mercredi 28 mai 2014

Conseil municipal du 26 mai 2014 : mes questions orales

Conseil municipal du 26 mai 2014
Questions orales de Bernard Conte

État des rues
Le revêtement bitumeux de nombreuses rues de Talence est dans un état déplorable, par exemple : rue Roustaing, rue Sainte Marie ainsi que la passerelle du même nom, rue Pacaris etc… Un recensement permettrait certainement de fournir une longue liste de rues en mauvais état, constituant un réel danger pour les cyclistes et même pour les piétons. Bien entendu, nous savons que l’entretien du revêtement des rues est de la compétence de la Communauté urbaine. Mais, à Talence, nous avons, au sein du Conseil municipal six élus à la CUB. Quelles sont les actions concrètes, déjà effectuées ou à venir, desdits élus en faveur de la réfection de nos rues ?

Vœu ou motion sur le Traité transatlantique
Un nombre croissant de collectivités territoriales émettent des vœux, votent des motions relatives au Traité de libre-échange transatlantique, TAFTA, PTCI…  (Régions : Ile de France, Limousin, Auvergne, PACA, le département du Tarn, Besançon, Niort…).
Le partenariat transatlantique de commerce et d’investissement : PTCI ne vise pas vraiment à abaisser les droits de douane qui sont quasi-inexistants, mais il s’attaque aux « barrières non tarifaires » (la frontière  après la frontière), c’est-à-dire à toutes les règles et les normes sur la production, sur la consommation, la protection de l’environnement qui sont pourtant des choix de société.
Une fois adopté, les normes américaines (moins protectrices) seraient imposées en Europe. Ainsi, par exemple, les OGM, les antibiotiques et les hormones de croissance dans l’élevage, les poulets lavés avec des substances chlorées… seraient autorisés dans nos assiettes et à la cantine scolaire.
Les collectivités « trop » strictes en matière de droit du travail, de protection de la santé ou de l’environnement pourraient être poursuivies en justice.
Dans ces conditions, il me semble que notre assemblée doive adopter un texte signifiant au minimum la nécessité de la suspension des négociations sur le PTCI et l’organisation d’une vaste consultation populaire.

Faire vivre la politique et non pas faire de la politique pour en vivre...

Talence Gestion Equipements - Rémunération du Président et le la vice-Présidente

Lors du Conseil municipal du 26 mai 2014, la décision n°7 portait sur la rémunération des dirigeants de la société d'économie mixte Talence Gestion Equipements (TGE) qui gère la salle de spectacles de la Médoquine.




Voici mon commentaire :


Lors du Conseil municipal du 23 avril, je me suis exprimé sur la danseuse que nous entretenons à Talence : la Salle de la Médoquine.

« La Médoquine est un gouffre financier. La municipalité verse 420 000 euros de subvention annuelle à Talence Gestion Equipement et encaisse une redevance d’affermage de 180 000 euros. C'est-à-dire que la municipalité finance largement le loyer qu’elle perçoit. Le bilan de l’opération est une subvention nette de 240 000 € ».

La subvention précédente pourrait être réduite sans aucun aucun effet collatéral ni sur l’activité de la salle ni sur l’emploi. En effet, l’artifice de l’affermage de la salle de la Médoquine permet à deux élus de la majorité qui sont cités dans la délibération (Monsieur Jestin et Madame Chadebost) de percevoir des « jetons de présence » au Conseil d’administration de TGE d’un montant annuel « maximum » de 21 225, 30 euros, ce qui s’élève à 127 351,77 € sur l’ensemble de la mandature.

En ces temps de crise profonde et durable, je pense qu’il serait judicieux de supprimer le versement de ces jetons de présence… D’ailleurs, nous aimerions savoir quelle est le volume de travail annuel rémunéré par ces indemnités ? Une ou deux réunions par an, je présume...

    La décision indique un montant annuel « maximum », est-ce à dire que les indemnités réelles sont en deçà de ce plafond ? Dans l’affirmative, quel est leur montant réel ?

NB : Monsieur Jestin perçoit une indemnité équivalente à l'indice brut 120 de la fonction publique et celle de Madame Chadebost est égale à 80% de l'indice 103 de la FP.


Faire vivre la politique et non pas faire de la politique pour en vivre...

mardi 27 mai 2014

La France populaire décroche, qui s’en soucie ?


26 mai 2014 - Depuis 2008, le niveau de vie des plus démunis diminue. Une crise qui alimente les tensions sociales, mais n’inquiète pas plus que ça les couches favorisées, dont les revenus continuent à augmenter. Par Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.

