mercredi 10 décembre 2008

Le côté obscur de la patinoire « sans glace »

A l’instar de notre gouvernement, la Mairie a compris que communiquer est plus important qu’agir. Outre le magazine local « Cité Mag », totalement à sa solde, elle utilise l’ensemble des supports d’information, le plus souvent complaisants, pour médiatiser à outrance la moindre de ses décision ou action.

Ainsi en est-il de la patinoire de Noël, vantée pour fonctionner « sans glace », c'est-à-dire très peu gourmande énergie. A travers ce projet, la Mairie voulait montrer à la population qu’elle n’a pas à recevoir de leçons d’écologie.

Mais voilà, la patinoire, parée de toutes les vertus, possède un côté obscur. En effet, la glace est remplacée par du Téflon, matériau dont on recouvre les poêles et les casseroles. Comme pour les crêpes dans la poêle, il faut un additif pour faciliter la glisse. Dans le cas de notre patinoire, cet additif est un produit chimique : le Glycol, généralement utilisé comme antigel. De l’antigel pour remplacer la glace peut paraître paradoxal, mais on se souviendra que, sous d’autres cieux, l’antigel a été utilisé comme additif à l’huile d’olive ou au vin blanc. De plus, lorsque les patineurs chutent, le Glycol imprègne leurs vêtements, ce qui les rend peut être plus isolants.

L’importante pluviométrie du début décembre a entraîné un « dérapage » incontrôlé. La pluie tombant sur le revêtement de la patinoire dilue et chasse le Glycol vers le sol, rendant la glisse difficile. En conséquence, il faut sans cesse pulvériser du produit chimique, qui s’évacue on ne sait où.

Ce « dérapage » a conduit à prendre la décision de couvrir la patinoire pour éviter les nouveaux débordements. Après une interruption de quelques jours, protégés par un chapiteau, les patineurs vont pouvoir, à nouveau, reprendre la glisse.

Malgré tout, même à plus faibles doses, il faudra continuer à pulvériser un produit chimique, nouveau, d’après mes informations. Sur l’étiquette du bidon dudit produit on peut lire :


- Ne pas employer le produit pour la lubrification ou la protection du matériel pouvant se trouver au contact direct des denrées alimentaires,
- Ne pas respirer les vapeurs,
- Utiliser seulement dans des zones bien ventilées,
- Conserver hors de portée des enfants…

Dès lors, on s’interroge sur le caractère vertueux de cette patinoire. Quelles peuvent être les conséquences du déversement de ce produit chimique sur l’environnement et sur les patineurs, qui sont pour la plupart très jeunes ?




Démontage


Remontage avec chapiteau



Le nouveau produit pour la glisse

3 commentaires:

  1. Eh n'oublions pas...
    le teflon qui constistue les plaques,n'est pas vraiment bio non plus (d'ailleurs même lorsqu'il est utilisé en alimentaire).
    Surtout qu'une patinoire de ce type doit certainement régulièrement changer les plaques.
    Donc polution à la fabrication et la destruction ...
    N'existe donc t il pas un autre système, ou ne devrions nous pas tout simplement changer d'idée lorsque la météo n'est pas assez favorable? Et faire du moins "extraordinaire". Et pour les blasés de tout, ça ne changerait pas grand chose.

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  2. Bonjour Bernard,

    Est-il possible de connaitre les coûts engendrés par les différentes opérations d'entretien de cette patinoire, sont ils à la charge de notre municipalité, qu'en est il pour le marché de Noel ? Passant régulièrement devant le forum, je n'ai pas l'impression que la foule se presse pour patiner.... mais je me trompe peut être ?
    Je vous remercie si cela vous est possible de vos réponses
    Cordialement

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  3. Bonjour je voudrais savoir ou avait vous eu les plaques de téflon ?

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