionales LFA féminine et médicale.

Décorée de la légion d'honneur en 2010.

En définitive la natation a été et restera le fondement de la vie de Martine.


 (c) Bernard Conte 29/06/2026

 

 

 


 

 

 

lundi 22 juin 2026

Budget de l'État français : le dérapage final ?

 Publié par Philippe Herlin | 18 juin 2026 |       

            

Le déficit budgétaire de la France suscite des inquiétudes depuis longtemps, mais cette fois la situation semble particulièrement préoccupante. Déjà élevé, le déficit devient complètement hors de contrôle.

Qu’on en juge : après un déficit de 5,1 % du PIB en 2025, bien au-delà des 3 % fixés par les critères de Maastricht, une note confidentielle du Trésor prévoit 5,2 % en 2026 et, surtout, 6,2 % en 2027 (L’Opinion). Pire encore que les anticipations de la Commission européenne, qui table sur 5,7 %. Le dérapage est total.

Et encore, rapporter le déficit au PIB revient à comparer deux grandeurs de nature différente. Normalement, on compare un déficit aux recettes. Sous cet angle, les 135 milliards € de déficit prévus pour le budget 2026 représentent environ 42 % des recettes de l’État, soit un déséquilibre démentiel : lorsque l’État perçoit 100 € d’impôts et de taxes, il en dépense 142 €. N’importe quelle entreprise tomberait en faillite, mais pas l’État, qui se finance par la contrainte et trouve encore, jusqu’à présent, des investisseurs prêts à lui prêter.

 

Budget 2026 de l'État
Recettes : 319 milliards €  

Déficit : 135 milliards €

  Dépenses : 454 milliards €    

 Est-ce la panique à Bercy ? À première vue, non. Le ministre des Comptes publics, David Amiel, temporise : « Les risques pour le déficit en 2027 seront rendus publics. On a missionné – et c’est inédit – quatre économistes indépendants qui rendront un rapport en juillet. » (Le Figaro).

Des économistes vont donc se pencher sur les déficits publics. Voilà qui manquait manifestement. On notera au passage que trois des quatre experts désignés n’ont jamais travaillé dans le secteur privé. Plus qu’une réponse à l’urgence budgétaire, ce nouveau comité Théodule traduit plutôt une déconnexion totale d’avec la réalité.

Un parlementaire préférant garder l’anonymat alerte : « Si l’effort budgétaire n’est pas à la hauteur, la Commission européenne pourrait imposer des sanctions dès la fin de l’année 2027, après l’élection présidentielle. »

Après la présidentielle : voilà l’information importante. D’ici là, tout semble fait pour repousser les décisions les plus douloureuses. Une attitude qui rappelle la célèbre formule attribuée à Madame de Pompadour après la défaite de Rossbach : « Après nous, le déluge. »

Ces chiffres catastrophiques interviennent dans un contexte économique déjà déprimé : le PIB a reculé au premier trimestre (-0,1 %), tandis que l’inflation repart à la hausse, atteignant 2,4 % sur un an selon l’INSEE et 2,8 % selon l’indice harmonisé européen.

Peut-on espérer un coup de pouce de Christine Lagarde ? Au contraire, la BCE a choisit de serrer la vis au mauvais moment en relevant son taux de dépôt de 2,0 % à 2,25 %, une première hausse depuis octobre 2023. Or, une remontée des taux d’intérêt renchérit le crédit immobilier, alourdit le coût de la dette des entreprises et contribue, au final, à ralentir davantage l’activité économique.

Nous sommes en récession et cette situation risque de durer, ce qui dégradera encore les recettes fiscales et poussera le déficit à la hausse.

Laisser ainsi filer le déficit ressemble à une forme d’abandon, un refus d’affronter la tempête et de refiler la patate chaude au prochain locataire de l’Élysée. Pas sûr cependant que les marchés l’entendent de cette oreille : et si une crise de la dette éclatait en pleine campagne présidentielle ?

La reproduction, intégrale ou partielle, est autorisée à condition qu’elle contienne tous les liens hypertextes et un lien vers la source originale. Source  

mercredi 17 juin 2026

La fonction publique se nourrit de contractuels

 Fonction publique : 1,36 million de contractuels et aucun pilotage

En dix ans, la France a discrètement changé de modèle de fonction publique sans jamais en décider. La part des agents contractuels dans l'emploi public a bondi de 37% depuis 2011 pour atteindre 1,36 million de personnes.