+ 1 800 euros annuels pour les 10 % les plus riches, - 400 euros pour les 10 % les plus pauvres. Le bilan de l’évolution des revenus sur la période 2008-2011 [1] est sombre pour les milieux populaires. La « baisse généralisée du pouvoir d’achat » [2], tant médiatisée, est une imposture : le pouvoir d’achat augmente pour les plus riches et diminue pour les plus pauvres.
Bien des catégories sont à l’abri de la crise. Elle ne frappe qu’une partie de la population : les plus modestes, déjà fragilisés par des décennies de chômage. Les jeunes, les ouvriers et les employés, la main d’œuvre peu qualifiée travaillant dans les petites entreprises du secteur privé et les immigrés sont en première ligne. Et pourtant, on entend essentiellement le bruit des couches aisées qui continuent d’oser se plaindre d’être matraquées par les impôts. Le gouvernement, dont l’action est formatée par les sondages, a entendu le « ras-le-bol-fiscal ». Il a perdu le sens de la réalité sociale. Les politiques mises en œuvre sont totalement décalées par rapport à la hauteur de l’enjeu.


Trois France se distinguent. Parmi les 30 % les plus riches, les revenus ont continué à progresser entre 2008 et 2011 : + 500 euros gagnés par an pour ceux de la tranche située entre les 70 et les 80 % les plus aisés, jusqu’à + 1 800 euros pour ceux des 10 % supérieurs. La crise, les 20 % du haut ne la connaissent pas vraiment. Entre 2008 et 2009 les cours de bourse ont été divisés par deux, mais le rattrapage a été rapide. A ce niveau de vie (au moins 2 200 euros par mois pour une personne seule), on vit bien et surtout on continue à gagner plus, même si on est loin des sommets. Mais il est vrai que les gains demeurent beaucoup plus faibles que ceux qu’on observe chez les 0,1 % les plus riches, qui ont gagné (au minimum) 36 000 euros l’an (avant impôts) entre 2004 et 2010 (dernière année connue).
Les trois dixièmes de la population situés entre les 40 % les plus pauvres et les 30 % les plus riches ont vu leur situation stagner. Les classes moyennes ne sont pas « étranglées », selon l’adage médiatique, leur situation n’est pas la plus difficile, mais cette stagnation constitue une rupture pour des catégories au cœur d’une société où l’on consomme toujours plus. Pour cela, il faut gagner davantage et ce n’est plus le cas. Enfin, parmi les 40 % du bas de la hiérarchie sociale, les revenus diminuent de 300 à 400 euros (données annuelles). Cette France qui décroche a un visage : c’est celle des employés et des ouvriers, qui ont perdu respectivement 500 et 230 euros sur l’année entre 2008 et 2011, quand les cadres ont gagné 1 000 euros, soit un mois de travail d’un Smicard.




Le visage de la France qui décroche à l’école
A l’école, la moitié des décrocheurs ont un père ouvrier, 5 % un père cadre. 54 % des enfants en retard en troisième ont des parents non diplômés, 14 % ont des parents diplômés du supérieur. La France qui ne suit pas le rythme du système scolaire est dans son immense majorité issue des catégories défavorisées. L’intérêt porté aux filières prestigieuses fait oublier son image inverse : les moins renommées qui rassemblent les enfants issus pour l’essentiel des catégories populaires. Dans les filières pour les élèves les plus en difficulté au collège, les Sections d’enseignement général et professionnel adapté (Segpa), on trouve 84 % d’enfants issus des milieux populaires (ouvriers, employés, sans profession) et moins de 2 % d’enfants de cadres. Le constat d’un système scolaire reproduisant les inégalités sociales est désormais partagé. Les données de l’enquête internationale Pisa de l’OCDE [3] – auprès des élèves âgés de 15 ans - ont été largement diffusées, parfois jusqu’à l’excès. Mais l’hypocrisie règne : derrière les discours de justice, aucune mesure n’est mise en œuvre pour réformer l’école sur le fond, dans sa structure, ses programmes et sa pédagogie.

