lundi 28 mars 2011

Pâles cantonales

Expression de la démocratie, les élections cantonales se sont déroulées le 20 et le 27 mars. Pour rappel, la démocratie est le régime politique dans lequel le pouvoir est détenu ou contrôlé par le peuple sans qu'il y ait de distinctions dues à la naissance, à la richesse, à la compétence... La démocratie est le gouvernement du peuple pour le peuple.

Les cantonales en Gironde

En Gironde, au second tour, le taux d’abstention a été de 58,86 % et le taux de participation de 43,14%. Cela signifie que sur 100 électeurs, 43 se sont exprimés à travers leur vote. Bien sûr les élus, les médias… on déploré, sur l’instant, ce fort taux d’abstention. Mais peu importe, dès aujourd’hui, tout le monde a oublié et les élus se proclament pleinement légitimes. En réalité, les élus (sur une hypothèse de victoires avec 51% des voix) représentent environ 22 % du nombre des électeurs inscrits. Sur 100 inscrits, 22 électeurs ont élu leur représentant au Conseil général. Pour faire simple, un électeur sur cinq a choisi et désigné le Conseiller général. Cela pose la question de la représentativité effective des élus.

Les autres électeurs n’avaient qu’à s’exprimer

C’est vrai. Mais, au-delà du « tous pourris », il faut bien dire que l’offre politique reste étroite car cantonnée aux partis politiques « installés ». En politique, on est bien loin de la concurrence « libre et non faussée », du traité de Lisbonne, que l’on impose aux salariés. Le marché politique est « oligopolistique » (oligopolitique pourrait-on dire), c'est-à-dire dominé par quelques offreurs, comme le marché des télécoms avec France Telecom, SFR, Bouygues… Ce ne sont pas les quelques opérateurs marginaux qui peuvent changer la donne. Si le consommateur est mécontent de Bouygues, il a le choix de passer chez SFR, puis chez France Telecom… et ainsi de suite. Sachant que ces opérateurs ont des tarifs et des services similaires, bien qu’étant censés, officiellement, se livrer une concurrence féroce. Enfin, c’est ce qu’ils laissent entendre. En politique, la configuration est similaire : on peut passer de L’UMP au PS et du PS à l’UMP.

Une abstention bien commode

Certains disent que la démocratie locale, de « proximité » se caractérise par des relations clientélistes entre les élus et les électeurs. Les électeurs sollicitent des « services » de la part des élus : un emploi, un logement, une indemnité… en échange d’un bulletin favorable au moment des élections. C’est le marché de la politique, les politiciens échangent des services contre des votes. Evidemment, si tout le monde votait et demandait, en échange, des « services », le système clientéliste deviendrait intenable, car incapable de satisfaire l’inflation des demandes et la démocratie serait ingouvernable. Mais, s’il suffit pour les politiciens de satisfaire les demandes d’un petit nombre d’électeurs qui votent par logique clientéliste et qui peuvent faire basculer la majorité, la situation reste gérable et le clientélisme peut continuer. Alors, d’une certaine manière, l’abstention est bien commode pour les hommes politiques, elle leur permet de continuer à « faire croire au peuple qu'il gouverne ».



"Faire vivre la politique et non pas faire de la politique pour en vivre"...


lundi 21 mars 2011

Ne soyons pas des écologistes benêts (1)


Je viens de terminer la lecture de ce petit opuscule qui tient dans la poche (194 pages, 3,5 euros). Je vous livre plus bas la quatrième de couverture. Je reviendrai, à l'occasion d'autres posts, sur les thèses défendues par les auteurs : Aurélien Bernier et Michel Marchand.


Militants associatifs ou politiques, les écologistes benêts sont ceux qui voient le monde à travers la seule crise environnementale, en oubliant la crise sociale. Ceux qui défendent une écologie qui ne serait « ni de droite ni de gauche » (Daniel Cohn-Bendit). Ceux qui prétendent sauver les écosystèmes sans mettre fin au capitalisme (Yann Arthus Bertrand).

Pourtant, l'effondrement financier de 2008 aurait du les réveiller… Eh bien non ! Au contraire, ils défendent le capitalisme vert qui permet à l’ordre économique mondial de se faire une seconde jeunesse.

Nous ne devons pas nous laisser berner. C'est bien à une réorganisation politique qu’il faut œuvrer. Cela passe par des prises de position claires : contre l’OMC, pour un protectionnisme écologique et social à l’échelle des États, pour un nouvel internationalisme.

Membre du M'PEP, Aurélien Bernier a travaillé dix ans pour l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe). Il collabore au Monde diplomatique.

Michel Marchand travaille à l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer)et est spécialiste des pollutions chimiques marines.

"Faire vivre la politique et non pas faire de la politique pour en vivre"...

dimanche 13 mars 2011

TV7 aux ordres ?

Les medias seraient-ils aux ordres des partis politiques dominants, qu’ils soient de la droite bling bling ou de la gauche caviar ? C’est la question que je me pose à propos de TV7, la télévision locale de Bordeaux.