Un rapport de la Cour des comptes rendu public le 4 juin 2026 * dresse le bilan d’une transformation massive, non anticipée, non pilotée et dont personne ne mesure encore vraiment le coût pour le contribuable.

Contractuels : une bascule subie, jamais décidée

Entre 2011 et 2024, le nombre de fonctionnaires titulaires est resté quasiment stable (-0,6%). Dans le même temps, les agents contractuels ont progressé de 37% pour représenter aujourd’hui un quart (24 %) de l’ensemble des emplois publics.

En 2024 leur nombre a encore crû de 2,6%, pendant que les effectifs de titulaires stagnaient à -0,1%. Autrement dit : toute la croissance de l’emploi public repose désormais sur les contractuels.

Ce basculement s’est produit à bas bruit, sans décision politique explicite, sans doctrine arrêtée. La Cour des comptes le dit sans détour : aucune réflexion n’a anticipé ni accompagné cette tendance. Ce n’est qu’en 2026 que la direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP) a inscrit le sujet parmi ses priorités…

La raison de cette progression est simple : la fonction publique n’attire plus. Les concours voient le nombre de candidats diminuer. La sécurité de l’emploi et les garanties statutaires, jadis perçues comme des avantages décisifs, ne suffisent plus à convaincre, notamment les jeunes générations et dans les métiers en tension.

Faute de titulaires disponibles, les employeurs publics recrutent des contractuels. Et comme personne ne pilote le phénomène, il s’emballe.

Contractuels : la fausse promesse d’économies

Au rythme actuel, les agents contractuels représenteront au moins un tiers des effectifs publics en 2033. Dans un scénario d’accélération, ce taux atteindrait 40%. Dans un scénario extrême, la parité entre titulaires et contractuels pourrait être atteinte.

 

Pour le contribuable, la question est celle de la masse salariale. Hors cotisations sociales des employeurs, elle atteignait 244,6 milliards d’euros en 2024. Cotisations employeurs comprises, la facture grimpe à 362,1 milliards – un écart de près de 118 milliards qui finance pour l’essentiel les retraites des fonctionnaires, dont 45,6 milliards pour les seules pensions de l’État (compte d’affectation spéciale « Pensions », 2024).

La substitution de titulaires par des contractuels, dont les salaires moyens étaient inférieurs en 2023 (2 140 euros contre 2 714 euros pour les fonctionnaires titulaires, la Cour précisant que cette comparaison « a une valeur limitée en raison des différences de postes »), pourrait théoriquement produire des économies.

La Cour les chiffre d’ailleurs : cette substitution réduirait la masse salariale publique de 0,3 % à 1,2 % sur la période 2026-2033, selon un calcul qu’elle juge « conventionnel et indicatif ».

Mais la Cour tempère aussitôt : à mesure que les contractuels occupent des postes permanents, leurs rémunérations augmentent. Et dans les métiers en tension (numérique, médical), les contractuels sont parfois mieux payés que les titulaires.

Conclusion limpide de la Cour : la contractualisation n’a pas été motivée par la recherche d’économies et elle n’en produira pas mécaniquement.

C’est une transformation structurelle que personne n’a décidée, que personne ne pilote, et dont personne ne mesure l’impact financier réel.

Cette absence totale de maîtrise des effectifs et donc du budget de l’État s’inscrit dans une démarche plus large d’absence de contrôle de la dépense publique.

Le navire France n’a plus de barreur depuis trop longtemps et dérive lentement mais sûrement vers un désastre budgétaire.

* Rapport public thématique – Évaluation de politique publique La montée en puissance des agents contractuels : une fonction publique en mutation

