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samedi 8 janvier 2022

Ploutocratie et ultralibéralisme

Un des “écrans de fumée » dans lequel nous maintient la presse grand public est de nous faire croire que nous vivons dans des « démocraties », tout cela parce que l’on nous laisse voter pour des « hommes politiques » qui ont été sélectionnés par cette même presse.

Un autre préjugé concernant les hommes politiques est qu’ils sont libres d’appliquer le programme pour lequel ils ont été élus. Si tel était le cas, pourquoi donc oublient-ils tous si facilement des promesses qui leur ont bien servis pour attirer les votes mais qu’ils ne peuvent plus respecter une fois élus.

Et si, comme vont nous le montrer les textes ci-dessous, nous vivions en réalité dans une ploutocratie (d’autres disent une oligarchie), c’est-à-dire un régime politique dans lequel ce sont les patrons d’entreprises les plus riches qui décident de la politique, les hommes politiques n’étant que leurs directeurs exécutifs, chargés de l’application de leurs décisions au niveau du pays. Ces directeurs exécutifs étant promus, ou saqués, par l’intermédiaire des médias grand public qui sont tous aux mains des oligarques français. Ce gouvernement de l’ombre est ce que certains analystes appellent l’État Profond.

Nous commencerons notre démonstration par le cas Macron. Un quasi inconnu politique qui, grâce à une campagne médiatique énorme et unanime fut porté à la présidence pendant que les mêmes médias tuaient politiquement le seul candidat qui pouvait l’empêcher d’accéder à la présidence, François Fillon, vainqueur de la primaire à droite.

Et pour ceux qui douterait encore que la France fasse partie des ploutocraties,

Quant aux États-Unis on pourrait dire que c’est une ploutocratie bureaucratique, car c’est une alliance entre grosses entreprises/grand patrons/propriétaires des médias et les services secrets (CIA/FBI/NSA) qui dirige le pays. C’est  l’État profond étasunien. Nous verrons dans le chapitre « Trump Vs État profond » le combat que cette alliance a livré contre Trump, un président démocratiquement élu, mais qui n’était pas celui de leur choix. Sacrilège qu’ils lui ont fait payer cher.

Voyons donc de plus près cette façade démocratique cachant un système élitiste.

Des institutions privées se plaçant au-dessus des États.

Mais les systèmes ploutocratiques ne sont pas l’apanage de la France et des États-Unis. On en trouve beaucoup en Asie et en Amérique du Sud, tous les pays déclarés « démocratiques » par les médias grand public. Ceux qui ne sont pas ploutocratiques comme Cuba, le Venezuela, la Chine, la Russie, l’Iran sont par contre déclarés « autoritaires ».

Le système politico-économique mis en place par les oligarques, et instillé dans la tête des gens par des médias qui servent surtout à laver les cerveaux, est ce que l’on appelle l’ultra (ou néo) libéralisme. Un système où l’entreprise économique cherche soit à se placer au-dessus des États, en corrompant ses fonctionnaires par le système tout à fait légal du pantouflage, soit à l’utiliser en raflant les marchés publics et en le forçant à privatiser tout ce qui peut générer des profits. C’est un système ou l’État est au service du monde des affaires, au détriment de son rôle de protection de la population. D’incessants conflits d’intérêt sont commis au dépend de la nation. D’où les scandales économiques à répétition et l’ère du « privatiser les gains et socialiser les pertes » que nous avons tous vu pendant la crise financière de 2008.

Et les résultats d’une telle politique néolibérale ne se font pas attendre longtemps.

Bien sûr cela entraîne un affaiblissement de la fonction régalienne de l’État et de l’idée même de nation.

Sauver ce système néolibéral qui s’auto détruit reste pourtant le leitmotiv de l’Occident.

Et puisque l’élite au pouvoir sent qu’elle est en train de perdre sa main mise sur le peuple, alors elle est tentée de recourir au totalitarisme/fascisme pour étouffer toute insurrection possible.

samedi 25 décembre 2021

Annonce, à venir : Ajustement Sociétal : grandeur et décadence de la classe moyenne

Ajustement Sociétal : grandeur et décadence de la classe moyenne

à paraitre sous peu, voici l'introduction:

 Le développement d’une classe moyenne nombreuse au Nord apparaît caractéristique de la période des Trente glorieuses et son émergence au Sud coïncide avec la phase développementaliste.