Un changement social inédit

Ce décrochage de la France d’en bas est inédit. Jusqu’au milieu des années 2000, les inégalités s’accroissaient par le haut, tirées par la progression des revenus des plus aisés. Pas uniquement des très riches, mais de toute la frange des 10 % les plus aisés. Les moins favorisés continuaient à voir leurs revenus augmenter, notamment au début des années 2000 du fait de l’importante hausse du Smic liée au passage aux 35 heures.« Après tout », nous expliquait-on, « peu importent les inégalités si les plus démunis continuent à récupérer les miettes du progrès ». L’argument ne tient plus quand une part de la population décroche. Et encore, la réalité de 2014 est plus dégradée mais elle n’est pas encore visible dans les statistiques de l’Insee, connues avec deux années de retard. Depuis 2011, tout porte à croire que les plus pauvres se sont encore appauvris et les plus riches enrichis.
La hausse du chômage est à l’origine de ce basculement. A la mi-2008, on comptait trois millions de chômeurs inscrits à Pôle emploi [4]. Ils sont désormais 4,9 millions, une augmentation de 63 %. Il faut remonter à la fin des années 1970 et au début des années 1980 pour trouver une telle progression. Parmi eux, on trouve 5,5 % de cadres, 6,6 % d’agents de maîtrise et techniciens et 88 % d’ouvriers ou d’employés. En matière d’emploi, il existe une fracture dans la fracture, masquée par les moyennes, et qui ne date pas de 2008. A l’intérieur de l’ensemble du monde ouvrier, les moins qualifiés sont beaucoup plus fragilisés que le reste des actifs. Dès le milieu des années 1990, leur taux de chômage a atteint 17 %. Revenu à 13 % en 2001, il a ensuite grimpé et dépassé 20 % en 2012. Le statut de l’emploi et le type d’employeur comptent de plus en plus. Une partie importante des salariés est à l’abri, soit du fait de leur statut de fonctionnaire (environ 4,5 millions de personnes), soit du fait de leur haut niveau de diplôme qui leur assure de retrouver du travail dans de brefs délais pour l’immense majorité des cas. La taille et le secteur d’activité constituent aussi un clivage majeur : l’avenir d’un salarié d’une grande banque privée a peu à voir avec celui qui est employé dans une PME industrielle.
La France qui trinque est d’abord celle qui n’a pas eu la chance d’être estampillée bonne élève par le système éducatif (voir encadré sur le décrochage). Même si quelques diplômés ont du mal à s’insérer rapidement, les jeunes en difficulté sont massivement ceux qui n’ont pas eu la chance de faire des études. Le taux de chômage des sans diplôme est passé de 12,6 à 17,1 % entre 2008 et 2012, celui de ceux qui disposent d’un diplôme supérieur à bac + 2 de 4,7 à 5,6 %. Et encore, ces données ne prennent pas en compte les décrocheurs de l’emploi, notamment des femmes peu qualifiées, qui, devant la dégradation des conditions d’emploi (précarité et bas salaires), ne postulent même plus. Dans un pays où la croyance dans les titres scolaires est démesurée, le clivage social le plus profond porte sur le diplôme. Même périmé après des années de travail, il marque ensuite le parcours des salariés tout au long de leur vie professionnelle.

Le chômage frappe les jeunes et fragilise les plus âgés
Les plus jeunes sont aux premières loges de la crise. Le taux de chômage des moins de 25 ans a atteint un niveau record de 25,4 % fin 2012 et se situe à 22,8 % fin 2013. Il était de 17 % en 2008. Le nombre de chômeurs de plus de 50 ans reste faible, mais il a doublé entre 2008 et 2013 et leur taux de chômage est passé de 4 à 6,4 %. Si l’on observe le taux, le manque d’emploi pénalise bien plus les jeunes que les plus âgés. Mais ce taux peut être un indicateur trompeur : il faut aussi tenir compte de la durée de chômage [5]. Pour les plus âgés, retrouver un emploi est souvent plus difficile. Le licenciement peut déboucher sur une très forte baisse de niveau de vie, et parfois une fin de carrière prématurée.

Qui s’inquiète de cette fracture ?
Durant des années, on a expliqué aux Français que le pays n’était plus composé que d’une vaste classe moyenne. La plupart des sociologues nous expliquait que les catégories sociales ne servaient à rien pour comprendre la société, que nous n’avions plus que des individus agglomérés [6]. L’amplification de la crise de l’emploi ne fait que dévoiler la fonction de ce discours : effacer le poids du social, des hiérarchies et des rapports de domination. Si tout le monde est frappé, personne ne l’est en particulier. Personne ne peut être mis à contribution. Faire comme si la crise touchait tous les milieux est une façon d’exonérer les couches aisées d’une solidarité nécessaire ou de la reporter sur une minorité d’ultra-riches.
Qui s’inquiète vraiment de cette fracture ? La France qui va mal est populaire et celle dont on entend la plainte est aisée. Elle croule sous l’« assommoir fiscal », paraît-il. En réalité, les impôts ont augmenté entre 2011 et 2013, dans une proportion très inférieure à la baisse enregistrée entre 2000 et 2010. L’opération de construction du ras-le-bol fiscal a réussi au-delà des espérances de ses promoteurs. La démagogie des baisses d’impôts n’a pas attendu longtemps avant de faire son retour, faisant passer au second plan la réponse aux besoins sociaux [7].
Toute une partie des catégories favorisées s’intéresse aux « questions sociétales » comme on dit, au « social business » ou aux sympathiques chartes de la diversité. Cela ne mange pas de pain. Elle se préoccupe de l’orientation de ses enfants, de ses futurs congés ou de son alimentation bio, plus que de la situation des immigrés, des ouvriers qui travaillent à la chaîne, des caissières, ou du fonctionnement de l’entreprise ou de l’école. Reste à attendre le moment où la contestation sera telle que ces milieux se sentiront vraiment contraints de redistribuer, un peu, les cartes.

