mercredi 5 septembre 2012

Une solution à la crise : Imposer les revenus fictifs

Un ami m'a récemment communiqué un article "Avis de vent frais sur l’Elysée", paru le 12 août 2012 dans le journal Libération.

"A l’occasion des 100 premiers jours du quinquennat hollandais, un think tank de jeunes âgés de 25 à 35 ans liste 100 mesures à mettre en œuvre. Leur credo : des propositions courtes et accessibles".

Parmi ces 100 mesures (que l'on trouve sur ce site) dont certaines sont intéressantes, notamment concernant le cumul des mandats des parlementaires, j'en ai trouvé une particulièrement savoureuse à propos des individus qui perçoivent, (indûment?) des revenus fictifs.

"83. Inclure dans l'assiette de l'impôt sur le revenu les « revenus fictifs » que le propriétaire tire de sa résidence principale


De même que placer de l’argent sur un livret d’épargne génère un revenu (taux d’intérêt versé par la banque), acheter son logement principal rapporte un revenu fictif (le loyer qu’on n’a pas à payer). Et de même que les intérêts des placements, ces loyers fictifs devraient être imposés sur le revenu, après déductions des intérêts d’emprunt."

En poursuivant cette logique :

Je roule à vélo ou je marche à pied, cela me procure un revenu fictif par rapport à l’individu qui se déplace en automobile, par exemple en voiture de luxe, (le carburant, l'assurance et l’amortissement du véhicule que je n’ai pas à payer), j’en déduis, selon cette logique, que ces revenus fictifs devraient être imposés.

Je fais mes courses dans les magasins à prix cassés, cela me procure un revenu fictif par rapport à l’individu qui fait ses courses chez Fauchon par exemple, et qui dépense beaucoup plus. Il faudrait inclure ce revenu fictif dans le revenu imposable en tant qu’avantage en nature.

Je ne pars pas en vacances, cela me rapporte un revenu fictif, par rapport à celui (ou celle) qui prend des vacances aux Seychelles, imposons donc ceux qui ne partent pas en vacances, non, mais !

Etc.

 

Pour terminer, j'ai noté que nos "jeunes" de la boîte à penser (think tank) se préoccupent de la maîtrise du français, notre langue nationale, : "le maîtriser est un facteur clé de la réussite professionnelle" (mesure n°4). On pourrait faire du "testing" (27) pour déterminer les besoins, envisager des "formations one-to-one" (21), ou encore un système de "gift aid" (81). En "franglais" ou "ançais" dans le texte...

"Faire vivre la politique et non pas faire de la politique pour en vivre"...

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