lundi 11 octobre 2010

Néolibéralisme et euthanasie des classes moyennes

"Faire vivre la politique et non pas faire de la politique pour en vivre"...


Pendant que le néolibéralisme fait son travail de sape, nos élites complices, grassement rémunérées, tentent de détourner l’attention des populations. À l’instar des prestidigitateurs, elles pointent des faits, des « évidences », des idées, des théories… pour mieux dissimuler la réalité et manipuler les opinions.

Après avoir longtemps nié le phénomène du laminage des classes moyennes en Occident, les néolibéraux - de « gauche », comme de « droite » - l’admettent, au moins implicitement, aujourd’hui. Mais pour eux, ce phénomène serait tout à fait « naturel », car il se doublerait de l’apparition et de l’essor de classes moyennes au Sud et plus particulièrement dans les pays émergents.

Quoi de plus équitable ? Les pays du Sud n’ont-ils pas un « droit » inaliénable au développement et leurs populations ne peuvent-elles prétendre à « s’embourgeoiser » à leur tour ? La mondialisation néolibérale, tant décriée, aurait des effets positifs sur les classes moyennes au Sud. Face à la dynamique inéluctable de délocalisation des classes moyennes au Sud, les réactions égoïstes des « petits » bourgeois du Nord visant à protéger leur niveau de vie – en s’attachant à leurs privilèges, en revendiquant, en manifestant dans les rues, par exemple - seraient aussi vaines qu’inutiles, voire, à la limite, racistes.

Ce discours est totalement biaisé car la dynamique des classes moyennes suit un cycle au cours duquel elle passe par une phase de croissance, suivie d’une période de décroissement. Ces périodes sont déterminées par la nature des liens entre les classes moyennes et le capital. Pendant la phase ascendante, la classe moyenne prospère parce qu’elle est « l’alliée » du capital. Lorsqu’elle devient son « ennemie », la classe moyenne périclite. Dans les deux cas, c’est l’État, entre les mains de la classe politique, qui gère la production ou la destruction de la classe moyenne.


2 commentaires:

  1. très intéressant de plus c'est le thème du café actu de bernard ce soir
    merci pour toutes ces infos

    à + fatima

    RépondreSupprimer
  2. "Faire vivre la politique et non pas faire de la politique pour en vivre"...

    j'apprécie que dire j'aime ta maxime en début de chacun de tes nouveaux papiers, j'en ai moi aussi assez de tous ces politicards, politicardes....... qui profitent du système et en vivent, a quand un dédomagement financier reéllement calculé sur le temps passé ?
    a quand l'arrêt du cumul des mandats pour eviter que certains élus travaillent 60 heures par jours (qui se pose d'ailleurs la question de leur santé ???)
    La politique n'est pas une profession, c'est un engagement .je suis choquée par ceux et celles qui a force de tourner leurs vestes ont maintenant une garde robe usée des deux cotés..
    Continue sur ta lancée............
    Merci

    Marie

    RépondreSupprimer