mardi 24 septembre 2013

La Nouvelle France Industrielle

Un point de vue dissonant
 
 
La “Nouvelle France Industrielle”, c’est le nom du énième plan de réindustrialisation du pays depuis les années 1980, lancé par François Hollande et Arnaud Montebourg, ministre du “Redressement productif”.

Ce plan, divisé en 34 secteurs qui vont du numérique aux nanotechnologies, en passant par les nouvelles sources d’énergie, vise officiellement la (re)création de 480 000 emplois.

Ce plan est une escroquerie et une ineptie.

1) Certes l’emploi n’a pas d’odeur, et les voix des chômeurs, toujours plus nombreuses, peuvent compter dans les élections à venir. Mais ils ne verront pas la couleur de ces 480 000 emplois. Les secteurs “à forte valeur ajoutée” pour les investisseurs ne sont pas dans l’industrie. On continuera à exporter la production chez les prolétaires du sud, ou à la confier aux robots.
Les secteurs financés par ce plan visent en réalité des gains de productivité, autrement dit la destruction d’emplois.

2) Ce plan est en réalité un plan de développement des hautes technologies pour la mise en place de systèmes de gestion des ressources et des populations, après 150 ans de guerre mondiale au vivant par le technocapitalisme. Cette “Nouvelle France Industrielle” n’est en fait que la version locale de “la troisième révolution industrielle”, et l’application des plans de “planète intelligente” conçus par IBM.

3) La “planète intelligente”, la “troisième révolution industrielle”, ne sont que les pseudonymes du “capitalisme vert”, du “Green New Deal”, des “éco-technologies” ; bref, de tous les nouveaux moyens de la tyrannie technologique pour maîtriser une population planétaire décuplée, face à la pénurie alimentaire et à la destruction du milieu naturel.

La technologie, c’est de la politique. Le fascisme qui vient, c’est celui-là.

« Les limites nécessaires à la préservation de la vie seront calculées et planifiées centralement par des ingénieurs écologistes, et la production programmée d’un milieu de vie optimal sera confiée à des institutions centralisées et à des techniques lourdes. C’est l’option technofasciste sur la voie de laquelle nous sommes déjà plus qu’à moitié engagés. » (André Gorz, Ecologie et liberté, 1977)

Lire : 
La « Nouvelle France Industrielle » : Quand l’Etat organise la « planète intelligente »

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