dimanche 28 décembre 2014

Réponse à la question orale : Lutter contre la pauvreté et le dénuement à Talence

Conseil municipal du 3 novembre 2014



Ma question orale a été posée par Stephane Ambry car, pour des raisons légitimes, j'ai quitté le Conseil municipal avant son terme.

M. LE MAIRE : Bernard CONTE et François JESTIN ne sont pas là. C'est ce dernier qui devait lui répondre.
M. AMBRY : J’ai une question orale de Bernard CONTE, qui m’a chargé de la lire et qui attend, bien évidemment, votre réponse.
En écho à son blog, que tout le monde connaît et auquel il faut se reporter, il nous pose une question sur la façon de lutter contre la pauvreté et le dénuement à Talence.

"La crise économique et sociale qui frappe la France répand, telle une pandémie, la pauvreté et le dénuement. Ainsi, « La France compte entre 5 et 8,6 millions de pauvres selon la définition adoptée. Depuis 2002, le nombre de personnes concernées a augmenté de 1,3 millions. » (http://blog-conte.blogspot.fr/2014/09/la-pauvrete-progresse-en-france.html)
De plus, un nombre croissant de personnes, sans entrer dans la catégorie officielle des « pauvres », n’arrive plus à joindre les deux bouts.
Talence n’est pas épargnée par le phénomène de paupérisation et l’approfondissement de la crise multiplie les besoins d’aide et les rend toujours plus urgents.
Les services sociaux municipaux, principalement le CCAS, font un travail remarquable mais ils ne peuvent couvrir la totalité des besoins exprimés par la population talençaise dans son ensemble.
C’est pour ces raisons que des organisations, laïques ou confessionnelles, œuvrent bénévolement sur notre commune. Il en est ainsi de la Société Saint Vincent de Paul.
A l’instar d’autres organisations, telles le Secours populaire, l’association Frédéric Sévène, Talence Sel…,  la Société Saint Vincent de Paul procède à des distributions de colis alimentaires notamment en lien avec Simply-Market. De plus ladite société procède aussi au transport de meubles, d’objets électroménagers, de vêtements… au profit de toutes les couches de population en souffrance (retraités, personnes à revenus faibles, femmes et hommes seuls…).
Avec le durcissement de la crise, on assiste à une « explosion » des besoins qui engendre des difficultés croissantes pour répondre à de telles exigences.
La Société Saint-Vincent de Paul de Talence ne dispose pas de grands moyens financiers et se voit également confrontée  à  des difficultés  logistiques en raison de la vétusté d’un camion gracieusement « prêté » par la Mairie.
A la fin de l’année 2014, ce véhicule sera réformé mettant en danger une  grande partie des actions sociales.
Dans ce contexte, il apparaît indispensable que la Mairie consente le prêt d’un nouveau véhicule utilitaire de plus grand gabarit (type « fourgon ») afin de poursuivre ces activités dans de bonnes conditions.
Nous sommes conscients de l’importance de l’investissement demandé mais ledit « fourgon » pourrait bénéficier d’une mutualisation – selon un calendrier négocié - avec d’autres organisations œuvrant dans la même direction ce qui augmenterait fortement la rentabilité de cette action.

Pour terminer, il est à noter que la présente demande nous a été formulée, à Simone Bonoron et à moi-même, au cours du dernier forum des associations."


M. LE MAIRE : La réponse que vous aurait apportée François JESTIN, est que naturellement nous sommes tous conscients de l’excellent travail effectué par Saint-Vincent de Paul. Le problème est que nous nous trouvons confrontés à un parc automobile vieillissant de la Ville de Talence. Beaucoup de véhicules devraient être remplacés et malheureusement, vous le verrez à l’occasion du budget, nous avons des obligations draconiennes de réduction des frais de fonctionnement et nous ne savons pas ce que nous aurons l’année prochaine.
Des villes sont déjà à la limite d’une alerte de la part de la préfecture, vous connaissez notre situation et vous la connaîtrez. Nous devons économiser pratiquement 1,5 M€ cette année, entre les rythmes scolaires et les dotations qui ont diminué. Nous savons que l’année suivante, 1,5 M€ se rajouteront, ce qui fait plus de 10 % de la fiscalité, puisque la fiscalité est de 22 M€ et que 10 % représentent donc environ 2 M€. Nous sommes dans une situation extrêmement préoccupante, du fait de ce que nous avons évoqué en début de séance dans la motion.
Nous sommes tous d’accord sur le principe d’aider Saint-Vincent de Paul, mais il faut savoir de quels moyens nous disposerons. Nous ne sommes pas sûrs de trouver un camion.


Mme BONORON : (Hors micro.) 
Le problème de ce camion se situe surtout dans le cadre de la mutualisation. Comme nous avons un nombre croissant de personnes dans la gêne, ils vont mutualiser leurs moyens. C’est dans ce cadre-là que ce camion va servir ces intérêts et est nécessaire, pour justement pouvoir véhiculer d’une association à l’autre. (Hors micro.)
M. LE MAIRE : Le problème est qu’il faut un camion. Point. Comme l’a dit Emmanuel, 
nous en parlerons lors du budget. Qu’enlèverons-nous pour acheter un camion ? C'est tout.Pour leur en prêter un, il faudrait que nous en ayons un. Si le camion est hors-service, nous n’allons pas en inventer un autre. Il faudra que nous voyions ce que nous avons dans le parc. Nous n’allons pas trancher cela aujourd’hui. La volonté de les aider existe. Nous avons également diminué les prêts de véhicules à Bagatelle. J’ai reçu un courrier des habitants et des personnes qui utilisaient le véhicule. Nous avons moins de véhicules, parce que certains partent à la réforme et si nous ne pouvons pas les remplacer, il y a un vrai problème de matériel. Nous verrons cela au moment du budget, mais il faudra faire des choix par rapport à cela.

Mme BONORON : (Hors micro.)

M. LE MAIRE : C’est demandé de tous les côtés, le CCAS les connaît. Le problème est qu’il faut trouver les moyens d’acheter un véhicule. Nous verrons donc cela à l’occasion de la préparation du budget

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