jeudi 29 octobre 2015

Lettre ouverte aux élus Talençais à la Métropole (ex-CUB)

Aux élus Talençais à la Métropole (ex-CUB)

BONNIN Jean-Jacques
CAZABONNE Alain
CHABBAT Chantal
DELLU Arnaud
GARRIGUES Guillaume
IRIART Dominique

Madame, Monsieur,  

Vous êtes nombreux à déplorer la baisse continue des dotations de l'Etat aux collectivités locales qui impacte directement leur budget à travers la réduction des recettes. C'est un fait, j'en conviens.

Dans ce contexte de vaches maigres, au-delà des déclarations "faciles" dénonçant la responsabilité extérieure, il convient de mettre de l'ordre dans sa maisonnée. Pour cela, il est impératif de faire cesser tous les gaspillages, même les plus petits.

Personnellement, je crois qu'il n'y a pas de petits gaspillages car il s'agit avant tout de l'argent public, de l'argent des contribuables.

Voici un exemple que je viens de découvrir dans la rue Roustaing à Talence qui vient d'être refaite.


Au mois de mai 2015, je m'étais étonné de la construction d'un rond-point-ralentisseur-carré, en pierre semble-t-il, d'une hauteur de 10 centimètres au moins, situé à l'intersection de la rue Roustaing et des rues Balloux et Marie.


Cet "ouvrage" a été récemment enlevé.


Puis remplacé par un ralentisseur en bitume.



Je souhaite connaître le montant total de la dépense afférente à cet "ouvrage" : le coût de la construction du premier ralentisseur, le coût de son enlèvement ainsi que le coût de son remplacement

La construction, la démolition puis la reconstruction d'un ouvrage sur une courte période semble indiquer l'existence de dysfonctionnements décisionnels conduisant à des gaspillages de l'argent du contribuable.

Madame, Monsieur, élu métropolitain, il serait opportun que vous vous préoccupiez de ce problème, par exemple, en proposant la mise en place d'une instance indépendante ayant pour mission de lutter activement contre les gaspillages

A l'heure où le contribuable est de plus en plus sollicité notamment sur le plan local, avec les multiples impôts et taxes, il lui devient intolérable d'assister en spectateur à la dépense inconsidérée de l'argent, fruit de son dur labeur.

Bernard Conte
Conseiller municipal de Talence

Faire vivre la politique et non pas faire de la politique pour en vivre...

mardi 27 octobre 2015

Des nanos dans les poumons

On vous l’avait bien dit
Des nanos dans les poumons 


Les technocrates nous diront comme d’habitude que le risque zéro (alias dysfonctionnement, effet pervers, etc) n’existe pas. Nous vous disons qu’à partir du moment où l’on développe les nanotechnologies, on crée les pollutions et les accidents nanotechnologiques. 

La revue médicale en ligne Ebiomedicine vient de publier un article intitulé « Des nanotubes de carbone anthropogènes trouvés dans les voies respiratoires d’enfants parisiens » (Anthropogenic Carbon Nanotubes Found in the Airways of Parisian Children).(1)

Ayant étudié les poumons d’enfants parisiens asthmatiques, et trouvé des nanotubes de carbones dans tous les échantillons examinés, les neuf auteurs américains et français concluent : « Ces résultats suggèrent fortement que les humains d’aujourd’hui sont exposés de façon routinière aux nanotubes de carbone provenant de sources anthropogènes. » 

À Paris, et sans doute dans toutes les villes, nous respirons des nanotubes de carbone issus de la pollution industrielle. C’est la moindre des choses, puisque ces nanoparticules infestent tous les écrans électroniques, les pneus, les cadres de vélo modernes et de multiples marchandises. 

Rappel aux nouveaux venus : dès 2004, nous avons signalé les inquiétudes des toxicologues à propos des nanotubes de carbone, qui provoquent des effets semblables à ceux de l’amiante. À l’époque, les rats exposés à ces nanoparticules dans les labos de la Nasa, de la Rice University ou de l’industriel DuPont, et les lapins de chez L’Oréal ne faisaient pas de vieux os et présentaient, nous disait-on « des lésions atypiques ». (2)

À l’époque, Louis Laurent et Jean-Claude Petit, du département de recherche sur l'état condensé, les atomes et les molécules (Drecam) du Commissariat à l’énergie atomique, s’étaient fendus d’une « réflexion » destinée à contrer les luddites, intitulée : « Nanotechnologies : nouvel Age d’or ou Apocalypse ? » (3).