lundi 8 juin 2026

Les émeutes et leur répétition

 Talence le 8 juin 2026

Émeutes survenues à compter du 27 juin 2023 | Sénat 

  • Depuis un demi-siècle, les « émeutes » en Occident se succèdent, s’étendent et s’intensifient. Toujours plus ou moins adossées à un évènement surinterprété à la lumière d’un « racisme », elles sont l’occasion d’explosions de violences, de saccages aveugles, de pillages hystériques et de meurtres tus. La gauche et ses gauchismes y plaquent de manière irréelle une aspiration à la « justice sociale », comme ils confondent organiquement putsch et révolution, démagogie et démocratie, logomachie et pensée. Ces éruptions anomiques sont en réalité à la confluence de deux grandes régressions.
  • La première est le délabrement progressif des sociétés occidentales, dont la dynamique créatrice a été brisée par leurs propres dévastations de 1914 à 1945. Sans racines, identité ni projet, elles n’offrent plus à leur jeunesse qu’une consommation accrue, un divertissement perpétuel et un irénisme idéologisé. Leurs franges aisées contestataires, culpabilisées par une liberté et une opulence héritées des conquêtes ouvrières, surenchérissent aujourd’hui dans un millénarisme agressif. Leur radicalité croissante et leur convergence factice masquent l’absence totale de perspective politique derrière les fantasmes confus de retour à une pré-modernité d’avant la Faute.
  • La seconde est l’arrivée massive de populations extra-européennes, dont l’assimilation a été rendue quasiment impossible depuis des décennies par leur ressentiment issu de leur auto-déracinement couplé à un auto-dénigrement occidental. Entretenus dans leurs déterminismes culturels par la bien-pensance « multiculturelle » et victimaire tout en aspirant passionnément aux promesses du techno-consumérisme illimité, ces milieux croissants condensent toutes les contradictions, les infantilismes et les violences. Leurs incapacités multiples à accéder à une modernité elle-même épuisée nourrissent une haine sourde pour les sociétés qui en sont issues et ces « autres » qui les peuplent.
  • Ces insurrections sans buts, apparemment stériles et auto-destructrices, comme leurs cortèges de militants du chaos, ne peuvent qu’engendrer un ordre brutal traditionnel. C’est qu’ils sont, paradoxalement, des appels désespérés à un autoritarisme enfin indiscutable posant des limites et des certitudes. Il s’agit au fond d’en finir avec cet univers tissé d’incertitude et de doute, d’insupportables différences culturelles et de tristes bilans historiques ou familiaux, d’anéantir la responsabilité d’avoir à assumer ses choix et la société que l’on fait advenir.
  • Leur horizon étant la guerre perpétuelle, ces soulèvements ne peuvent que croître jusqu’à provoquer la formation d’un État arbitraire et cruel gérant ses troupeaux de communautés ethno-religieuses, retrouvant par là la forme impériale dont seul l’Occident s’était extrait. C’est pour cette raison que l’on retrouve, en toile de fond de ces razzias compulsives, le communautarisme, le racialisme, le sexisme et, bien sûr, l’islamisme, pour lesquels le wokisme, digne héritier des totalitarismes marxistes-léninistes, dissout tous les obstacles encore debout.

Puissent ces quelques textes nourrir le réveil de la majorité silencieuse et accompagner la possibilité d’une autre issue.

Lire la suite  

samedi 6 juin 2026

Souvenir de mon passage à l'Université Montesquieu

J'ai fait une grande partie de ma carrière à l'Université Montesquieu Bordeaux IV, j'en profite pour vous livrer ceci qui est aujourd'hui encore d'actualité :


Le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument

C'est la concurrence qui met un prix juste aux marchandises et qui établit les vrais rapports entre elles


Dans une monarchie bien réglée, les sujets sont comme des poissons dans un grand filet, ils se croient libres et pourtant ils sont pris.


Il faut éclairer l'histoire par les lois et les lois par l'histoire.


Celui qui fait exécuter les lois doit y être soumis.


Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires


Je suis distrait. Je n'ai de mémoire que dans le coeur.


La gravité est le bonheur des imbéciles.


Ce qui manque aux orateurs en profondeur, ils vous le donnent en longueur

L'histoire du commerce est celle de la communication des peuples


Les moeurs font toujours de meilleurs citoyens que les lois.


Une injustice faite à un seul est une menace faite à tous.


