jeudi 1 février 2018

L'€-crash se dessine

BCE : cavalerie pour les nuls et €-crash

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques : Banques Européennes

Je reviens sur ce gros problème qu’est la politique monétaire de la BCE, dite de Quantitative Easing qui n’est en fait qu’une grande cavalerie.
Tout d’abord un petit rappel s’impose sur quelques éléments essentiels souvent mal connus…

Tous les soirs, toutes les banques de la zone euro doivent avoir une position nette créditrice vis-à-vis de la banque centrale dont elles dépendent. Certaines ont des disponibilités excédentaires, d’autres au contraire sont en manque de disponibilités. Normalement, celles qui ont des disponibilités excédentaires les prêtent à celles qui sont en manque de disponibilités. C’est le rôle du marché monétaire que d’assurer ainsi l’adéquation entre l’offre et la demande.

Le problème est que beaucoup de banksters ne respectent plus les règles prudentielles d’endettement depuis l’adoption de l’euro au point que certaines banques peuvent se trouver en faillite d’un jour à l’autre un mardi soir, comme ce fut le cas par exemple pour Banco Popular qui a pu quand même ouvrir le lendemain matin grâce à son rachat pour… 1 euro symbolique (et la reprise d’une dizaine de milliards de dettes !) par Banco Santander.
De ce fait, les banques qui ont des disponibilités excédentaires ne les prêtent plus à celles qui sont en manque de disponibilités.
Le marché interbancaire est bloqué. Il ne fonctionne plus.
Les banques qui ont des disponibilités excédentaires ne les prêtent plus qu’à la BCE.
Celles qui sont en manque de disponibilités ne peuvent emprunter qu’auprès de la BCE pour survivre.

Depuis l’adoption de l’euro, la situation des banques se dégrade de plus en plus et la BCE a donc été obligée de leur prêter de plus en plus : jusqu’à… 1 450 milliards de dollars fin juin 2012 !
Par la suite, les Marioles de la BCE ont eu l’idée de ne plus prêter autant à des banksters risquant de ne pas pouvoir rembourser mais de leur racheter des titres (principalement des bons de Trésors de la zone) pour qu’elles puissent avoir assez de disponibilités pour conserver une position nette créditrice, sans pour cela faire baisser les prix des contrats et donc augmenter les rendements.
Ce fut le début de la politique monétaire de la BCE, dite de Quantitative Easing (Q€) qui n’est en fait qu’une grande cavalerie… 




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