Le débat sur Talence

Nous sommes actuellement en pleine campagne électorale des cantonales. TV7 organise le 15 mars un débat entre deux des quatre candidats sur le canton de Talence. Il s’agit de Gilles Savary du Parti Socialiste et de Aurélien Sebton du Modem. Ce genre de débat est utile à la démocratie.

Un débat tronqué

Le problème qui se pose c’est que quatre candidats briguent le siège de conseiller général à Talence. En plus des susnommés, je (Bernard Conte) suis candidat soutenu par le Front de gauche (Parti Communiste, Parti de Gauche) et par le Nouveau Parti Anticapitaliste et Armand Guérin est candidat au titre d’Europe Ecologie. TV7 n’invitant que deux candidats sur quatre, le débat sera inévitablement tronqué.

La demande d’explications

Naïvement, j’ai pris l’initiative d’adresser un courriel à plusieurs journalistes et « responsables » de TV7. Je demandais simplement si TV7 comptait se conformer à la recommandation du Conseil supérieur de l’audiovisuel précisant que « lorsqu’il est traité d’une circonscription électorale déterminée, les éditeurs veillent à ce que les candidats, les personnalités ou les partis et groupements qui les soutiennent bénéficient d’une présentation et d’un accès équitables à l’antenne » (Mémento du candidat, page 16). En clair, je voulais savoir si TV7 allait inviter les deux autres candidats au débat en question, ou bien au cas où, par exemple, le studio était trop étroit ou bien si le nombre de chaises était insuffisant, TV7 allait-elle nous accorder un temps d’antenne compensateur ?

Une réponse limpide comme l’eau du marigot

« TV7 se conformera bien aux recommandations du Conseil supérieur de l’audiovisuel pour le traitement sur son antenne de l’actualité des prochaines élections cantonales ». Là, je me dis, bravo, ils vont trouver un moyen pour que les deux autres candidats à Talence puissent s’exprimer.

Que nenni, TV7 explique maladroitement qu’il faut raisonner en termes d’équité, et non d’égalité, sans préciser quelle est la conception de l’équité retenue. Est-ce, par exemple, un temps d’antenne de 49% pour la droite bling bling, 49% pour la gauche caviar et 2% pour les « restes »… rien n’est précisé.

Contrairement à la recommandation du Conseil supérieur de l’audiovisuel, TV7 explique ensuite que l’équité se « calcule » au niveau du département et pas au niveau du canton de Talence.

Puis, TV7 introduit la notion de « temps de parole convenable » accordé aux formations politiques sur son antenne, « dans un contexte ou il s’avère impossible de garantir une expression de tous les points de vue sur une durée limitée à 26 minutes par émission ». J’en déduis qu’un temps de parole « convenable » est de 13 minutes, ce qui ne permet d’exprimer que deux points de vue, les plus intéressants sans doute. En conséquence, il ne peut y avoir que deux débateurs.

Enfin, TV7 invoque la surcharge de travail engendrée par la couverture des élections, compte tenu « de la faiblesse des moyens » qui sont les leurs. Serait-ce un appel ?

TV7 aux ordres ?

La démocratie est dévoyée depuis longtemps. Les media participent à cette dérive qui profite notamment aux partis politiques « installés ». En bâillonnant les voix dissidentes, en propageant le discours dominant, les patrons de presse complices se comportent en « chiens de garde » du pouvoir politique, économique et financier. TV7 aux ordres ?




Les deux courriers







"Faire vivre la politique et non pas faire de la politique pour en vivre"...

jeudi 3 mars 2011

Emission ACTONNE


J'ai participé à l'émission ACTONNE du mercredi 2 mars 2011.



bonne écoute

"Faire vivre la politique et non pas faire de la politique pour en vivre"...

mercredi 2 mars 2011

Rejoignez notre comité de soutien !

"Faire vivre la politique et non pas faire de la politique pour en vivre"...

Talence est l’un des deux seuls cantons de Gironde (avec Bordeaux 2) où les forces de gauche se sont rassemblées pour soutenir une candidature unitaire : Bernard Conte conseiller municipal écologiste et antilibéral de Talence et Marie Fauré sa suppléante.

Nous lançons un appel à l’ensemble des Talençais, aux syndicalistes, aux militants associatifs. Portons ensemble l’idée que l’aggravation du chômage et de la précarité, la dégradation de l’état de notre planète, le recul du secteur public au profit du tout marchand, les menaces sur nos libertés et sur notre santé, les inégalités et les discriminations, la confiscation de nos droits et de nos pouvoirs ne sont pas une fatalité

Si vous approuvez notre démarche, rejoignez notre comité de soutien et aidez-nous :

- en ajoutant votre nom à la liste des membres du comité de soutien. Pour ce faire, contacter Pierre Gorse : gorsepierre@wanadoo.fr ou talencecantonales2011@gmail.com Tel. 06 77 62 72 17

- en participant à notre campagne (réunions, propagande…)

contact : talencecantonales2011@gmail.com

- en participant financièrement (avec déduction fiscale de 66%)

contact : http://cantotal2011.blogspot.com/2011/02/appel-dons.html

Notre blog de campagne à faire connaître largement : http://cantotal2011.blogspot.com/