La France appauvrie n’est pas périurbaine
La France qui subit le plus lourdement les effets de la crise est bien loin d’être la France pavillonnaire du périurbain. La pauvreté et les inégalités se concentrent dans les grandes villes. Le taux de pauvreté [8] atteint son maximum – 18% - dans les villes de 100 000 à 200 000 habitants. Dans les communes des banlieues défavorisées ou les quartiers populaires des grandes villes, le taux de pauvreté dépasse souvent les 40 %. Les quartiers les plus en difficulté – parfois présentés comme bénéficiaires du dynamisme des métropoles – ne sont pas des ghettos à l’abandon, mais paient un tribut beaucoup plus lourd à la crise que la campagne ou la France pavillonnaire. Le taux de pauvreté y atteint 36 %, trois fois plus que le reste du territoire urbain. Entre 2006 et 2011, ce taux a augmenté de 6 points, contre 0,8 hors des zones urbaines sensibles.
Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.
Auteur de « Déchiffrer la société », éditions La découverte, 2009.

Photo / © Richard Villalon - Fotolia.com

Notes

[1Dernières données disponibles, après impôts et prestations sociales et pour l’équivalent d’une personne, en euros constants (après inflation). Sauf indication contraire, toutes les données utilisées dans cet article sont de ce type. Source : Insee.
[2L’évolution du pouvoir d’achat, c’est l’évolution du revenu moins l’inflation.
[3Organisation de coopération et de développement économique. L’OCDE est le principal collecteur de statistiques sur les pays développés.
[4Catégories A,B et C.
[5Voir pour cela notre article sur la durée du chômage.
[6Certains, encore très écoutés, persistent : voir « La fin des sociétés », Alain Touraine, Le Seuil, 2013.
[7Au passage, ce gouvernement d’opinion fondé sur des sondages biaisés est suicidaire dans l’opinion. Il est en passe d’éliminer toute une partie du personnel politique classique, de gauche comme de droite, au profit des extrêmes. Déjà en 1999 Laurent Fabius, alors ministre de l’économie, expliquait que la seule raison qui puisse faire perdre la gauche aux élections était de ne pas réduire les impôts. On a vu le résultat.
[8Mesuré ici à 60 % du niveau de vie médian.
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mardi 20 mai 2014

CONSEIL MUNICIPAL DU 26 MAI 2014 : Ordre du jour




CONSEIL MUNICIPAL DU 26 MAI 2014
Ordre du jour
RAPPORTEUR : M. LE MAIRE
1 - Approbation du procès-verbal des séances publiques des 6 mars – 29 mars et 9 avril 2014
2 - Décisions municipales – Information du Conseil
3 - Propositions par le Conseil Municipal des membres de la Commission Communale des Impôts Directs
4 - Composition de la Commission Communale d’Accessibilité aux personnes Handicapées (CCAPH)
5 - Délégations et représentations du Conseil Municipal au sein de divers organismes extérieurs - Rectificatif
6 - REGAZ Bordeaux – Désignation des représentants titulaires et représentants suppléants au sein de l'assemblée générale et de l'assemblée spéciale de collectivités locales actionnaires
7 - Rémunération du Président et du Vice-Président de la Société d'Economie Mixte «Talence Gestion Equipements», élus du Conseil Municipal – Fixation du montant maximum
8 - Dotation communale du Fonds Départemental d’Aide à l’Equipement des Communes - Année 2014
9 - Tarifs restauration municipale, accueil périscolaire, temps d’activités périscolaires, classes de découverte, école multisports, éveil corporel, vacances sportives, stade nautique Henri Deschamps, installations sportives, tennis municipal, sorties découverte du ski nautique et du wake board, atelier création Talence, école de musique, espace senior
10 - Démolition et reconstruction du groupe scolaire Georges LASSERRE – Marché de maîtrise d’oeuvre – Avenant de prolongation