Mesurez la profondeur de la « réflexion » : « La structuration à l’échelle nanométriques est la règle depuis que l’Homme utilise des matériaux : le bois, les textiles naturels, les os, les roches, le ciment. De même la plupart des aliments que nous ingérons sont structurés à l’échelle moléculaire ! 

Les nanoparticules errantes ne nous sont pas non plus étrangères. Elles sont générées par la
nature en centaines de millions de tonnes par an (embruns, volcanisme, poussières désertiques) mais aussi par l’industrie, par exemple le noir de carbone (production de 8 millions de tonnes par an) ou le dioxyde de titane (2 millions de tonnes par an) et la combustion (dizaines de millions de tonnes par an), en particulier celle qui a lieu dans les moteurs qu’ils soient diesel ou à essence. 

D’une certaine façon, tout processus de combustion est de la nanotechnologie ! (…) On ne peut donc diaboliser un produit sous prétexte qu’il est associé au préfixe « nano ». » 

À l’époque, lorsque nous interpellions les nanocrates lors de leurs conférences, ils répondaient avec un large sourire : « Mais les nanoparticules existent depuis la nuit des temps ! Elles sont présentes dans les peintures des Mayas, les vitraux et dans les fumées de diesel, c’est vous dire s’il n’y a pas lieu de s’inquiéter. » On cite de mémoire Jean-Louis Pautrat, le premier VRP des nanotechnologies envoyé par le CEA pour séduire les foules. Le physicien Pautrat, chargé de la communication de Minatec, nous traitait d’obscurantistes dans Télérama. (4). Il n’a pas écrit la suite de son ouvrage de propagande Demain le nanomonde. Dommage. Le nanomonde, nous y sommes, et il ne dément aucune de nos alertes depuis plus d’une décennie. 

En 2004, les chercheurs assénaient cet argument-massue : les nanoparticules ne sont pas plus dangereuses que les particules fines du diesel. Dans le même temps, en bons cyniques scientistes, ils vantaient devant les autorités susceptibles de les subventionner l’intérêt des nanoparticules… pour limiter la pollution des moteurs diesel. Les marchands de mort de chez Rhodia (ex-Rhône Poulenc) faisaient ainsi de la retape devant le Sénat : « Vous introduisez dans le gas-oil des nanoparticules d’oxyde de cérium pour diviser par un facteur de 100 environ la production de suies et ce pendant plus de 80 000 km. Peugeot développe cela avec nos produits. » (5).

Non seulement le diesel tue plus de 40 000 personnes par an en France, mais on l’enrichit de nanoparticules dont les effets, révélés au compte-gouttes, sont tout aussi désastreux. Admirez le progrès : l’oxyde de cérium utilisé pour rendre « plus propre » la combustion du diesel attaque nos poumons tout autant que les nanotubes de carbone, selon deux études publiées en 2014 et le 1er octobre 2015 : l’inhalation d’émissions de diesel additionné de nanoparticules d’oxyde de cérium induit des effets nuisibles. Les rats exposés développent entre autres des inflammations et des fibroses pulmonaires. (6).
Quelqu’un en a-t-il informé le Sénat ? Mais pas de panique, les nanoparticules existent depuis la nuit des temps. 

Résumons. En octobre 2011, le CEA avouait que, conformément à que nous écrivions depuis dix ans, les nanoparticules de dioxyde de titane pouvaient provoquer des inflammations cérébro-vasculaires et perturber certaines fonctions cérébrales. (7) Une aubaine pour Clinatec et la recherche en neurotechnologies, un vaste marché en expansion pour les dispositifs neuro-électroniques.

