mardi 20 mars 2018

Talence : budget primitif 2018 mon intervention au Conseil municipal


Talence : Budget primitif 2018

Dans l’introduction de la présentation du budget, sont mentionnés un certain nombre d’objectifs.
1. « renforcer la proximité avec les Talençais et poursuivre l'amélioration de leur cadre de vie » : il s’agit d’un objectif louable mais qui mérite d’être précisé. Le Père du peuple, le grand Timonier… déclaraient œuvrer pour l’amélioration du cadre de vie et plus généralement pour le bonheur de la population. Les goulags, la révolution culturelle… ont sans doute largement participé au bonheur des populations. A Talence, la question se pose de savoir quel est le cadre de vie réellement souhaité par les talençais et non pas celui défini au le sommet et imposé à la base. Certes officiellement le sommet sait… sait ce qui est bon pour la base, mais la proximité invoquée implique une large concertation directe de la population non pas simplement à travers quelques instances non représentatives. Il ne suffit pas de distribuer quelques centaines de milliers d’euros par le biais d’un budget participatif pour faire de la démocratie de proximité. Il faut demander à l’ensemble des talençais s’ils veulent encore plus de béton, toujours plus de béton, il faut leur demander s’ils veulent que l’on ajoute, à l’horizon 2030, 7000 personnes de plus à la population actuelle (soit plus de 16%) dans la ville déjà la plus dense en population de la Métropole, il faut demander aux talençais s’ils veulent plus d’écoles, plus d’infrastructures de santé, etc… Pour résumer demander aux talençais la composition du cadre de vie qu’ils souhaitent, ce serait une vraie démarche de démocratie de proximité.

2. « respecter les équilibres financiers avec un effort de gestion constant sur les dépenses de fonctionnement. » Il s’agit d’un engagement assez flou. L’effort de « gestion » signifie-t-il une faible croissance, une stabilité ou une baisse de la dépense ? Quels sont les objectifs chiffrés de la croissance des dépenses de fonctionnement ? La gestion de ladite dépense passe-t-elle par la stabilité voire la réduction des services offerts aux talençais dans le contexte d’une forte croissance de la population ?

3. « respecter les équilibres financiers avec le maintien d'un autofinancement élevé, un effort d'investissement ambitieux ». L’autofinancement à Talence est fortement tributaire des cessions d’actifs, c’est-à-dire de la vente du patrimoine des talençais. L’objectif retenu concernant tant l’autofinancement que l’investissement pourra-t-il être réalisé sans nouvelles ventes d’actifs municipaux ? L’investissement « ambitieux » dont il est question passera-t-il par le biais de partenariats public-privé dont à chaque fois le côté public sort lésé ?

4. « respecter les équilibres financiers avec un endettement en baisse ». Il me paraît évident que cet objectif est lié au précédent. Dans un contexte d’investissement « ambitieux » - il conviendrait de déterminer la mesure de l’ambition - la baisse de l’endettement implique un autofinancement élevé tributaire des ventes du patrimoine talençais.

5. « respecter les équilibres financiers avec : la stabilité des taux d'imposition, pour cette année et jusqu’à la fin de la mandature ». Voilà une excellente nouvelle. Néanmoins, il convient de signaler que les taux de la fiscalité directe pratiqués à Talence facilitent la stabilité pour les deux ans à venir. En 2017, le taux de la taxe d’habitation s’élevait à 24,13% à Bordeaux, 23,55 % à Talence, 22,59% à Pessac, 20,74% à Mérignac… concernant la taxe foncière (taxe de foncier bâti): des quatre villes citées Talence détient le record avec 32,96 à Talence [28,72% à Mérignac, 29,51% à Bordeaux, 29,92% à Pessac]. La stabilité des taux à Talence ne fera que réduire notre avance en la matière. Source : https://www.collectivites-locales.gouv.fr/fiscalite-locale-communes-0
Bernard CONTE

Faire vivre la politique et non pas faire de la politique pour en vivre...

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