RAPPORTEUR : M. VILLEGA-ARINO, Adjoint délégué à la Culture
11 - Acquisition d'instruments de musique demande de subvention auprès du Conseil Général de la Gironde

RAPPORTEUR : M. JESTIN - Adjoint délégué aux Solidarités
12 - Subvention de fonctionnement pour l'année 2014 à l'association CLAP Sud-Ouest pour la tenue d'une permanence d'évaluation et d'orientation linguistique

RAPPORTEUR : M. PARANTEAU – Adjoint délégué aux Sports
13 - Défi Sport 2014

RAPPORTEUR : Mme LUTREAU-CHAVERON - Adjointe déléguée aux Ressources Humaines
14 - Communication culturelle : renouvellement de la convention de mise à disposition de personnel de droit privé

RAPPORTEUR : M. SEBTON – Adjoint délégué à la politique de la Ville et à la Jeunesse
15 - Avenant à la convention de mise à disposition d'un Point Accueil Jeunes entre la ville de Talence et l'association «Les Cadets de Gascogne»
16 - Code Forum
17 - Soutien du Conseil Régional aux actions de développement social au profit des quartiers prioritaires – année 2014 

RAPPORTEUR : M. GOYER - Adjoint délégué à l'Urbanisme
18 - Mise en vente des lots B,C et E issus de la parcelle AB452 sise 4 rue Robespierre 

RAPPORTEUR : Madame FABRE-TABOURIN - Adjointe déléguée au Développement Durable
19 - Adhésion à l'association 3AR (Association Aquitaine des Achats Publics Responsables)

RAPPORTEUR : Mme IRIART – Conseillère municipale déléguée à la Transition énergétique
20 - Achat d’énergies, de fournitures et de services en matière d’efficacité et d’exploitation énergétique – Approbation de l'adhésion à un groupement de commandes et de la signature de la convention constitutive.

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Les critères sociaux de l’abstention aux élections européennes




17 mai 2014 - L’abstention va-t-elle dépasser 60 % le 25 mai prochain ? La moyenne cache des écarts importants. Les hommes, les jeunes et les moins diplômés avaient moins voté que les autres catégories aux élections européennes de 2009 en France.

Avec près de 60 %, l’abstention [1] a atteint un niveau record aux élections du 7 juin 2009. Les hommes, les jeunes, les peu diplômés, les non-salariés et les catégories sociales modestes ont beaucoup moins voté que les autres catégories lors de ce scrutin.

L’abstention a atteint 63 % chez les non-diplômés, 69 % chez les ouvriers et 72 % chez les 25-34 ans. A l’opposé, elle était de 42 % chez les plus de 65 ans, 52 % chez les cadres et 55 % chez les diplômés de l’enseignement supérieur. Coïncidence ou non, l’abstention a atteint son maximum chez les catégories les plus touchées par la récession économique.

Cette situation peut s’expliquer par plusieurs facteurs : un désintérêt pour la construction européenne, le peu d’enjeu compte tenu des faibles pouvoirs des parlementaires européens, mais aussi l’incapacité des partis politiques à convaincre les électeurs de se déplacer. Il faut dire que leurs propositions de fond ont été peu relayées et peu expliquées par les médias grand public. En 2014, la proximité des élections municipales et l’impopularité de l’exécutif ajoutent encore aux facteurs de l’abstention à nouveau pressentie.

Taux d'abstention aux élections européennes 2009 en France
Selon divers critères sociaux
Unité : %
Taux d'abstention
Ensemble59,5
Sexe
Femmes58
Hommes62
Profession du chef de ménage
Artisans, commerçants et chefs d'entreprises77
Cadres supérieurs52
Professions intermédiaires63
Employés66
Ouvriers69
Inactifs51
Diplôme
Aucun diplôme, certificat d'étude63
BEPC, CAP, BEP62
Baccalauréat général63
Enseignement supérieur55
Age
18-24 ans70
25-34 ans72
35-49 ans64
50-64 ans58
65 ans et plus42
Source : Sofres, sondage sortie des urnes du 7 juin 2009
Photo / © Jef132 - Wikimedia commons

Notes

[1Rapport entre le nombre de personnes qui n’ont pas voté et le nombre total d’électeurs inscrits sur les listes.
Date de rédaction le 17 mai 2014
© Tous droits réservés - Observatoire des inégalités 


article repris du site de l’Observatoire des inégalités
http://www.inegalites.fr/spip.php?page=presentation&id_article=580 

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samedi 17 mai 2014

Conférence : Etats-Unis - Europe - TAFTA - PTCI


Etats-Unis - Europe
Conférence-débat à Talence 
Mardi 29 avril 2014


Enjeux et limites du partenariat transatlantique
Bernard YVARS
Économiste – Chaire Jean Monnet – Université de Bordeaux