 L’apparition et la densification de la classe moyenne sont des éléments majeurs de l’ajustement structurel fordiste. Le système dans sa version du capitalisme industriel va engendrer un façonnage sociétal permettant à la fois l’expansion géographique et l’intensification du capitalisme.

 Pour paraphraser Max Weber, il s’agit de diffuser le plus largement et le plus rapidement possible « l’esprit du capitalisme » par le biais de la séduction et de la subornation. Pour ce faire, le niveau de consommation de biens et services (consommation de masse) doit être augmenté grâce à la redistribution des gains de productivité (production de masse) et à l’action d’un État « bienveillant ».

 Le rôle de l’État apparaît déterminant si bien que certains qualifient cette période de « capitalisme régulé » inspiré par Keynes. Ainsi, l’État canaliserait le capitalisme pour en éviter les travers les plus importants. Au contraire, je pense que l’État est en permanence au service du système et les phases fordiste et développementaliste  n’échappent pas à la règle. Ceci en contradiction avec la pensée dominante qui présente ces périodes comme des victoires des opprimés sur les nantis.

 Dans ce contexte, l’État inscrirait son intervention dans le cadre de l’ajustement structurel fordiste (ou fordiste-périphérique) voulu par le système. L’État-providence au Nord et l’État développementaliste au Sud seraient les artisans façonnant les structures sociétales selon les plans déterminés par le système de domination, d’exploitation et de contrôle.

 Au cours de cette phase, la classe moyenne apparaît comme un paramètre majeur du changement structurel et de l’évolution du capitalisme. Son développement est soutenu par l’État-providence au Nord et l’État nationaliste-clientéliste au Sud.

 La crise du fordisme et du développementalisme sera l’occasion d’un changement de version du système d’exploitation pour laquelle la classe moyenne devient inutile et même coûteuse car elle obère les possibilités de profit. En conséquence, grâce à l’État devenu malveillant, l’euthanasie progressive de la classe moyenne s’imposera. Ainsi, le bâton succèdera-t-il à la carotte.

La suite pour très bientôt !!!

mardi 21 décembre 2021

La Marée verte et ses épaves : 1- Les ennemis de la Nature

 La Marée verte et ses épaves 

1- Les ennemis de la Nature

lundi 13 décembre 2021 par Marius Blouin

Toujours en librairie : Le Règne machinal (la crise sanitaire et au-delà). Voir ici

A l’automne 2019, on nous pose la question suivante : « Que pensez-vous du scénario de l’effondrement promu par les "collapsologues", qui a le vent en poupe en ce moment ? »
On s’attelle à la réponse, parmi d’autres écrits et activités en cours. Cette réponse prolifère en multiples rappels et remarques ayant trait à la montée massive et multiforme de la conscience et de la contestation naturiennes ; et à la montée en conséquence de toutes sortes d’épaves politiques et intellectuelles, se flattant d’avoir soulevé cette crue, s’étalant dessus et tâchant de la dévoyer ou de la renverser à leurs fins propres.
 

L’arrivée du Virus, en février 2020, interrompt cet élan, pour nous lancer dans d’autres quêtes.


Un an plus tard, nous poursuivons cette réponse alors que les dévoiements et les inversions se multiplient et s’amplifient de toutes parts rendant plus que nécessaire le rappel des faits historiques. C’est que toutes les « crises » convergent vers une crise principale, qui est celle de la société industrielle, obligeant les faux amis et les vrais ennemis de l’écologie radicale à occuper d’urgence cet immense champ de manœuvres, afin d’y maintenir leur hégémonie et de récupérer, ou de chasser, les révolutionnaires de notre temps : naturiens , luddites , briseurs de machines, anti-industriels et décroissants ; défenseurs des vivants politiques dans un monde vivant. 


Tantôt les ennemis de la Nature tentent de nous faire prendre le drapeau rouge, arc-en-ciel ou violet, pour le vert ; tantôt ils agitent le drapeau vert pour combattre la nature et ses défenseurs. « L’écologie n’appartient à personne ! » proclament ces post et néo-écologistes de la vingt-cinquième heure. C’est pour eux une terra nullius, comme l’Amérique autrefois et la Lune aujourd’hui. Moyennant quoi, ils viennent chacun s’en approprier autant qu’ils peuvent, quitte à en éliminer les Sélénites et Amérindiens. Après tout, ces derniers sont également des colons ayant traversé le détroit de Béring voici 40 000 ans.

(...)

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