Les lois sont les rapports nécessaires qui dérivent de la nature des choses


La république est une dépouille ; et sa force n'est plus que le pouvoir de quelques citoyens et la licence de tous


Une religion qui peut tolérer les autres ne songe guère à sa propagation


Les républiques finissent par le luxe ; les monarchies par la pauvreté


Le talent : un don que Dieu nous a fait en secret, et que nous révélons sans le savoir

La pudeur sied bien à tout le monde ; mais il faut savoir la vaincre et jamais la perdre


La force principale de la religion vient de ce qu'on la croit : la force des lois humaines de ce qu'on les craint


Les pays ne sont pas cultivés en raison de leur fertilité mais en raison de leur liberté


Celui qui fait exécuter les lois doit y être soumis


Il ne faut toucher aux lois que d’une main tremblante


 

 

 

jeudi 14 mai 2026

Une tribune prédictive publiée dans l'Humanité il y a 20 ans

 Il y a 20 ans, dans un billet publié dans l'Humanité le 2 juin 2006, je prédisais la situation actuelle d'appauvrissement généralisé ainsi que l'euthanasie concomitante de la classe moyenne. 

Le journal L'Humanité en cessation de paiement et au tribunal de commerce 

"La mondialisation productive, financière et commerciale est une adaptation du système capitaliste à la crise qui le secoue depuis les années soixante-dix. Il s'agit de rétablir les profits pour rémunérer grassement les rentiers. Les performances récentes des entreprises multinationales en matière de profits record attestent de l'accélération de cette tendance.
Comment s'opère le « rétablissement » des profits ?

Le principe est simple : réduire les coûts et augmenter les marges. La réduction des coûts implique « l'euthanasie » de la classe moyenne ....

Lire la suite 

Survivre à un effondrement économique : ce qu'il faut préparer maintenant

 Survivre à un effondrement économique : ce qu'il faut préparer maintenant + « Effondrement. La série à revoir » EPISODES : 1 - 2 - 3- 4- 5- 6- 7- 8

Publié par Brujitafr sur 14 Mai 2026, 07:08am

Vous avez quarante huit heures de nourriture dans votre cuisine. Le système bancaire libanais s'est effondré du jour au lendemain en deux mille dix neuf. Cent milliards de dollars de dépôts gelés, sept ans plus tard. L'Argentine en deux mille un. La Grèce en deux mille quinze. Cette recherche documente les quatre piliers à mettre en place avant que la première rupture n'arrive en France. 

« Effondrement », c’est le titre d’une mini série qui a été mise en ligne sur youtube fin 2019, une série produite par Canal+.

Il y a 8 épisodes d’une vingtaine de minutes chacun.

Source 


mardi 5 mai 2026

Talence : l'EEMM du centre ville tourne à plein régime

 le 05/05/2026


 L'Espace d’élevage municipal de moustiques (EEMM) du centre-ville tourne à plein régime, moustiques communs, moustiques tigres... se développent à souhait. 

Il faut justifier la politique de lutte contre les moustiques de la mairie :

"la mise en place de « bornes » qui aspirent les moustiques dans l’ensemble du parc Peixotto. Ces bornes, retardées par les différents confinements, ont été installées à la fin de l’année 2020.

la distribution de pièges à larves de moustiques aux Talençais qui le souhaitent" (https://www.talence.fr/moustiques-la-guerre-est-declaree/). Citation : https://blog-conte.blogspot.com/2022/02/talence-loxymore-du-moustique.html

C'est le syndrome du héros qui œuvre pour votre bien. Merci beaucoup n'oubliez pas votre vote dans 6 ans.


 


Cet espace d'élevage de moustiques a une histoire que le système préfère passer sous silence.  

En effet, c'est à cet endroit que devait être construit l’Établissement Culturel du Centre Ville de Talence (ECCVT) en remplacement de la salle de la Médoquine qui était une "danseuse" entretenue par la municipalité : http://blog-conte.blogspot.fr/2014/08/la-medoquine-danseuse-etoile-de-talence.html

En 2014, en séance du Conseil municipal, je disais ceci :

« La Municipalité verse 420 000 € de subvention annuelle à Talence Gestion Equipements et encaisse une redevance d’affermage de 180 000 € environ, c’est-à-dire que la Municipalité finance largement le loyer qu’elle perçoit. Le bilan de l’opération est une subvention nette de 240 000 € à laquelle on devrait ajouter certaines manifestations organisées par la Ville et qui donnent lieu à paiement, peut-être à un paiement minoré.