(Vidéo 1/3 - Bernard Yvars)





Les accords de commerce entre l’Union Européenne, le Canada et les Etats-Unis

Loïc GRARD
Juriste – Directeur du Centre de recherches et de documentation européennes (CRDE) – Université de Bordeaux
(Vidéo 2/3 Loïc Grard)


Le Débat
(Vidéo 3/3 : le débat)



Débat animé par Bernard Conte
Réalisation vidéo Pierre Lacrampe

vendredi 16 mai 2014

Le scandale des dépassements d'honoraires médicaux

L'association : LaSantéUnDroitPourTous poursuit son action pour la suppression des dépassements d'honoraires médicaux, dans un contexte où certains ont davantage le souci d'une acceptation-moralisation du phénoméne.




mardi 13 mai 2014

La BCE un mécanisme à gaver les banques : l'Europe est belle !

Le mécanisme à gaver les banques. les banques ont emprunté à 1 % auprès de la BCE pour refinancer des États avec des taux compris entre 3 et 6 %. Facile, un simple jeu d'écriture pour faire le gras des banques... Vive l'Europe !!!


« Où sont passés les 1 000 milliards prêtés par la BCE aux banques ?… »




Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !
Le 14 janvier dernier, dans l’édito du Contrarien, je m’interrogeais sur où était passé notre pognon ! Aujourd’hui, nous progressons parce que c’est le magazine L’Expansion qui se pose la question puisque cette fois la Commission européenne de Bruxelles s’apprêterait à demander « aux banques européennes ce qu’elles ont fait des 1 000 milliards d’euros prêtés récemment par la BCE. L’heure des comptes a enfin sonné »…

On va donner des sous aux banques pour relancer l’économie !
Voilà ce que dit L’Expansion un brin naïf tout de même, on voit que les élections européennes approchent à grands pas !
« L’heure des comptes a enfin sonné : la Commission européenne s’apprête à demander aux banques ce qu’elles ont fait des 1 000 milliards d’euros libérés par la BCE en décembre et février, à l’occasion des deux opérations de refinancement à trois ans. Ces dernières, qui avaient pour but de relancer l’économie et d’inciter les banques à continuer à financer les États en achetant de la dette, n’ont visiblement pas eu l’effet escompté. »
Évidemment que cela ne pouvait pas avoir l’effet escompté et la raison est assez facile à comprendre. Lorsque la BCE met en place ce plan d’aide aux banques pour 1 000 milliards d’euros, personne ne croit un seul instant que ce sera pour « financer » l’économie. L’objectif unique était de sauver les banques d’une déroute financière totale sur fond de bilans monumentaux (« too big to fail » cela veut surtout d’abord dire trop gros !) et évidemment de permettre, dans un marché de dupe, aux banques de financer les États en achetant les obligations émises par nos pays surendettés en empochant la différence. Comment croyez-vous que les taux d’intérêt puissent être orientés à la baisse alors que les dettes des pays n’ont jamais été aussi élevées ?

Dans le langage policé de L’Expansion, cela donne le texte suivant :
« Il faut dire que financièrement l’affaire était plutôt juteuse pour les banques, qui ont emprunté à 1 % auprès de la BCE pour refinancer des États avec des taux compris entre 3 et 6 %. Les établissements espagnols notamment se sont jetés sur cette aubaine : ils ont acheté 32 milliards d’euros d’actifs publics en janvier et 22 milliards en décembre. Mais désormais les tensions sur les taux des obligations d’État des pays fragiles ont refait surface, et remettent donc en cause l’utilité de l’opération. »
Mais il s’agit ici d’un secret de polichinelle ! Tout le monde a bien compris la mécanique et, disons-le, elle arrange bien sûr tout le monde. Alors venir accuser les banques de s’enrichir grâce à un système concocté exprès pour qu’elles puissent le faire et ainsi améliorer leurs bilans sur le dos des contribuables  européens, en douceur et sans avoir à signer de gros chèques, c’est un peu fort.

Pourquoi maintenant ?
Reprenons. Les banques vont mal et les États doivent emprunter pas cher. La BCE refile 1 000 milliards d’euros à 1 %, les banques reprêtent ces sous-là aux États en empochant 4 % des 1 000 milliards, ce qui revient à leur donner directement 40 milliards d’euros mais avec cette méthode-là c’est beaucoup plus discret et l’on peut crier que tout va bien, que la crise est réglée et que les bénéfices des banques sont de retour. Les États sont financés et les taux baissent… Youpi tralala, là encore, on peut dire que les États sont sauvés et la crise de l’euro derrière nous.