En octobre 2015, nous apprenons que les nanotubes de carbone, réputés pour leurs effets voisins de ceux de l’amiante, envahissent nos poumons. Une aubaine pour les nanotechnologues du rayon « Cancer », un vaste marché en expansion pour leurs futures molécules innovantes à base de nanoparticules et autres nanorobots tueurs de tumeurs. 
 
En somme, rien de neuf sous le soleil de l’innovation. 
 
  
Pièces et main d’œuvre 
Grenoble, le 25 octobre 2015

 1. À lire sur www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=757 
Merci à la lectrice qui nous a signalé la parution de cette étude. 
2.  Voir Aujourd’hui le nanomonde n°1 (2003) et 9 (2004). 
3.  Juillet 2004
4.  7/01/04 
5. Rencontres internationales de prospective du Sénat : « Les nanotechnologies : vivier du futur. Pour une prise de conscience des enjeux écologiques », 20/06/02 
6. Inhaled diesel emissions generated with cerium oxide nanoparticle fuel additive induce adverse pulmonary and systemic effects, étude publiée dans la revue Toxicological Science (2014), et Inhaled diesel emissions generated with cerium oxide nanoparticle fuel additive induce adverse pulmonary and systemic effects, étude publiée le 1/10/15 par Europe PubMed Central : http://europepmc.org/articles/pmc4579046 
7. Lire On vous l’avait bien dit – Les nanoparticules, c’est bon pour l’industrie de la contrainte, PMO, 27/10/11 

lundi 26 octobre 2015

27 octobre : Conférence - Les Afriques - Migrants et réfugiés africains en Europe


Université populaire de Bordeaux
Le mardi 27 octobre 2015

Les Afriques - Migrants et réfugiés africains en Europe
Avec Bernard Conte, enseignant à l’Université de Bordeaux

L’actualité se focalise sur la marée humaine qui déferle sur l’Europe, en provenance du Moyen-Orient mais également d’Afrique. Les medias, le personnel politique… utilisent indifféremment les termes de « migrants » ou de « réfugiés » … pour qualifier les personnes composant ce flux. En référence aux définitions du HCR, il apparaît que la grande majorité des composantes de la marée humaine qui vient d’Afrique, objet de cette conférence, sont des migrants économiques.

Cette conférence tentera de mettre en lumière les incitations économiques qui déterminent le migrant africain à venir en Europe et particulièrement en France, parfois au prix de mille dangers. Elle montrera que pour le candidat à l’émigration, la décision de migrer peut se révéler un acte tout à fait rationnel, fruit d’un calcul économique.
A l’instar des multinationales, les flux migratoires se conforment à la loi du marché (mondial) qui met en concurrence les territoires et les personnes qui les habitent. Dans ces conditions, ceteris paribus, la nature de l’environnement économique et social mondial, actuel et prévisible à terme, devrait maintenir des coefficients élevés à la marée migratoire (à caractère économique) entrant en Europe et en particulier en France.
NB : Pour prolonger la réflexion, nous vous informons que le cinéma des Colonnes de Blanquefort diffusent "Messagers" le jeudi 5 novembre à 20h30.
"Du Sahara à Melilla, des témoins racontent la façon dont ils ont frôlé la mort, qui a emporté leurs compagnons de route, migrants littéralement et symboliquement engloutis dans la frontière. Ils sont où tous les gens partis et jamais arrivés ? Les Messagers se poste sur la frêle limite qui sépare les migrants vivants des migrants morts. Cette focalisation sur les morts sans sépulture interroge la part fantôme de l’Europe."
Plus d’infos sur le site du Carré-Colonnes.
Le mardi 27 octobre 2015 de 19:00 à 21:00 
Université de Bordeaux - site de la Victoire - Amphi Fabre 
Place de la Victoire - Tram B Victoire

mardi 13 octobre 2015

Conférence du 3 novembre : Regard critique sur la formation des maîtres en France

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Conférence - débat à Talence

  
Regard critique

sur la formation des maîtres en France



Jean-Claude Sallaberry
Professeur émérite à l’université de Bordeaux
Professeur de sciences physiques en lycée, puis professeur des universités (sciences de l’éducation et sciences de la cognition), Jean-Claude Sallaberry a dirigé l’IUFM d’Aquitaine durant sept ans et demi. Il publie notamment sur les thèmes “représentation et cognition“, “didactique des sciences“, “dynamique des groupes“. Il dirige, chez L’Harmattan, la collection “Cognition et Formation“ .