Néanmoins, l’artifice de l’affermage permet à deux élus de la majorité (Monsieur Jestin et Madame Chadebost pour ne pas les nommer) de percevoir des jetons de présence au Conseil d'administration de Talence Gestion Equipements, d’un montant que nous n’allons pas tarder à voter de l’ordre de 22 000 à 23 000 €

A vue de nez, nous pouvons estimer le coût pour le contribuable talençais de la salle de la Médoquine depuis son ouverture il y a environ 20 ans à 4 800 000 €, une broutille, environ 3 321 SMIC mensuels. »
 
Une nouvelle meneuse de revue

L’idée de la Mairie est de remplacer la salle de la Médoquine par un nouvel établissement, tout d’abord appelé « école de musique », puis dans un souci d’élargissement de ses activités, rebaptisé : Établissement culturel du centre-ville (ECCV).

Le bâtiment abritant ledit établissement sera construit près du cinéma Le Gaumont, sur la partie ouest du parking actuel qui va céder la place à des logements.

Si la position centrale du bâtiment apparaît séduisante, hormis les problèmes de stationnement des véhicules des usagers, il convient d’alerter la population sur un réel danger : l’établissement culturel du centre-ville (ECCV) vise à éclipser l’ancienne danseuse de la Médoquine. L’ECCV  pourrait bien être la prochaine meneuse de revue de Talence
 
 
 
 Les élus de la majorité avaient mis en avant tous les avantages du lieu : centre-ville, proximité des transports en commun... A l'époque j'avais suggéré de positionner l'établissement au Château des Arts, mais Alain Cazabonne et sa majorité avaient trouvé cette idée pour le moins saugrenue (lire les CR des Conseils municipaux).
 
Le processus a été lancé, achat du terrain, désignation d'une commission multipartite (j'en faisais partie), appel à projets, architectes, experts, sélection d'un projet.... etc... etc...  Bref, tout allait pour le mieux quand patatras...
 
Un problème majeur a été mis à jour : la dalle de béton au-dessus du parking du cinéma ne pouvait supporter le poids de l'édifice de l'ECCVT. C'était ballot quand même !!! 
 
Personne parmi les experts de tous bords, les architectes, les élus... ne s'en étaient aperçus.
 
Une "erreur" comme l'a reconnu un élu de la majorité. Une erreur à un million d'euros non compris l'achat du terrain en copropriété.
 

 
 Pour voir les vidéos explicatives cliquez sur ces liens :
 

La "gabegie financière" désigne une gestion défectueuse ou malhonnête des  finances, entraînant un gaspillage ou un désordre financier. Elle se  manifeste par des dépenses excessives, des détournements de fonds ou une  mauvaise
 
 
 
 

 

 

 

 

 


 

mardi 31 mars 2026

Talence : résultats des élections municipales de 2026, plébiscite ou victoire à la Pyrrhus ?

 Talence : résultats des élections municipales de 2026

L’ancien maire Emmanuel Sallaberry a été réélu au premier tour avec environ les deux-tiers des suffrages. S’agit-il d’un plébiscite ou d’une victoire à la Pyrrhus ?Les résultats des élections municipales de Talence qui se déroulaient en un  seul tour sont en ligne et sont à retrouver sur le site internet de la  Ville ! 

Les listes électorales comportent 26 026 inscrits.

Nombre de votants : 14 080 soit un taux de participation de 54,09 %

C’est-à-dire que 11 946 électeurs se sont abstenus de voter. Il convient d’ajouter les électeurs qui ont effectué leur devoir mais qui ont voté blanc ou nul au nombre de 321. En effet, à travers leur vote ces électeurs expriment le fait que l’offre électorale, (les deux listes en l’occurrence) ne leur convient pas.

Au total 12 267 électeurs ont exprimé leur rejet de l’offre électorale proposée (2 listes, droite molle et gauche pastèque) soit 47,13 %.

Emmanuel Sallaberry 9134 voix soit 35,09% des inscrits (représente seulement un peu plus d'un tiers des électeurs)

Isabelle Rami 4625 voix soit 17,77% des inscrits

L’un comme l’autre ne représente pas une majorité de talençais. Il est facile de commenter en disant : "la majorité silencieuse n'avait qu'à s'exprimer!". Peut-être faudrait-il envisager une diversification de l’offre politique pour prendre en compte les souhaits de quasiment la moitié de la population (47,13%). Mais cette démarche impliquerait une sortie de la démocratie de connivence .

Ce n’est malheureusement pas demain la veille !