mardi 4 juillet 2017

Douce France : Macron est bien socialiste – Des gens qui réussissent…

Par The Wolf le
Saluons, pour une fois, la sincérité d’Emmanuel Macron. Dieu sait si tout le monde lui en veut : ses amis comme ses adversaires. On ne dévoile pas impunément la vraie nature du socialisme ! Le tout frais président de la République a commis cet impair majeur en déclarant que dans une gare, on croise « des gens qui réussissent et des gens qui ne sont rien ». Macron a fait cette déclaration lors de l’inauguration de l’incubateur français de start-ups, station F, installée dans l’ancienne halle Freyssinet. Et oui, ces propos ont été sortis de leur contexte. Emmanuel Macron, récusant le temps « d’avant », cherchait à montrer aux jeunes qui espèrent en ce lieu faire réussir leur idée économique, que le temps des copinages ou des diplômes obligatoires pour réussir ne sont plus. Cela reste à voir. Il cherchait également à leur dire que la réussite comporte une responsabilité : celui qui a devrait en concevoir le devoir d’aider celui qui n’a pas.

Des gens de peu à ceux qui ne sont rien, un monde !

C’est la vieille opposition entre les « haves » et « have-nots », en somme. Mais rappelons d’emblée que cette expression anglaise a trouvé son origine dans le discours des communistes et des collectivistes, de Marx à Pol Pot et de Lénine à Mao. En cela, il s’agit bien d’un discours socialiste, car ce qui se comprend, ce qui a un sens en morale, en application du devoir de charité, est dévoyé lorsque la politique en fait une obligation sans appel. Regardez le discours de Macron : il s’agit bien d’une obligation sans appel. Mais en réalité, ses paroles sont plus graves encore. Opposer « les gens qui réussissent » aux « gens qui ne sont rien », ce n’est pas limiter sa réflexion au fait d’être riche ou pauvre, d’être reconnu dans la société ou d’être laissé-pour-compte. Le président Macron, dont il ne faut pas penser un seul instant qu’il ne choisit pas ses paroles avec soin, a employé le verbe « être ».

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