 Ce regard critique sur la formation des enseignants en France sera centré sur la période 1990-2015 — même si des évocations des décennies précédentes resteront possibles.

Débat animé par
Bernard Conte
Économiste – Les Afriques dans le monde (LAM) – SciencesPo Bordeaux


Mardi 3 novembre 20h30
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Auditorium du Forum des Arts et de la Culture
Place Alcala de Henares – À côté de la librairie Georges
Centre ville de Talence
Tramway ligne B – station Forum

Contact : 06 98 52 99 78 - bconte@free.fr  

mardi 6 octobre 2015

Merci patrons !!!


Je viens juste de payer les taxes foncières pour mon appartement de Talence :

1. Le montant a augmenté... je croyais naïvement que les augmentations d'impôt étaient derrière nous.

2. La part de la commune a augmenté de 4,98 %, merci qui ?

3. Celle du département de 4,56 %, merci qui ?

Les politi(cards)ciens ont toujours de bonnes raisons pour justifier l'injustifiable, surtout lorsque ce sont les mêmes qui gouvernent toutes les institutions du local au global...

Merci patrons !!!


lundi 5 octobre 2015

Les sportifs de l'Université n'ont plus de jus

Très récemment, plusieurs centaines de mètres de cable électrique en cuivre auraient été volés, dérobés, "empruntés" sans retour... dans le complexe sportif universitaire de Rocquencourt Pessac.


Bilan : de 15000 à 20000 euros pour les réparations dont nul ne sait lorsqu'elles auront lieu. De plus, l'éclaraige des terrains n'étant plus assuré, les cours de sport (football, rugby, etc) qui se déroulaient le soir, sont supprimés...





dimanche 4 octobre 2015

Robespierre : Sur les ennemis de la nation



La République, ce n'est ni la pompe des dénominations, ni la victoire, ni la richesse, ni l'enthousiasme passager ; c'est la sagesse des lois, et surtout la bonté des moeurs ; c'est la pureté et la stabilité des maximes du gouvernement.

Les lois sont à faire, les maximes du gouvernement à assurer, les moeurs à régénérer. Si l'une de ces choses manque, il n'y a dans un Etat qu'erreurs, orgueil, passions, factions, ambition, cupidité : la République alors, loin de réprimer les vices, ne fait que leur donner un plus libre essor, et les vices ramènent nécessairement à la tyrannie.
Quiconque n'est pas maître de soi, est fait pour être esclave des autres . C'est une vérité pour les peuples comme pour les individus. 

Voulez-vous savoir quels sont les ambitieux ?

Examinez quels sont ceux qui protègent les fripons, qui encouragent les contrerévolutionnaires, qui exécutent tous les attentats, qui méprisent la vertu, qui corrompent la morale publique  [...]

C'est qu'il y a deux peuples en France :

L'un est la masse des citoyens, pure, simple, altérée de justice et amie de la Liberté : c'est ce peuple vertueux qui verse tout son sang pour fonder la République qui en impose aux ennemis du dedans et ébranle les trônes des tyrans.

L'autre est ce ramassis d'ambitieux et d'intrigants, c'est ce peuple babillard, charlatan, artificieux, qui se montre partout, qui persécute le patriotisme, qui s'empare des tribunes et souvent des fonctions publiques ; qui abuse de l'instruction que les avantages de l'ancien régime lui ont donnée, pour tromper l'opinion publique ; c'est ce peuple de fripons, d'étrangers, de contre-révolutionnaires hypocrites, qui se place entre le peuple français et ses représentants, pour tromper l'un et calomnier les autres, pour entraver leurs opérations, pour tourner contre le bien public les lois les plus utiles et les vérités les plus salutaires.

Tant que cette race impure existera, la République sera malheureuse et précaire. C'est à vous de la délivrer par une énergie imposante et par un concert inaltérable.