Et là, patatras, il faudrait faire une enquête ?
« Selon une information du Monde, Michel Barnier, le commissaire au marché intérieur, aurait demandé au président de l’Autorité bancaire européenne, Andrea Enria, de s’intéresser à l’usage qu’ont fait les établissements financiers de ces prêts bonifiés. Il a aussi déposé un amendement à la directive  européenne sur les liquidités bancaires qui «impose aux banques d’isoler les profits qu’elles ont réalisés en investissant dans des titres rémunérateurs les liquidités à faible coût de la BCE, et oblige que ces bénéfices ne puissent être inclus dans le calcul des bonus». »
La proximité des élections européennes peut donc et doit être notée car sans nul doute cette annonce est du meilleur effet. Se montrer « méchant » avec les banques c’est toujours populaire ! Mais ce n’est pas tout. Il y a probablement un petit jeu de mise sous pression des banques afin que ces dernières continuent de jouer le jeu. Quel jeu ? Celui de financer des États en faillite pour maintenir les taux au plus bas et reculer le moment de l’inévitable. Ensuite, il serait également bien que les banques financent un peu plus l’économie réelle en augmentant les crédits aux PME qui est en chute dramatique. Hors sans financement, notre tissu d’entreprises se meurt.
Mais n’ayons point trop d’inquiétudes. Normalement, nos banques ne craignent pas grand-chose, elles sont bien trop grosses pour faire faillite et tiennent fermement les rênes des différents pouvoirs.

Finalement, les banques ne sont pas si solides !
Surprise, cet article révèle aussi – alors que, je vous le rappelle, la crise est finie et que Hollandouille voit très clairement venir le retournement) – « qu’il semblerait que les banques françaises, qui ont encore des problèmes de liquidité, soient allées lourdement au guichet de la BCE, juste derrière les espagnoles et les italiennes, explique Christophe Nijdam »…
Allez, dormez tranquilles puisque c’est ce que l’on exige de vous.
Préparez-vous, l’hiver vient et restez à l’écoute.
À demain… si vous le voulez bien !!

Charles SANNAT
« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes »
Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Le Contrarien Matin est un quotidien de décryptage sans concession de l’actualité économique édité par la société AuCOFFRE.com. Article écrit par Charles SANNAT, directeur des études économiques. Merci de visiter notre site. Vous pouvez vous abonner gratuitement www.lecontrarien.com.

Faire vivre la politique et non pas faire de la politique pour en vivre...

samedi 10 mai 2014

Talence : subventions municipales versées en 2013

Montant des subventions municipales accordées en 2013
(Compte administratif 2013)






Faire vivre la politique et non pas faire de la politique pour en vivre...








Ils n’étaient pas tous d’accord, mais ils savaient tous…

Article repris dans Le Grand Soir

Ils n’étaient pas tous d’accord, mais ils savaient tous…

Déjà, avant la signature du Traité de Rome en 1957, nos « élites » savaient ce qu’il allait advenir de la France au sein de l’Europe en construction.

J’ai retrouvé un article d’Étienne Fajon : « Marché commun contre la France »(*), paru dans L’Humanité du 14 janvier 1957. Pour mémoire, le marché commun s’étendra initialement sur six pays : « Allemagne occidentale, France, Italie, Belgique, Pays-Bas et Luxembourg ».

« Il s’agit d'instaurer progressivement, au sein de ce morceau d’Europe, la libre circulation des marchandises, des capitaux et de la main-d’œuvre. Selon les promoteurs du projet, le « Marché commun » contribuerait à la prospérité de la France et au bonheur de son peuple ».

Le marché commun fait suite à la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) qui avait été créée, en 1951, entre les six mêmes pays. « Son inspirateur, le funèbre Schuman, assurait qu'elle devait aboutir à la baisse des prix et à l’essor de notre industrie. Les résultats sont maintenant connus : hausse de l’acier et du charbon, fermeture d’une centaine de puits de mine en France, interdiction d’utiliser notre charbon selon nos besoins, dépendance aggravée de l’économie française à l'égard des monopoles allemands ».

Pour l’auteur, la création du marché commun s’inscrit dans une même logique « néfaste pour la nation, pour la classe ouvrière et pour la paix ».


Hégémonie Allemande et désindustrialisation de la France

Le marché commun « est une association économique entre pays capitalistes, c’est-à-dire qu’elle est soumise aux lois de la concurrence et du triomphe des plus forts. Or, dans l'Europe des Six, c’est l’Allemagne occidentale qui dispose de loin du potentiel le plus élevé ». Il est évident que, dans un contexte de désarmement douanier et sans dispositif compensateur suffisant pour les autres membres, tout pays qui aborde un regroupement régional en position de leader verra inéluctablement son leadership s’accroitre au fil du temps.

Étienne Fajon argumente en ce sens : « Dès 1955, elle [l’Allemagne occidentale] produisait deux fois plus de charbon, d'acier et d’électricité que la France. Sa production chimique est le triple de la nôtre. Ses réserves d'or, infiniment supérieures, lui confèrent d'immenses possibilités d'investissement de capitaux. La domination du « Marché commun » par les monopoles allemands serait donc certaine et rapide. Elle aurait pour conséquence l'arrêt de nombre de nos entreprises. Elle préparerait en fin de compte la désindustrialisation de la France et l’hégémonie du capitalisme allemand dont Hitler et Pétain avaient fait leur programme. Notre patrie perdrait ainsi, tout en se ruinant, les bases économiques de son indépendance nationale ».



Nivellement par le bas des conditions sociales pour une exploitation maximale

« Le projet comporte l’unification progressive des charges sociales entre les six pays. C’est là une menace très grave pour les travailleurs français ». Grâce aux luttes, les conquêtes sociales du Front populaire et de la Libération ont généré des conditions sociales pour les salariés, plus favorables en France qu’ailleurs. 

« Il est vrai qu'on fait miroiter aux travailleurs la promesse d'une unification par en haut. En réalité, la recherche du profit maximum par les trusts des six pays et le déchaînement de la concurrence entre eux conduiraient nos capitalistes, particulièrement menacés par leurs rivaux allemands, non seulement à s'attaquer à des « charges » sociales qu'ils ont toujours dénoncées, mais à renforcer leur opposition à toutes les revendications ouvrières. Et l’offensive des exploiteurs serait favorisée par la présence sur le « Marché commun » d’une armée permanente de chômeurs, déjà importante en Italie et en Allemagne, grossie demain par la mort des usines françaises les moins bien armées pour résister ».


Oui à la coopération européenne… Non à une Europe « croupion »

Étienne Fajon s’oppose, « pour l’avenir de la France, dans l’intérêt des travailleurs et de la paix, à une Europe-croupion qui aurait l’impérialisme américain comme suzerain », avec, à sa tête, les allemands, « vassaux préférés de l’impérialisme américain ».

Malgré tout, l’auteur se dit « partisan convaincu de l'amitié entre la France et l'Allemagne. Mais cette amitié passe par l'entente et la solidarité avec le peuple allemand, avec les sociaux-démocrates et les communistes d'Allemagne occidentale, avec les puissants syndicats ouvriers, avec la République démocratique allemande. Elle ne passe pas par l'assujettissement de la France aux magnats de la Ruhr et aux anciens nazis dont Adenauer est le porte-parole ».

Il poursuit : « nous voulons de tout cœur la coopération économique de l’Europe, mais de toute l'Europe, des pays capitalistes et des pays socialistes, dans le respect de l’indépendance de chacun et dans l’intérêt de tous ».



Ils n’étaient pas tous d’accord, mais ils savaient tous !!!

Un détour par l’histoire de la construction de l’Europe révèle qu’ils savaient tous ce qui allait advenir. Ceux qui dénonçaient l’Europe du Capital n’ont pas été entendus, leur discours a été mis en sourdine par ceux qui défendaient les intérêts de leurs sponsors assoiffés de profits.

La construction de l’Europe s’est faite, chez nous, grâce à l’action des élites « complices » au service de l’impérialisme états-unien, quelle que soit leur étiquette politique officielle. Cette construction a progressivement détruit la France en la ramenant à l’état de sous-développement.

Renverser la tendance implique la « restructuration » des élites « complices » car, pour paraphraser André Gunder Frank, l’ennemi immédiat du redressement de la France est, tactiquement l’oligarchie (les pseudos élites) elle-même, bien que stratégiquement, l’ennemi principal soit, indéniablement, l’impérialisme américain et son relais allemand. 

En cette période d’élections européennes, il est important de se remémorer quelques leçons de l’Histoire.


(*) Légende: Le 14 janvier 1957, Étienne Fajon, député communiste de la Seine et membre du bureau politique du Parti communiste français (PCF), dénonce dans le quotidien L'Humanité les dangers que fait peser le Marché commun sur la France.
Source: L’Humanité. Organe Central du Parti Communiste Français. 14.01.1957, n° 3846. Paris: L'Humanité.
Copyright: (c) L'Humanité
André Gunder Frank, Lumpen bourgeoisie et lumpen développement, op. cit. p. 135.